‹ Correspondance de MontesquieuChapitre 131 sur 433 · I . L'oncle de Montesquieu · texte numérisé non relu

I . L'oncle de Montesquieu

DE MONTESQUIEU îlq

dctournera-t-il de vos autres occupations ou amusements, et, quand vous voudrez descendre une heure par jour à ces matières, vous y trouverez une grande facilité; l'assiduité au Palais, le secours commode des conférences feront le reste sans que vous le sachiez ni que vous en preniez la peine.

Enfin, mon cher Président, songez que dans l'idée commune vous allez devenir un citoyen oisif, inutile, qui ne veut supporter aucune des charges de la société, ni remplir les devoirs politiques de sa naissance et de son état. Je crains que cette résolution vienne du dépit que vous ont donné les contretemps de l'affaire des présidents, mais, mon Dieu, que cette résolution serait fondée sur peu de chose!

Après ces très humbles représentations, mon cher Président, voilà mon obéissance : j'ai communiqué votre lettre à M. Vésis' ; nous avons convenu de faire d'abord votre première proposition, c'est-à-dire de la réversibilité, avant de parler de vente pure et simple ^ M. Le Comte ne nous paraît pas assez vieux pour vous embarquer avec lui, cependant on lui parlera. Marans sera traité de même. Brassier, d'Albessard et La Tresne sont les trois qui nous frappèrent. Je ferai écrire jeudi au premier, qui est à Toulouse, Vésis parlera à d'Albessard, et je me suis chargé de La Tresne; il fut si piqué d'avoir manqué

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