Louis XIII, mort à Saint-Germain le 14 mai
2. 10 avril 1643. — Cette disgrâce était l'efFond rement de l'avenir administratif des Chantelou. — « La maladie du Roi augmentant aussi bien que le crédit du cardinal Mazarin, Sa Majesté donna toute sa confiance à Chavigny; Des Noyers ne le put souffrir. Il demanda la permission de se retirer : ce qui lui fut accordé. Il fit en cela une démarche dont il eut tout le temps de se repentir » {Mémoires du comte de Brienne, collection Michaud et Poujoulat, t. III, m, p. 76).
3. Les registres de l'état de la population constatent que la maison habitée par Poussin, dans la via Paulina, maintenant via Babuino, est celle qui porte le n" 79. Il y demeura de 1637 à sa mort, en i665 (H. Lemonnier, Documents sur Poussin).
4. « L'Imprimerie royale continue et la peinture de la Galerie du Louvre, quoyque M. de Noyers soit disgracié... Les gens de gue-re sont bien aise de sa disgrâce, mais i virtuosi stampatori, pittori, scultori, muratori, indoratori, stucatori le
198 CORRESPONDANCE [l643
ainsy, vous scaués à vostre départ ce que je vous ay promis et comme je seray tousiours prest à obéir et seruir à Monseigneur et à vous. Je vous auois supplié longtemps deuans vostre départ de Rome, de toucher un mot à Monseigneur, sur ce que jay aduancé quelque fatigues desquelles je nay rien repseu — et que juse bien désiré d'en auoir quelque récompense sil est plu audit Monseigneur de le faire. Mai je crois que une infinité de choses auront esté cause que ma requeste n'aura pas eu d'effet. Maintenant que vous serés auprès de Monseigneur^ je vous supplie tresaffectueusement de vous souuenir de moy qui suis icy en atendans vos commandements.
Jay veu tous ceux qui copient à farnèse^ et leur ay mostré vos lettres ils se montrent tous fort affectionnés à vous seruir et promettent de ne rien faire autre jusques à tant quil vous ayent satisfet. J'aurei soin que tout aille bien. Jay présenté votre lettre à Monsieur Errard^ qui a esté raui d'avoir de vos nouuelles. J'atens auec impatiense celle que vous me promettes de paris à vostre ariuée. Je vous supplie de toute mes
regrettent. J'ai bien peur que les desseins qu'il avait ne continuent pas avec toute la chaleur et que monsieur Poussin se trouve bien où il est et che ci stia. » Bourdelot à Cass. del Pozzo, de Paris, 18 avril 1643.
1. Dans « ce château de Dangu, si cher à M. de Noyers, qui allait y vivre ses tristes années de disgrâce politique, dans une solitude charmée par les plus doctes entretiens sur l'art antique entre Errard et Chambray, et les nouvelles de Rome que transmettait à Chantelou la correspondance du Poussin ». Ph. de Chennevières, La peinture française, p. 288.
2. Le palais Farnèse appartenait toujours à la famille de ce nom, qui l'avait fait construire de i53o à i58o, et possédait le duché de Parme.
3. Charles Errard avait reçu, grâce à M. de Noyers, le brevet de peintre du roi, le 20 février 1643 (voir Arch. de l'Art français, t. III, p. 256).
1643] DE NICOLAS POUSSIN. I gg
forces de ne changer jamais la qualité dont il vous plaist m'honnorer au commensement de vos lettres à cette fin que je m'en glorifie par tout.
Jei fetvos baisemains à Monsieur le Cheuallier du Puis qui vous les rend au double et M"' son frère ausy il ni a personne qui chérisse ' tant que vous et vous seront tousiours obligés et affectionnés Monsieur
Vostre trèshumble et trèsaffectionné seruiteur
POUSSIN
Je baise les mains à Messieurs vos frères.
(Ms. 12347, fol- 86.)
A Monsieur de Chantelou^ en Sa Maison, à Paris.
[M. Poussin 2 2^ juin 1643.
Cette lettre est plaine d'affection^ et rend compte de ce que je faisois faire àfarne\e.]
De Rome Ce .22. Juin 1643.
Monsieur et Maistre
après m'auoir honnoré de vos nouuelles et de vostre ariuée à Turin par la vostre du 21 du passé maintenant jay repseu une double faueur par celle qu'il vous a pieu m'escrire de Lyons, je vous peus dire auec vérité que jay esté transporté d'aise quand j'ay sceu que par l'aide de dieu vous auiés eschappé les dangiers que vous pouuiés craindre, et je m'assure en-