Cà et là
montagne, celle que forment mes lettres en retard. Elle est bien haute aussi. Pour me donner courage, j'ai voulu commencer par la dame de B...
Je suis toujours en disgrâce et très menacé, dit-on. Dernièrement, on ' m'a su très mauvais gré d'avoir parlé de l'empereur Julien, et de Celui qui fait des cercueils pour tous les hommes, même pour ceux qui se croient tout-puissants. J'ai été averti officieusement. On commence à tomber dans les craintes ridicules et à prendre peur de l'histoire. Mauvais signe et inutile colère. L'histoire ne parle jamais si haut que lorsqu'elle est bâillonnée.
Votre très humble et très dévoué serviteur,
A M. le supérieur du petit séminaire de Saint-Pé (Hautes-Pyrénées ) .
24 novembre 1859
Monsieur le Supérieur,
Je me permets de vous offrir, pour la bibliothèque de Sainl-Pé, un petit livre ^ que j'ai dû traiter à la Spartiate. Mes amis l'ayant jugé défectueux, je ne l'ai pas condamné à mort : il était trop tard; mais il n'a reçu qu'une demi-existence, et il n'aura point de nom de famille. Mais l'Eglise est le refuge de toutes les misères, et son infîr-