‹ Correspondance de Louis VeuillotChapitre 7 sur 73 · Chez les Jésuites · texte numérisé non relu

Chez les Jésuites

OÙ je te donne rendez-vous pour mardi matin. Cela ne me coûtera que les économies de mon voyage. Le monsieur avec qui je suis allé hier à Anvers ne m'a pas laissé dépenser un sou de la journée.

Adieu, mille baisers à toi et à tous les marmots.

Louis.

Bussières, qui est le plus charmant compagnon de voyage qu'on puisse avoir après Eugène, te fait mille compliments.

Pardonne-moi de ne t'écrire encore qu'un mot. Je n'ai qu'une plume de fer, tu sais quel supplice c'est pour moi d'écrire avec cet odieux instrument.

A la même.

Paris, août 1850.

J'ai reçu ton crayonnage, et je l'aurais encore lu, quand môme il eût été plus cahoté. Je suis bien content de vous savoir là-bas ^ Puisse Dieu vous y donner du beau temps. Je désire néanmoins que vous ayez la vue d'une petite tempête, assez pour vous amuser sans faire de mal à personne.

Point de nouvelles aujourd'hui, ni de Rome, ni d'ailleurs, mais je ne fermerai pas ma lettre, et s'il y a quelque chose demain, je l'ajouterai-.

1. Mathilde était à Courseullcs-sur-Mer, avec ses enfants, notre mère et nos deux sœurs.

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