Cf. la lettre précédente
2. Cf. Foyao-es, I, I 70, cette anecdote sur le marquis de Montemagno.
grand prieur, MM. les marquis de Breille et de Saint-Germain, Si l'occasion se présente, vous ferez ma cour à Son Altesse Royale.
Si vous écrivez à M. le comte de Cobenzl', à Bruxelles, je vous prie de le remercier pour moi et marquez-lui combien je me sens honoré par le jugement qu'il porte sur ce qui me regarde. Quand il y aura des ministres comme lui, on pourra espérer que le ofoût des lettres se ranimera dans les Etats autrichiens et alors vous n'entendrez plus de ces propositions erronées et malsonnantes qui vous ont scandalisé.
Je crois bien que je serai à Paris dans le temps que vous y viendrez. J'écrirai à M™^ la duchesse d'AitruilIon combien vous êtes sensible à son oubli; mais, mon cher abbé, les dames ne se souviennent pas de tous les chevaliers; il faut qu'ils soient paladins. Au reste, je voudrais bien vous tenir huit jours à La Brède à votre retour de Rome; nous parlerions de la belle Italie et de la forte Allemagne.
Voilà donc Voltaire qui paraît ne savoir où reposer sa tête' : JJt eadem tellus, quœ modo viciori defuerat, deesset ad sepulturam. Le bon esprit vaut mieux que le bel esprit.
1 . Le comte Charles de Cobenzl ( 1 7 1 2-1 770), ministre plénipotentiaire au gouvernement général des Pays-Bas.
2. « Cet ami lui avait mandé qu'il avait été fort choqué de deux propositions qu'il avait entendues : la première était qu'à l'occasion d'un ouvrage qu'il avait fait imprimer, un seigneur lui dit qu'il ne convenait point à un homme de condition de se donner pour auteur. La seconde était d'un militaire du premier rang, dite à son frère à propos des lectures assidues qu'il faisait des livres du métier: * Les livres, lui fut-il dit, servent peu pour la guerre; je n'en ai jamais lu, et je n'en suis pas moins parvenu au premier grade. » (Guasco.)
3. Après l'aventure de Francfort, il errait de Mayence à Schwetzingen, de Strasbourg à Colmar, sans pouvoir trouver un logis où se fixer.
A l'égard de M. le duc de Nivernais, ayez la bonté de lui faire ma cour, quand vous le verrez à Rome, et je ne crois pas que vous ayez besoin d'une lettre particulière pour lui. Vous êtes son confrère à l'Académie et il vous connaît: cependant, si vous croyez que cela soit nécessaire, mandez-le-moi. Adieu.