Les Filles de Babylone, 1^'= édition, non signée
mité ne l'empêchera pas d'être fort bien reçu chez vous.
Je suis heureux de trouver cette occasion de me rappeler à votre bon souvenir. Ma sœur ne veut pas que je l'oublie. Si vous aviez le temps de nous écrire un mot et de nous dire où en sont les affaires de Lourdes, vous nous feriez un très grand plaisir.
Je suis avec respect, Monsieur le Supérieur, votre très humble et très obéissant serviteur,
Louis Veuillot.
CXXXYI
A M. l'abbe Haderne, curé de Ba<:;nères-de-B'Lgorre.
27 novembre 1859.
Très cher et vénérable ami,
Permettez-moi de vous envoyer comme souvenir un malheureux petit livre que je n'aurais pas dû faire imprimer et que l'on m'a conseillé de ne pas publier. Il n'a été tiré qu'à un petit nombre d'exemplaires, pour les amis. Vous y avez droit, et vous ne trouverez pas que c'est une charge de l'amitié. En tout cas, elle n'est point lourde.
J'avais depuis longtemps le désir de venir frapper à votre porte, qui a été si hospitalière pour moi. Je voulais vous remercier de la bonté que vous avez mise à nous procurer un asile à Bagnères, et j'ai eu bien regret de n'en pouvoir profiter. Ma sœur veut que j'ajoute ses remerciements
aux miens. L'enfant pour qui nous voulions aller aux eaux a été guérie avec du fer.
Je suis, avec les sentiments les plus reconnaissants et les plus dévoués, cher et vénérable ami,
Votre très humble et très obéissant serviteur,
Louis Veuillot.
GXXXVII
A Mgr Gerbetj e'i'éque de Perpignan.
Novembre 1859.
Monseigneur,
Le premier millier des Observations ' s'est écoulé en quelques jours : on va faire un nouveau tirage. Nous avons visé au bon marché, et le profit pour les Petites Sœurs ne sera pas bien grand ; néanmoins, si la vente continue sur le pied de cette première semaine, il y aura quelque chose. Proportionnée à l'admiration des lecteurs, la somme serait belle.
Nous sommes arrivés bien juste à temps pour annoncer Pouvrage. Un jour plus tard, il aurait été trop tard. La noie du Moniteur nous rend désormais bien diflicile de parler des manifestations des évêques. Déjà nous ne les annoncions plus qu'en bravant les avertissements officieux. C'est une vraie persécution. Je ne me promets pas du tout de n'y point succomber. On cherche manifestement des prétextes pour nous donner un second