‹ Correspondance de Montesquieu (volume 2)Chapitre 85 sur 489 · MONTESQUIEU AU CHEVALIER D'AYDIE · texte numérisé non relu

MONTESQUIEU AU CHEVALIER D'AYDIE

Lettres originales de Montesquieu an chevalier (TAydie, lettre II. — Laboulaye, VII, 3 12.

Bordeaux, ce 27 janvier 1749.

Donc si y a.vsi\s fsLitï Esprit des Zoî5, j'aurais acquis l'estime de mon cher chevalier, il m'en aimerait davantage. Pourquoi donc ne pas faire Y Esprit des lois? Y 2ii toute ma vie désiré de lui plaire; c'est pour cela que je lui ai donné une permission générale de faire les honneurs de mon imbécillité. Je vois que l'auteur de cet ouvrage doit prendre son parti et consentir à perdre l'estime de M. d'Aube.

Votre lettre, mon cher chevalier, est une lettre charmante : je croyais en la lisant vous entendre parler. Je suis bien aise que M"^ de Mirepoix aille en Angleterre: elle y sera adorée; et j'en suis bien sûr, elle peut plaire même à ceux qui ne se soucient pas qu'on leur plaise. Je vous avertis que, lorsque le duc de Richmond sera à Paris, vous devez être de ses amis : il a tant de bonnes qualités qu'il est nécessaire que vous l'aimiez et je vous dis la raison qui fait qu'il est nécessaire qu'on vous aime.

Adieu, mon cher chevalier, je vous aimerai et vous respecterai jusqu'à la fin de mes jours.

''Je vous prie de parler de moi à M. et M™^ de Mirepoix, à M. de Forcalquier, à M""" de Rochefort

a) Dans l'édition Pougens, ce post-scriptiim forme le premier alinéa de la lettre du 24 février 174g. Le début de la lettre d'Aydie du 8 février (l ttre 41 s)proHve que c'est à cette lettre-ci qu'il convient de le rattacher.

et de Forcalquier, à M"'" Du Deffand, à M. et M"' Du Chatel, à M. de Bernstorff'. Sachez, je vous prie, s'ils ont quelque souvenir de moi. N'oubliez pas le Président^

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