‹ Correspondance de M. de Rémusat pendant les premières années de la restauration; (volume 2)Chapitre 16 sur 91 · VI · texte numérisé non relu

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proposée. Si Ton périt alorf^, on n'aura rien à se reprocher. Tous les jours on convient de tout cela, et tous les jours on reste les bras croisés. Il y a de grands obstacles ; il y en a en haut et en bas ; mais ils ne sont pas insurmontables.

Autre affaire: M. Decazes a prié, l'autre jour, M. Guizot à dîner, et lui a paru fort effrayé de toutes choses. Le lendemain, il a prié M. Royer à dîner, également tout seul, et lui a paru tout de même fort effrayé. Il parait certain qu'il est à bout de crédit sur le roi, en matière politique. Il peut bien obtenir de lui la croix d'honneur pour un peintre, ou de l'argent pour une école à la Lancastre^ ; mais c'est tout. La puissance de l'insinuation est épuisée ; du moins, il l'avoue, ou le laisse voir, ou le feint. Cependant, je crois qu'il médite quelque chose. D'un autre côté, voilà qu'ils ont formé un conseil de cabinet dans la forme d'une ordonnance de M. Pasquier, dans le temps qu'il était ministre, et qui leur a servi de prétexte pour exclure M. Guizot et M. de Baranle de la discussion sur l'organi-

i. Les écoles d'enseignement mutuel ont été inventées par André Bell, mais très propagées par Joseph Lancasler, instituteur né à Londres et mort à New-York. Aussi les nonune-t-on souvent écoles à la Lancastre.

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