L'écriture de la lettre paraît, en effet, assez émue
2. M. de Noyers se trouvait alors à Narbonne, où séjournaient Louis XIII et Richelieu.
l34 CORRESPONDANCE [1642
aise que Je donne les ordres généraus à Monsieur Le Maire pour conduire sous moy les ouurages de la grande gallerie. Je le feray volontiers. Car comme désireus de son bien il en aura le guain. et pourra en ce travail s'amaigrira mais néanmoins je ne scaurois bien entendre ce que Monseigneur désire de moy sans grande confusion, dautans qu'il mest impossible datendre à des frontispices de Hures à une vierge au tableau de la Congrégation de S'-Louys à tous les deseins de la gallerie. et à faire des tableaus pour les tapiseries Royalles. Je nay que une main et une débile teste, et ne peus estre secondé de personne ne soulagé, il dit que je pourray diuertir mes belles idées à faire la susdite Vierge et la purification nostre dame 2. Cest la mesme chose comme quand l'on me dit vous ferés un tel dessein à vos heure perduees. Mais tournons à Monsieur Le Maire. S'il est bastans de faire ceque je luy direi dès ausi tost quil le voudra entreprendre je l'informerei de tout ce quil aura à faire. Mais je ni veux plus après mettre la main. Mais sil faut atendre que jaye mis les ordres que dit Monseigneur il ne me faut point parler dautre employ dautans que comme jei dit plusieurs fois cest tout ce que je peux faire, et quand jen serois totallem* deschargé les desseins des tapisseries sont bien suffisant pour me donner à penser. San que jay besoin dautre diuertissemens. Vous m'escuserés (Monsieur) si je parle si librement. Mon naturel me contrainctde chercher et aimer les choses bien ordonnées fuians la confusion qui m'est ausi contraire et anémie comme est la