Le cardinal de Rausset
relation avec toi. Tu auras boa besoin d'essayer à prendre crédit sur lui par tous les moyens à la fois, et je regarde comme bien important le temps qu'il va passer avec nous.
Ce maudit morceau des Archives fait toujours un bruit qui me trouble, et continue de me gêner. Hier, madame Chéron était chez moi et ne m'en a point parlé ; je crois qu'elle le blâme fort. De l'autre côté était mon vieux cousin Brion*. Arrivent mesdames DevainesetSiméon, tous deux charmées, me complimentant à qui mieux mieux. Madame Chéron ne souffle mot, M. de Brion dit : < Quoi! Charles a écrit quelque chose? Dans quel journal? Sur quoi? etc. > El moi de ne savoir que répondre. Au milieu de tout ce monde, survient M. de Staël, qui adresse, à moi et à Charles, des compliments, des remerciements sans fm. Tu te représentes notre figure à tous ! Enfin M. de Staël est demeuré seul ; il a continué toutes ses louanges; il a blâmé hautement un gouvernement qui ne tirerait pas parti d'un jeune homme tel que Charles. Il disait qu'en Angleterre un ministère aurait sur-le-champ attiré un pareil talent à quelque occupation spéciale.