Poussin a Chantelou
(Ms. 12347, fol. 65.)
A Monsieur de Chantelou, Commis de Monseigneur de Noyers, en Court.
[Cette lettre dénote quil auoit lesprit ambarrassé des différentes choses dont Ion le surchargeait*.] de Paris ce 7'"°>e auril 1642 Monsieur J'eus dernièremen l'onneurde recep-
uoir une lettre de Monseigneur datée du 23'*»'°* Mars' laquelle au commencem' contient ces mots exprès. Le Génie du poussin veut agir si librement que je ne veux pas sellement lui indiquer ceque celui du Roy désire du sien. (Monsieur) Je nay jamais seu ce que le Roy désireroit de moy qui suis son trèshumble Seruiteur et ne crois pas qu'on lui ay jamais dit à quoy je suis bon. De plus il me dit que Sa Maiesté sera for
ce joli récit, le i" mai 1642 : « ... J'ai été pour voir M. Poussin pour lui faire voir les témoignages d'affection que vous avez pour lui; je ne l'ai pas trouvé en son logis, mais je l'y trouverai. C'est un homme qui vous adore et qui respire toujours l'Italie, mais principalement vous, son grand patron. Six jours devant mon partement, nous fîmes le festin dont je vous avais écrit en votre commémoration. M" Naudé, Patin et Ruher, très savants hommes et médecins y étaient, le bon M. Gassendi, M" Poussin, le Maire et Rémy, fameux peintres, qui ont tous une haute vénération pour vous, où votre santé fut bue avec grandes acclamations et celles du Sig' Carlo Antonio; si nous eussions eu votre portrait, nous l'eussions couronné de fleurs et rendu tous les honneurs qu'on faisait aux héros de l'antiquité. Ils visitèrent mes petites antiques dont ils trouvèrent quelques-unes belles. » M. de Noyers aurait récusé quelque convive, notamment Guy Patin, ennemi des « loyolites » et de la « séquelle cardinalesque ».