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CHARLES DE RÉHUSAT A MADAME DE RÉMUSAT, A LILLE
Angervillien, lundi 20 août 1821.
Je suis ici, ma mère, depuis deux jours el je croîs que madame de Catellan vous Ta écrit. Je Tai trouvée fort seule, fort attristée du départ de sa ûUë, et de son absence, à laquelle elle ne se résigne point. M. de Gramont et Louis ^ forment à peu près sa seule société. Celui-ci est toujours aussi préoccupé des mêmes idées, et aussi insouciant sur ses préoccupations, heureux de la vie de la pensée, gai d'être sérieux, tranchant, modeste, cassant, doux, taquin et facile. Nous nous entendons, comme toujours, fort bien ensemble, et nous causons à perte de vue. Je suis assez content d'être ici. La vie y est monotone mais libre, et je suis depuis quelque temps si borné dans mes besoins d'impressions, si content de regarder se lever et se coucher le soleil, que je prévois que je m'amuse-