Mgr Minjaud. Il lut preinior aumônier de Napoléon III
y ayant, je crois, découvert quelques inexaelitudes. Encore aujourd'hui, ajDrès les adhésions conditionnelles qui ont été mises au jour on ne sait comment, et en tout cas d'une manière peu convenable, personne ne peut dire que la majorité ni la minorité de l'épiscopat ait manifesté l'intention d'accepter la loi. On voit seulement vingt ou vingt-cinq vénérables évéques qui se résignent à la préférer au statu quo. Parmi ces derniers, deux, à ma connaissance, trois, si l'on y ajoute Mgr d'Orléans, ont directement blâmé l'attitude de VUiiivers.
En formulant ce blâme, deux sur les trois ne donnent au projet qu'une adhésion pleine de réserves. Selon vous-même, Monseigneur, il offre « des inconvénients et des dangers yi. C'est beaucoup plus, en deux mots, que VAmi de la Religion n'a jamais dit. Il avoue d'une façon générale les inconvénients, sans les montrer, sans les combattre; des dangers, il n'en voit pas, et il a retranché du premier discours de Mgr de Langres le passage où ce mot est prononcé.
Cependant, Monseigneur, VAriji de la Religion^ que Votre Grandeur semble trouver irréprochable, a parlé et parle comme s'il était tout l'épiscopat. Il s'érige en juge suprême des controverses, il lance Vanathème contre ceux qui ne se croient pas obligés de se ranger à ses sentiments ; il leur interdit ou leur enlève, autant qu'il le peut, la parole : rien des lettres de Chartres, rien des mémoires de Nancy et de Luçon ; ratures dans le premier dis-
cours de Mgr révoque de Langres; silence sur le retrait de l'adhcsion de Mgr de Beauvais; silence sur les détails, cependant curieux, que Mgr l'évéque de M...' a voulu publier, touchant la manière dont le mémoire adressé au Saint-Père est présenté à la signature des évoques! L'Univers, qui a tout publié, qui a laissé chacun donner librement et longuement son avis, peut s'étonner d'entendre tomber sur lui le reproche de précipitation téméraire et de violence exercée envers l'épiscopat.
Quant aux exagérations, aux aigreurs, aux personnalités offensantes, aux injures grossières, je ne prétends point m'excuser de ces fautes, s'il est vrai que j'ai eu le malheur de les commettre. Je voudrais qu'on me donnât l'occasion de les désavouer et d'en demander pardon, en les mettant sous mes yeux. Mes collaborateurs et moi, nous sommes d'autant plus disposés à faire cette réparation, qu'elle ne coûterait guère à notre amourpropre. En ces circonstances, il est ordinaire de pécher sans le vouloir et sans le savoir. Ce qui n'a, dans l'intention de celui qui parle, que l'accent de la discussion prend souvent, aux oreilles de celui qui écoute, l'accent de la dispute. Je vous demande, Monseigneur, la permission d'en citer un exemple que votre lettre me fournit. Si c'était VAnii de la Religion qui nous appelât une feuille qui ne se respecte pas et (jui ne respecte pas ses lecteurs, nous croirions peut-être qu'il veut nous