‹ Correspondance de Nicolas PoussinChapitre 77 sur 320 · Poussin a Cass. del Pozzo · texte numérisé non relu

Poussin a Cass. del Pozzo

(Bottari, t. I, p. 290.)

Subito ch' ebbi ricevuta quella di V. S. Illustriss. de i5. Marzo, sentito come mi avevo da comportare intorno ail' invio de i due quadretti, feci diligenza di vedere il Sig. Carlo maestro di casa del Cardinal Mazzarino; ma avendo egli mutato casa mi fu insegnato in che luogo dimorava; e trovata la stanza mi fu detto, ch' egli aveva cominciato a far portar ivi non 80 che mobili, ma che ancor non vi stava, e si credeva fosse fuor di Parigi. Subito, che saperô del suo ritorno, vedrô, se si potrà far quello, che si desidera. Intanto V. S. averà ricevuto la mia, dove le propongo un mezzo il più securo, il quale non è al parer mio lontano dal sentimento di V. S. ma se il sudetto Sig. Carlo ne darà la comodità di mandar li detti quadretti, io lo farô prontamente sapere a V. S., ma se

I. Il est possible que ce soit le bas-relief que Sauvai décrit, chez M. de Noyers : « On voit aussi dans un des coins de cette cour, un demi-relief antique de marbre blanc que la ville de Nîmes donna à ce ministre d'Etat, à son retour de Roussillon... » C'est, ajoute Sauvai, « un morceau de frise d'un grand et superbe édifice ... une forte et puissante aigle qui traînoit dans son bec un feston d'une longueur, et d'une grosseur extraordinaire : les fruits, les fleurs, les graines qui le forment, sont d'un grand goût et d'une savante manière ... l'attitude de cette aigle est fière et brave, et se ressent bien du faste Romain... » {Antiquités de Paris, t. II, p. 207). — Il ne serait pas surprenant que Poussin eût été renseigné par Cassiano del Pozzo, à qui Bourdelot avait écrit, le 3 octobre lôSg : « Je fais ici la guerre aux antiques que je cherche par toutes les maisons de Narbonne; il y a quantité de beaux bas-reliefs, inscriptions et tombeaux », — ou par Bourdelot lui-même.

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la comodità non fosse pronta, intanto Ella potrà ren-

dermi risposta di quello, che le ho proposto. Oltre di

questo, Monsù Stella pittore et amico mio si parti

l'altro jeri par Leone sua patria, dove starà tutta l'es-

tate. Egli mi ha promesse, se occorrerà, di trattare

con qualche corriero, che egli li conosce tutti, et

inviare a Roma sicuramente ciô, che gli manderô,

come se fusse cosa sua propria. V. S. mi accenni ciô,

che le pare per il meglio : finalmente farô ogni dili-

genza per condurre a fine il suddetto negozio man-

dandolo franco di porto per Roma. Ho scritto al Sig.

de Chantelou del negozio del Padre Ferrari, dei libri

del Ligorio, e di altre cose, delli quali il sudetto

m' ha promesso di pigliarsi cura. Dalla parte mia non

mancherô di far sempre quello, che farà del debito

mio tanto, quanto si estenderanno le mie debo-

lezze etc.

Parigi i8. Aprile 1642.

Niccolô Poussin.

Aussitôt que j'eus reçu la lettre du i5 mars de V. S. Ill""', et que j'eus compris comment j'avais à procéder pour l'envoi de ses deux tableaux, j'ai fait diligence pourvoir le Seig"^ Carlo*, intendant du cardinal Mazzarino; mais, comme il avait changé de demeure, on m'indiqua l'endroit où il demeurait; et sa chambre une fois trouvée, on me dit qu'il avait commencé à y faire porter je ne sais quels meubles, mais qu'il ne s'y tenait pas encore, et qu'on le croyait hors de Paris. Aussitôt que j'apprendrai son retour, je verrai s'il peut faire ce que vous désirez. D'ici là,

I . C'est ce même « s' Charles, qui fait mes affaires à Paris », comme l'écrivait Mazarin à Chantelou, le 4 décembre 1640.

1642] DE NICOLAS POUSSIN. \3g

V. s. aura reçu ma lettre où je lui propose le moyen le plus sûr, qui n'est pas, à ce qu'il me parait, éloigné de l'avis de V. S., mais si le dit Seig' Carlo nous donne l'occasion d'envoyer les dits tableaux, je le ferai promptement savoir à V. S., mais si l'occasion n'était pas prochaine, vous pourriez d'ici là me rendre réponse sur ce que je vous ai proposé. Outre cela, Monsieur Stella, peintre, mon ami, est j5arti avanthier pour Lyon sa patrie, où il restera tout l'été. Il m'a promis, en l'occurrence, de traiter avec quelque courrier — lui qui les connaît tous — et d'envoyer à Rome ce que je lui enverrai, en sûreté comme si c'était son propre bien. Que V. S. me fasse savoir ce qui lui parait le meilleur : enfin je ferai toute diligence pour mener la susdite affaire à bonne fin, en envoyant le tableau à Rome, franc de port. J'ai écrit à M. de Chantelou de l'affaire du Père Ferrari, des livres du Ligorio, et des autres choses dont il m'a promis de prendre soin. De mon côté, je ne manquerai pas de m'acquitter d'un tel devoir selon l'étendue de mes faibles moyens, etc.

Nicolas Poussin.

Paris, 18 avril 1642.

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