‹ Correspondance de Louis VeuillotChapitre 32 sur 73 · Roux-Lavergne · texte numérisé non relu

Roux-Lavergne

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de prouver, chose importante, que l'Eglise a seule une solution à ce qu'ils renferment de sérieux.

Je vous remercie de songer à réclamer vousmême les Libres Penseurs dans le Spectateur de Dijon. Mais, si vous avez quelque critique trop forte pour que votre amitié veuille la faire en public, ne m'en privez point pour cela. Une seconde édition sera peut-être publiée. Je pense que vous avez maintenant reçu le livre. Montalembert l'a lu et paraît content. Mais, comme Roux, c'est un ami, ce n'est plus un juge. Quanta vous, au moral comme au physique, vous n'avez pas le cœur de moins, et vous avez la tête de plus.

Ma femme vous remercie de vos conseils. Elle dit que si vous voyiez ses enfants, vous lui conseilleriez d'en avoir douze. Il est certain que ces petites filles poussent à merveille, et qu'elle ne se porte jamais mieux qu'enceinte. Pas un étourdissement, pas un mal de cœur. C'est une bénédiction.

Adieu, très cher et très bon ami. Je vous embrasse de tout mon cœur.

Louis Yeuillot.

Et la présidence? Montalembert est pour Bonaparte; Roux est pour Cavaignac; Coquille et Barrier sont pour Bonaparte; Cazalès et Taconet sont pour Cavaignac; Du Lac, Eugène et moi, nous sommes neutres, mais nous n'aimons pas Cavaignac. Chacun se dessine par à j)eu près. Nous

altenclons le programme de Bonaparte, qu'on verra, dit-on, ces jours-ci. S'il ne dit rien, nous resterons neutres, en présence de l'inconnu qui me semble égal des deux côtés. Cependant je pencherais peutêtre aussi pour Bonaparte en m'interrogeant bien. C'est peut-être un effet de mon sang bourguignon. A propos, tâchez donc de glisser un mot de ce bourguignonnage dans votre article sur les Libres Penseurs. Cela me fera lire à Noyers ^

Au même.

24 novembre 1848.

Mon bon ami,

C'est la faute du bon abbé Chicotot si vous n'avez pas encore reçu le volume en question.

Lecoffre le lui a donné pour vous, et il a profité d'une occasion.

Je no me suis jamais expliqué qu'on cherchât des occasions quand on a la poste.

Le fameux dîner chez Tarchevêque ^ a eu lieu. On y a beaucoup parlé de conciliation ; mais quand mon tour est venu d'opiner, j'ai demandé un répit, et Monseigneur a vainement insisté. Il n'avait pas lu le dernier article de Y Ere nouvelle^ et moi j'ai cru que mon devoir d'y répondre était trop net pour que je consentisse à me taire. J'avais d'abord songé aux quelques lignes graves que vous me

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