‹ Correspondance de Montesquieu (volume 2)Chapitre 295 sur 489 · BULKELEY A MONTESQUIEU · texte numérisé non relu

BULKELEY A MONTESQUIEU

A Paris, ce 20'' septembre [ijSiJ.

Pardon, mon cher Président; il est vrai qu'il y a bien longtemps que j'aurais dû vous écrire; j'y ai cent fois pensé, mais la paresse, la disette de matière et plusieurs voyages que j'ai faits m'en ont toujours empêché. D'ailleurs, comment écrire à Clairac ? Je crois que les lettres n'y arrivent pas plus de deux fois par an et, si cela est, celle-ci pourrait faire le même effet que si je vous l'avais adressée il y a six semaines.

Vous savez toutes les nouvelles, la naissance de Ms' de Bourgogne' et le changement de ministre des affaires étrangères-. Celui d'aujourd'hui est si nouveau que je n'ai encore rencontré personne qui le connût: «Qui est cet homme-là?» dit-on. Il alla faire sa visite chez Mademoiselle^ sans être introduit et elle lui demanda de la part de qui il venait; la bonne Bussy n'en savait pas plus que sa maîtresse: il fallut décliner son nom-^.

1. Fils du Dauphin, né le i3 septembre I75[, mort le 22 mars 1761.

2. Le I I septembre, Barbsrie de Saint-Contest avait remplacé Puysieulx au ministère des affaires étrangères.

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