‹ Correspondance de Montesquieu (volume 2)Chapitre 23 sur 489 · Livre XXVIII · texte numérisé non relu

Livre XXVIII

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assure que cela m'a coûté tant de travail, que mes cheveux en sont blanchis. Il faudrait pour que mon ouvrage fût complet, que je pusse achever deux livres sur les lois féodales'. Je crois avoir fait des découvertes sur une matière, la plus obscure que nous ayons, qui est pourtant une magnifique matière. Si je puis être en repos à ma campagne pendant trois mois, je compte que je donnerai la dernière main à ces deux livres; sinon mon ouvrage s'en passera. La faveur que notre ami M. Hein me fait de venir souvent passer les matinées chez moi, fait un grand tort à mon ouvrage, tant par la corruption de son français que par la longueur de ses détails : il vient me demander de vos nouvelles ; il se plaint beaucoup d'une ancienne dysurie que M. Le Dran a beaucoup de peine à vaincre, et il ne me paraît guère plus content du stathouder.

Je vous prie de me conserver toujours un peu de part dans votre amitié, et de ne pas oublier celui qui vous aime et vous respecte.

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