ÉTUDE SUR SA VIE LXXIII
l'BUieurinconnuduPoèmede la Patience^ ;qui,le 12 octobre 1597, écrivait sur V Album amicorum de Cornélis van der Myle *, cette devise où revit le souvenir des tristesses passées, où se reflète comme un vague pressentiment des tristesses de l'avenir :
cœlum, non solum '.
Léon MARLET.
Janvier 1887.
28 centimètres ; largeur, 33) se voit au Musée royal de La Haye. Cf. Henry Havard, UArt et Iss Artistes hollandais.
* 11 débute ainsi :
Princeise, à qui le Ciel, entre mille malheurs, Pour adoucir l'aigreur de tes maux et douleurs, A donné un esprit armé de patience,
Ce poème, dédié à Louise de Coligny, avait été communiqué en 1884 par M. le docteur Campbell^ directeur de la Bibliothèque royale de La Haye, à M. Paul Marchegay, qui, l'année suivante, en inséra des fragments dans VÂnHuaire de la Société d'émuUtion de la Vendée. Depuis, M. Jules Bonnet, secrétaire de la Société de V histoire du Protestantisme français ^ en a publié le texte intégral dans le Bulletin de cette société ^n" de janvier 1886). M'* Marchegay et Bonnet s'accordaient à attribuer La Patience à la belle Anne de Rohan ; mais cette attribution a été contestée et fmalement repoussée par M. Henri Bordier {ibid,, n^ de juin 1886) et M. Bonnet s'est empressé (id.) d'adopter ses conclusions.
' Cet Âlhum a été vendu en 1878 chez Frédéric Muller et C^', libraires-antiquaires. Sur l'un des feuillets on lit :
Dœlum non solum
LOUYSE DE COLLIGNY,
princesse d'Orange.
« A Leyden, ce 12 octobre 1595. »
(Communtcatian de M. Damphell),
* D'après Biandt {loc. cit,) la princesse avait une autre devise :