Poussin avait d'abord écrit : vostre
mezzo délie sue benignissime lettere di quelle cose che ho da fare, che non credo mai fare ne dire cosa che non la sia di gusto e di piacere, in quanto aile mie forze, lasciando indietro moite cose. Solamente farô sapere che sono stato finora assai bene délia sanità, e trattato molto amorevolmente da questi signori, onorato e ricompensato. L'opère mie sono State accettissime, ed il Re e la Reina hanno laudato il quadro délia Cena per la lor Cappella, dilettandoli, a quello che hanno detto, quanto la vistà delli loro figliuoli. Il Cardinal de Richelieu è stato soddisfatto del suoi tanto, che ne ha fatto complimento, e ringraziatomi lui stesso in presenza di Monsig. Mazarini. Adesso dipingo un quadrone per l'altar maggiore del Noviziato de' Gesuiti, ma con troppa fretta, altrimenti potea riuscire per la disposizione. Sarà finito per natale. Alla galleria grande lavoriamo pianpiano, fino a tantochè il sig. de Noyers abbia fatto risoluzione di farla fare tutta di seguito. Di tutte queste cose, come già promisi a VS : Ill™f , ne manderô qualche disegno, e perché in questo tempo inverno, mentre per la bella stagione non avrei potuto sodisfarla come avrei desiderato. Ora non potendo per l'incomodità del tempo attendere ad altro chè a disegnare o dipingere in piccolo, mi sarà buona occasione per adoperarmi in suo servizio, e cosi spero Il Sig. de Noyers mi disse l'altro giorno di aver scritto a Madama di Savoia per impetrar da essa gli originali di Pirro Ligorio, e ch' egli li aspettara quanto prima. Sono, a quel che dice, i5 volumi, con un altro trattato molto raro délia Ragion dell' Armi e del Blasone. Accerto VS: IllT.* di questo, acciô mi comandi, chè se io vedo in detti libri cosa degna del
suo gusto, posso pregare il suddetto signore per poterne cavare qualche cosa dove io la potessi servire, la prego non sprezzare la mia divozione, e di comandarmi corne a quello che le è obbligato eternamente. Di Parigi, 21 novembre, 1641.
Au Commandeur Cassiano del Po\\o.
Par le moyen des deux lettres si bienveillantes de V. S., me voilà si bien informé des choses que j'ai à faire, que je ne crois plus désormais faire ou dire chose qui ne soit pas de votre goût et de votre plaisir. Tout en laissant de côté, selon mes forces, beaucoup de choses, je vous ferai savoir seulement que j'ai été jusqu'à présent en très bonne santé, et traité très gracieusement par ces Seigneurs, honoré et récompensé. Mes ouvrages ont été très bien reçus, et le Roi et la Reine ont loué le tableau de la Cène pour leur chapelle, y prenant autant de plaisir, à ce qu'ils ont dit, qu'à la vue de leurs enfants. Le Cardinal de Richelieu a été si satisfait du sien, qu'il m'en a fait compliment, et m'en a lui-même remercié, en présence de Monseigf Mazarini. En ce moment, je peins un grand tableau pour le maître-autel du Noviciat des Jésuites, mais trop à la hâte*; autrement il pourrait avoir du succès pour la composition. Il sera fini pour Noël. A la grande galerie, nous travaillons tout doucement jusqu'à ce que M. de Noyers ait pris la résolution de la faire faire tout de suite 2. De toutes
1. Roland de Chambray dit en effet qu'il a été a peint avec une grande précipitation et pendant l'hyver » (Dédicace du Traité de la peinture de i65i).
2. Roland de Chambray confirme indirectement cette incons*tance dont Poussin ne pouvait s'accommoder : « La demande
ces choses, comme je l'ai déjà promis à V. S. Ill™«, je lui en enverrai quelque dessin, nous trouvant en ce temps d'hiver, parce qu'à la belle saison je n'aurai pu la satisfaire comme je l'aurai désiré. Aujourd'hui ne pouvant, à cause de l'incommodité du temps, m'occuper à autre chose qu'à dessiner et peindre en petit, ce me sera une bonne occasion pour m'employer à votre service, et c'est ce que j'espère. Le seig"" de Noyers me dit l'autre jour avoir écrit à Madame de Savoie pour obtenir d'elle les originaux de Pirro Ligorio, et qu'il les attendait à la première occasion. Il y en a, à ce qu'il dit, i5 volumes, avec un autre traité fort rare de la Raison des Armes et du Blason. J'en informe V. S. afin qu'elle me donne ses ordres; que si je vois dans les dits livres quelque chose digne de votre bon goût, je puisse prier le susdit Seigr de m'en laisser tirer quelque chose pour vous. Du reste si en ce pays-ci, il y avait quelque chose en quoi je pusse servir V. S., je la prie de ne pas épargner mon dévouement, et de me commander comme celui qui est son éternellement obligé. De Paris, 21 novembre 1641.