I. Livre XXIV, ch
■2. Livre II, ch. 3.
ce que vous vous donnez la peine d'examiner. Je vous ai appliqué le mot d'un paysan qui, interrogé sur la récolte du blé, répondit que les épis étaient si pressés qu'ils se disaient l'un à l'autre : serre-toi pour me faire place. Ne trouvez-vous pas qu'il en est de même de vos idées? Il n'y a jamais eu d'auteur qui fournît à son lecteur autant de pensées et de réflexions. J'ai voulu vous lire le crayon à la main, mais je m'en suis désabusée bien vite; il aurait fallu crayonner presque toutes les lignes.
Adieu, mon cher Romain. Ma santé est meilleure et me donnera le temps de vous attendre, pourvu que vous ne demeuriez pas trop longtemps.
Adieu, mon petit Romain, vous savez à quel point vous m'êtes cher; je vous aime indépendamment de votre esprit; votre cœur et votre caractère valent pour le moins autant, c'est-à-dire que vous êtes admirable de tous points et qu'on ne saurait trop vous aimer".