‹ Correspondance de Montesquieu (volume 2)Chapitre 401 sur 489 · I. Mungo Murray, vicomte de Stormont · texte numérisé non relu

I. Mungo Murray, vicomte de Stormont

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volume of sermons' which cornes along with this: which, were they only good per la predicJia, I should not hâve ventured to your sight. They treat of nothing but our common Christianity and the defence of it. You wHl receive besides a new édition of the first volume of the Divine légation^, to which I hâve now put the last hand. I hâve done the same to the second, which I hope I shall ère lonof be able to send after the first.

The volume you now receive, in two parts, is not 3^et published hère. I waited for lord Bolingbroke's posthumous Works, with whom I shall hâve a great deal to say in the préfaces of each of my volumes.

lettre : s'ils n'avaient été bons que per la predicha, je n'aurais pas osé vous les mettre sous les yeux. Il n'y est traité que de notre Christianisme commun et de son apologie. Vous recevrez, en outre, une nouvelle édition du premier volume de la Mission divine, à laquelle je viens de mettre la dernière main. J'ai fait le même travail pour le second, que j'espère pouvoir vous envoyer bientôt après le premier.

Le volume que vous allez recevoir, en deux parties, n'est pas encore publié ici. J'ai attendu les œuvres posthumes de lord Bolingbroke, dont j'aurai bien des choses à dire dans la préface de chacun de mes volumes. Ses Œuvres (en 5 volumes in-40), comprenant les nouvelles et les anciennes,

1. Sans doute les Principles of natiiral and revealed Religion, dont le premier volume parut en lySS.

2. The Divine légation of Moses demonstrated..., dont la première édition parut en 1 738-1741.

His Works, in 5 volumes in-q^', including the new and old, are now on the point of publication. I hâve been favoured already with a sight of them. His purpose is to establish not natural Religion, but Naturalism, on this principle that we hâve no ideas, nor can hâve any of the ^' moral attributes " of God, his goodness and justice, but of his natural only, viz, hispowerand wisdom. Hehaslabouredthrough several large volumes to overthrow revealed and what has been hitherto called natural Religion; but, ail the way, with such intemperate rage and fury, as will quite scandalize the politeness and candour of your country manners.

" Abbadie was mad. — Cudworth's notions of eter-

sont maintenant sur le point de paraître. J'ai déjà été admis à y jeter les yeux. Son dessein est d'établir, non point la Religion naturelle, mais le Naturalisme, fondé sur ce principe que nous n'avons et ne pouvons avoir aucune idée des « attributs moraux -î- de Dieu, de sa bonté et de sa justice, mais seulement de ses attributs iiaturels, c'est-à-dire de sa puissance et de sa sagesse. Il a consacré plusieurs gros volumes à démolir la Religion révélée et ce qu'on a appelé jusqu'à présent la naturelle. Mais, tout le temps, avec une rage et une furie si violentes, qu'elles scandaliseront tout à fait la politesse et la bienveillance en usage dans votre pays :

« Abbadie était fou. — La morale éternelle et immuable de Cudworth n'est que du mauvais jargon.

I. Les œuvres complètes de Bolingbroke furent publiées en 1754 par David Mallet»

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liai and immutable morality, a rhapsody of jargon. — Cumberland talks metaphysical jargon and theological blasphemy. — Glarke triumphs in a foolish and wicked rodomontade in maintaining God's moral attributes. — Seldén, Grotius, Cumberland and Pufendorf seem to be great writers in the subject of the principles of natural law, by much the same right as he may be called a great traveller who should go from London to Paris by the cape oi Good Hope. — Divines, guilty of fraud, imposture, blasphemy, when they endeavour to prove the divinity of Scripture. — They are orthodox bullies when they quote Moses as solemnly as Don Ouixote did archbishop Turpin : they are as mad as he. — Divines hâve impudently and wickedly assumed that there

— Cumberland n'émet qu'un jargon métaphysique et des blasphèmes théologiques. — Glarke s'abandonne à des rodomontades insensées et méchantes, en maintenant les attributs moraux de Dieu. — Selden, Grotius, Cumberland et Pufendorf passent pour être de grands écrivains lorsqu'ils traitent des principes du Droit naturel et cela avec autant de raison que l'on qualifierait de grand voyageur quelqu'un qui irait de Londres à Paris, en passant par le cap de Bonne-Espérance. — Les théologiens se rendent coupables de fraude, d'imposture, de blasphème, quand ils essaient de prouver la divinité de l'Écriture. — Ce sont des matamores orthodoxes lorsqu'ils citent Moïse aussi solennellement que don Quichotte cite l'archevêque Turpin: ils sont aussi fous que lui. — Les théologiens ont prétendu impudemment et perversement qu'il y a une loi de droite

is a law of right reason common to God and man. — It is false and profane to preach up the obligation of imitating God. " He says : " Divines are in confederacy with atheists to combat God's existence under the mask of theism. — Ciarke's Dcfence of Religion, a rhapsody of presumptuous reasoning and profane absurdities. — The Jewish nation, in a delirium when they thought themselves the chosen people of God. — Their history, as fictitious as Amadis of Gaul. — Moses account of the création gives contempt for him as a philosopher and horror as a divine. — The whole S3^stem of the Law of Moses, like the System of his conduct, was founded on murder. — Paul was a fanatic, who, by artificial theology, would explain the imperfect révélation of

raison commune à Dieu et à l'homme. — Il est faux et impie de prêcher l'obligation d'imiter Dieu. » Il dit encore : « Les théologiens s'allient aux athées pour combattre l'existence de Dieu sous le masque du théisme. — La Défense de la Religion, par Clarke, n'est qu'une rapsodie de raisonnements présomptueux et d'absurdités impies. — C'était une folie du Peuple juif que de se croire le peuple choisi de Dieu. — Son histoire est aussi fabuleuse que VAmadis de Gaule. — Le récit de la création par Moïse inspire du mépris pour lui, en tant que philosophe, et de l'horreur, en tant que théologien. — Le meurtre est le fondement de toute la législation, comme de toute la conduite de Moïse. — Paul était un fanatique, qui, au moyen d'une théologie artificielle, voulait expliquer la révélation imparfaite du Christ et en combler les lacunes. — Il y a quelque

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Christ and supply the deficiencies of it. — There is something so impudent, as well as absurd, in Paul's talking of the profundities of God's wisdom, as would surprise one. "

Thèse are his very words, as they are scattered amongst an infinité number of others of the same kind throughout his writings. And, though you cannotjudge of the harvest from such wild flowers, yet you may form a good guess of the nature of the soil from them. I would only tell you that where he does not borrow from his predecessors : Collins', Tindal% Toland > (which is but seldom), the little reasoning of his own is truly contemptible. Thèse are some of the fruits of our boasted liberty ! You

chose de si impudent et de si absurde à la fois dans ce que Paul dit des profondeurs de la sagesse de Dieu, qu'on ne peut s'empêcher d'en être surprix. » Telles sont ses propres expressions, disséminées dans ses écrits, au miheu d'une foule d'autres semblables. Et, bien que vous ne puissiez apprécier la récolte d'après ces fleurs sauvages, elles vous permettront, néanmoins, de vous faire une idée juste de la nature du terroir. Je vous dirai seulement que, lorsqu'il ne fait pas d'emprunts à ses prédécesseurs, Collins, Tindal, Toland (ce qui est rarej, le peu de raisonnements qui sont de lui sont vraiment pitoyables. Ce sont là quelques-uns des fruits de notre liberté si vantée! Vous n'avez aucune raison pour nous les envier, bien que le principe dont on

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