‹ Correspondance de Montesquieu (volume 2)Chapitre 135 sur 489 · Li%Te XX, ch · texte numérisé non relu

Li%Te XX, ch

DE MONTESQUIEU IJD

moitié de l'argent qui est en Angleterre était subitement doublée, les marchandises deviendraient subitement beaucoup plus chères, l'importation croîtrait au préjudice de l'exportation et notre argent se répandrait chez tous nos voisins. Il semble que l'argent, non plus que l'eau, ne peut être élevé ni abaissé aucune part beaucoup au delà du niveau auquel il est dans les endroits où la communication est ouverte, mais qu'il doit toujours s'élever ou s'abaisser en proportion des marchandises et du travail qui sont dans chaque Etat.

Page ii(3, chapitre XVII'. L'énumération que vous faites des inconvénients des dettes publiques est fort juste. Mais n'ont-elles aucun avantage? Les marchands qui ont des capitaux dans les fonds publics ne gardent que peu d'argent dans leurs coffres pour les besoins de leur commerce; ils peuvent disposer quand il leur plaît de ces capitaux pour répondre à quelque demande que ce soit. Par conséquent, ces capitaux servent à deux fins : premièrement, à leur produire un revenu fixe; secondement, à faire aller leur commerce; par conséquent le marchand peut soutenir le commerce avec de moindres profits sur les marchandises, ce qui est avantageux pour le commerce. En parlant de ceci à un homme qui a beaucoup de connaissances, Milord Lonsdale-, il me fît remarquer un autre avantage, qui cependant me paraît plus douteux : les capitaux, dit-il, que l'on a dans les fonds publics sont dans une circulation continuelle et forment une espèce d'argent; l'abon-

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