Mot un peu douteux : c'est plutôt chanse que chose
3. Cette copie est visible dans l'église Saint-Benoît du Mans, à qui elle fut donnée en 1707 par une descendante des Chanteiou (H. Chardon, Les Fréart, p. 76).
coppier. Vous aurés donc une coppie de chasque sorte de quoy vous vous pourrés contenter, car se n'est pas chose que vous debuiés beaucoup souhetter que d'en auoir des doubles coppies. Je n'estime pas que vostre argent y fust bien employé, vous le verres bien par celles que je vous enuoyrei et si se neust été pour ne perdre point vos arres vostre argent eust été ausi bien employé à autre chose.
Je vous ay prié par ma dernière me * mander * ce que vous voulés que je face de l'argent qu'il vous aduansera et que personne ne vouloit aler coppier à Fouligni.
Jay prié fra Jouanin' de vous escrire se mot pour confirmation des Strauaganses de Chaperon, et M'' Errard vous auroit fet le mesme si se n'eust esté son indisposition : il a eu la fiebure quelque jours et commense à se porter mieus. Mais cette automne il, vous en dira plus de bouche que je n'en scaurois escrire en huit jours.
Jay trouué la pensée de vostre Rauissement de S* Paul et la sepmaine prochaine je l'esbaucherei. Quant ausy j'aurei fet quelque chose de bon goust je vous le dédirei n'ayans point d'autre gloire ni de plus grand plaisir que de vous seruir.
Nous nous consolons dans l'espéranse du Retour de Monseigneur que nous prions à dieu qui soit bien tost et à son contentement et au vostre. Quand j'aurei retiré chés moi toutte les choses que vous désirés, je chercherei bien l'occasion de vous les enuoyer mais si vous auiés quelque correspondanse à Marseille et à Lion vous fériés bien de nous en aduertir
I. Jean Dughet, beau-frère de Poussin, et son homme de confiance.
pour ce qui est de mon costé je me conseillerai sur
se subiect et ferei le tout auec dilligense et soin plus
que si s'estoit pour moymesme, sependans Je demeure
à jamais
Monsieur
Votre trèshumble et affectionné
seruiteur
POUSSIN