‹ Correspondance de Montesquieu (volume 2)Chapitre 212 sur 489 · L'ABBÉ DE SAINT-CYR ' A MONTESQUIEU · texte numérisé non relu

L'ABBÉ DE SAINT-CYR ' A MONTESQUIEU

Autographe. Arch. de La Brède.

Versailles, le 27 avril 1760.

J'ai reçu, Monsieur, avec la plus parfaite reconnaissance la nouvelle édition de VEsprit des lois,

I. C. de Giry de Saint-Cyr (mort en 1761), membre de l'Académie française, sous-précepteur du Dauphin, fils de Louis XV.

que VOUS avez eu la bonté de m'envoyer. Si je n'avais pas été malade, je n'aurais pas tant différé à vous en faire mes remerciements. J'avais lu cet ouvrage avec grand plaisir. On 3^ reconnaît le même esprit et les mêmes grâces qui régnent dans tous vos écrits et qui se trouvent rarement dans un ouvrage dogmatique rempli de réflexions, de maximes, et d'une si grande variété de connaissances. Ms'' le Dauphin en a entendu parler avec éloges, et il l'avait déjà entre les mains.

J'ai l'honneur d'être, avec un attachement respectueux, Monsieur, votre très humble et très obéissant

L'Abbé de Saint-Cyr.

501. — LE PRÉSIDENT HÉNADLT A MONTESQUIEU. Autographe. Arch. de La Brède.

Samedi au soir, [avril-mai 1750].

Je viens de remettre, mon très cher et très illustre confrère, à M. d'Argenson, l'exemplaire' que vous m'avez donné pour lui et je l'ai pressé de le lire, parce que j'en étais rempli. Quelque zèle qu'aient vos admirateurs, ils ne vous serviront jamais si bien que vos critiques, qui vous ont comme forcé à donner un être nouveau à votre ouvrage et à en développer toute l'économie. J'ai été enchanté de cette réponse et j'y ai surtout reconnu avec plaisir cette douceur de moj'ens qui, sans rien prendre sur

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