‹ Correspondance de MontesquieuChapitre 142 sur 433 · BARBOT A MONTESQUIEU · texte numérisé non relu

BARBOT A MONTESQUIEU

Autographe. Arch. de La Brède.

[Juin 1726.]

Je reçus hier vos deux lettres, mon cher Président; je me conformerai dans cette affaire à votre façon de penser, sauf le droit des remontrances. M. Grégoire' est à la campagne, mais Roberdeau devait parler hier à M. Denis ; il est son notaire. M. Vésis- est à la campagne. Je ne crois pas qu'il faille aborder encore l'avocat-général'; je soupçonne qu'il a influé dans le conseil de la maison de La Tresne, qu'il leur a fait entendre qu'en enchérissant les uns sur les autres ils se coupaient la gorge, et qu'il leur a inspiré de présenter les quatre mille francs. Je sais qu'il les trompera, je sais encore que, plutôt [que] de manquer cette charge, il en donnera plus que personne, mais, comme c'est un rusé de profession + ....

. . .parler ou écrire à M. Brassier, mais ils sont l'un et l'autre à la campagne. Hier on devait parler à M. Dunes, je recevrai aujourd'hui sa réponse. Ainsi, je n'ai rien fait encore; je vous écrirai ce soir ce qui me sera revenu dans la journée.

Vous saurez assez toutes les grandes nouvelles. M. l'évêque de Fréjus, M"^ d'Orléans et surtout M""" la comtesse de Toulouse ont tellement tourné l'esprit du Roi que, le 1 1 juin, il donna une lettre

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