Jacob de Secondât (iSyô-iôig). Cf. O' Gilvy, p
4. Par lettres patentes du mois de février 1606. 3. Par contrat du ig mars 1610.
APPENDICE III 6oi
évêque de Cahors', célèbre par ses vertus et surtout par un testament qui fera toujours honneur à l'église de France.
Jacob de Secondât laissa deux enfants en bas âge, dont l'aîné fut Gaston de Secondât, baron de Montesquieu, seigneur de Castelnouvel-, d'où nous venons. Il reçut le nom de Gaston de M. le duc d'Orléans, dont il eut l'honneur d'être tenu en baptême". Sa mère se maria en secondes noces avec M. Du Bernet', premier président au parlement de Provence, et ensuite premier président au parlement de Bordeaux; ce qui forma un double mariage, Gaston de Secondât ayant épousé en même temps ... Du Bernet^, fille et héritière du premier président.
Ce premier président était un homme de beaucoup de mérite. Je trouve dans ses lettres que le cardinal de Richelieu ...
Après la mort du premier président, il revenait à Gaston de Secondât un brevet de 3o,ooo écus. Il prit de M. de Pontac, nommé premier président au parlement de Bordeaux, la charge de président au mortier au même parlement, pour son brevet.
Gaston de Secondât eut plusieurs enfants:
Jean-Baptiste, son aîné et héritier qui fut après lui
a) Note de Montesquieu : Voir si c'est lui.
1. Évêque de Gahors de iGôo à 1678. Il institua ses héritiers les chanoines réguliers Je Saint-Augustin de Cahors (Gallia christiana, I, i 52).
2. Mort à Bordeaux, le 2 août 1678, à l'âge de 6G ans (Cf. O' Gih y, p. 257).
3. Joseph Du Bsrnet (7 i552), qui se remaria avec la veuve de Jacob de Secondât, par contrat passé le 5 février i633 (Cf. O' Gilvy, t. III, p. 35o).
4. Anne-Jeanne Du Bernet, mariée le 26 février i6ji4 (O" Gilvy, t. II, p. 258).
()02 APPENDICE ÎII
président au parlement de Bordeaux'; trois enfants dans l'ordre ecclésiastique, dont l'un fut abbé de Cadouin -, l'autre abbé de Faize 5, l'autre abbé de Fontguilhem^; le cinquième chevalier de Malte >; et Jacques de Secondât, mon père.
Le Roi après les troubles de Bordeaux étant venu dans cette ville, la Reine, à qui le premier président plaisait beaucoup, et d'ailleurs très satisfaite de la conduite du premier président pendant les troubles, donna les abbayes dont j'ai parlé et des pensions sur l'archevêché de Toulouse à quatre petits-enfants de la première présidente.
Gaston de Secondât était neveu de M. le maréchal d'Estrades*". Le maréchal lui dit: «Vous avez une belle maison: j'aurais pu faire en sorte qu'on y logeât le plus grand seigneur de la Cour. Mais j'ai mieux aimé vous procurer un homme moins brillant: il est actuellement attaché au cardinal Pvlazarin, et tout le monde ne sait pas ce qu'il vaut; mais son mérite est tel qu'il sera, quelque jour, le premier homme de l'État. Faites-lui bien votre cour; travaillez à acquérir son amitié; cela est plus aisé, parce que personne n'y pense. » Mon aïeul réussit; il avait d'abord été dans le service et avait une politesse naturelle: il acquit l'amitié de M. de Colbert; il en ressentit les effets, et son fils aussi, pendant toute sa vie.
Mon père, avec une ligure noble et charmante,
1 . C'est lui qui institua Montesquieu son héritier universel.