Le ig mai. Cf. Barbier, éd. Charpentier, II
comme leur idole. Pour moi, je ne saurais croire que sa perte ne soit parfaitement réparée en M. d'Angervilliers qui joint à beaucoup d'agréments pour le moins autant de capacité.
M"" de Renel est enfin dame du palais à la place de M""^ d'Egmont qui a quitté on ne sait pas pourquoi, non plus que pourquoi elle avait accepté la charge. Jugez de la joie de M. et M""* de Renel. Voilà tout ce que je sais de nouveau. Votre ami, M. de Gacé, part bientôt pour aller demander la princesse de Hesse'; le choix de l'ambassadeur a lieu de choquer la princesse, car ordinairement"on n'envoie pas son maquereau se chercher une femme. Il court à Paris un poème de Jansénius qui me paraît versifié dans la perfection-; vous le verrez sans doute, sans quoi, malgré mes précautions naturelles et coutumières, je vous en aurais envo3^é une copie.
Adieu, mon cher Président. A propos, le garde des sceaux n'a rien compris à ma requête de Monflanquin. Votre ancien ami Courson', à qui je me suis adressé pour m'en éclaircir, m'a dit aussi la même chose. Bref, je n'y ai rien avancé.
Adieu encore une fois et faites-moi l'honneur d'être persuadé que personne n'est plus véritablement que moi votre très humble et très obéissant serviteur.
BULKELEY.
1. Charlotte de Hesse-Rhinfels, mariée le 2 3 juin 1728 à Louis-Henri de Bourbon, prince de Condé.
2. Il s'agit sans doute du « Poème héroïque de M. Aroûette de Voltaire » publié par M. A. Gazier dans la Revue des deux mondes, 5"" période, t. XXXII (1906), p. 639.