‹ Correspondance de M. de Rémusat pendant les premières années de la restauration; (volume 2)Chapitre 14 sur 91 · Le maréchal Gouvion Saint-Cyr · texte numérisé non relu

Le maréchal Gouvion Saint-Cyr

AT4NÊE 1819. 119

mettre à sa place un homme ferme sans doute, mais citoyen, qui entendrait que, désormais, toutes les administrations doivent s'associer et marcher de compagnie. Vauban, qui savait son métier d'ingénieur et de Français, a fait une foule de travaux dans ce pays qui sont encore à présent ce qu'il y a de plus utile au commerce de la Flandre; il faudrait suivre cette trace. Causez-en avec M. Guizot, et tachez de nous trouver un ministre qui entende que les militaires doivent aussi entrer dans les intérêts des agriculteurs et commerçants. Avec un ministre de la Guerre un peu éclairé, un directeur des ponts et chaussées zélé et qui favoriserait les entreprises, on ferait de ce pays-ci quelque chose d'admirable; tous les éléments y sont.

Mon ami, j'ai passé une journée, hier, qui ne m'a pas déplu. J'avais à dîner une douzaine de nos commerçants les plus importants, notre petit procureur du roi*, qui ne manque point d'intelligence, le notaire Salembier, enfin toute la bourgeoisie, la vraie nation comme vous dites, vous autres. Ah I que nous avons fait de doctrine ! Il ne faut pas perdre courage ; je vous assure que l'esprit

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