‹ Correspondance de Nicolas PoussinChapitre 82 sur 320 · Mazarin était auprès de Richelieu à Narbonne · texte numérisé non relu

Mazarin était auprès de Richelieu à Narbonne

l52 CORRESPONDANCE [1642

V. S. se trouve pour assurée que je ferai tout ce que je pourrai pour que l'affaire vous soit envoyée promptement et sûrement. Je ne pourrai que répéter à V. S. ce que j'ai écrit, dans ma dernière lettre, au sujet du Père Ferrari, Monsieur de Chantelou m'ayant écrit en réponse à ce dont je le priais, ces propres mots : « Il faut remettre l'affaire de ces Messieurs, c'est-à-dire du Père Ferrari et de l'Angeloni, à mon voyage à Rome, qui sera pour la fin de mai. » S'il dit vrai, je ne le sais; ce qu'on peut en entendre, on peut du moins le conjecturer par tant de choses qu'il a promises jusqu'à présent, et qu'il n'a point tenues. Au sujet des Vierges, des livres de Pirro Ligorio, et de toutes ces choses qui m'importent assez, je n'en puis tirer aucun avantage : il n'y a rien qui tourmente plus l'esprit de ces hommes que de penser plus d'une fois à une même chose ^ Je dis cela, et j'en tais beaucoup que je ne peux confier au papier.

Je supplie très humblement V. S. Ill'"^ de favoriser auprès de S. É. le Cardinal Barberini un ami qui m'est cher et s'appelle maître François Bonnemes^, sous-diacre de la ville de Nantes, candidat de droit à un canonicai de l'Église de Rennes, sur lequel il y a contestation de la Cure de Corsset (diocèse de Nantes) vacant par la mort de Yves Balac, du mois d'avril dernier. J'ajouterai cette grâce au nombre de tant d'autres que j'ai reçues et que je reçois journellement

1. N'oublions pas quel drame se nouait à la cour. Richelieu, dangereusement malade à Narbonne, redoutait que le roi, malade lui aussi, ne cédât enfin aux intrigues de Cinq- Mars.

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