‹ Correspondance de Nicolas PoussinChapitre 90 sur 320 · Poussin a Cass. del Pozzo · texte numérisé non relu

Poussin a Cass. del Pozzo

(Bottari, t. I, p. 298'.)

V. S. Illustriss. e Rev. sapera per moite délie mie passate tutlo il successo délie cose concernenti l'invio de' quadretti, di sorta che non è di bisogno dirne altro, senonche V. S. ne puô aspettar la comparsa tra pochissimo tempo. leri ebbi nuova, che la suddetta cassetta è per viaggio dalli 18. di questo, e le sarà portata fedelmente franca di porto, ma come l'ho umilissimamente pregata di accetar il poco, che v'è incluso dentro in dono, e come di mano del più umile e divoto servitore, che Eli' abbia, la prego ancora di farmi favore di scrivermi, se l'avrà ricevuta in quella maniera, ch' io spero, ben condizionata.

Per conto del disegno dello Scipione, ne ho scritto a V. S. Di questo e degli altri, che m' ero proposto d'inviarle, potria, essere ch' io stessô ne fussi il portatore. Di tutte queste cose ne scriverô alla prima comodità più alla lunga. Prego affettuosamente V. S. dispensarmene per il présente, perché non ho tempo di farla piîi lunga. Partiamo adesso per Fontanablô, dove arriva la Corte etc.

Di Parigi 25. Luglio 1642.

Nicolô Poussin.

I. L'original de cette lettre figurait dans la collection du baron de Trémont, vendue le 9 décembre i852 {Arch. de l'Art français, t. III, p. aSi). — M. Advielle la signale dans Recherches sur Nie. Poussin et sa famille, p. 128.

V. S. Ill'oeet Rme saura par plusieurs de mes lettres passées le succès de ce qui a trait à l'envoi des petits tableaux, de sorte qu'il n'est plus besoin d'en dire autre chose, sinon que V. S. en peut attendre l'arrivée d'ici très peu de temps. Hier j'appris que la dite petite caisse est en route depuis le i8 de ce mois et qu'elle sera fidèlement apportée franc de port à V. S., mais comme je l'ai très humblement priée d'accepter le peu qui y est contenu comme un présent de la main du serviteur le plus humble et le plus dévoué qu'ait V. S., je la prie encore de me faire la faveur de m'écrire si vous l'avez reçu, et en bon état comme je l'espère.

Quant au dessin du Scipion, j'en ai écrit à V. S. De celui-ci et des autres que je m'étais proposé de vous envoyer, il se pourrait que j'en fusse moi-même le porteur. De tout cela, je vous écrirai plus longuement à la première occasion. Je prie affectueusement V. S. de m'en dispenser pour la présente, parce que je n'ai pas le temps de la faire plus longue. Nous partons de suite pour Fontainebleau, où la cour arrive \ etc.

Nicolas Poussin.

De Paris 25 juillet 1642.

I. Le prudent Poussin ne dit rien de l'arrestation de Cinq- Mars (i3 juin 1642) ni du séjour de Richelieu à Tarascon (28 juin- 17 août), pendant qu'on instruisait le procès du favori, « trébuché de si haut ». Louis XIII avait délégué à Richelieu une autorité presque royale (déclaration du 3o juin) et il était revenu à Fontainebleau par Lyon et Roanne. Il y arriva le 23 juillet, toujours accompagné de Noyers et de Chavigni.

1642] de nicolas poussin. i7i

(British Muséum'.)

Al 111°"° et Reu'^*' Sig^" et Pion mio

Oss^o II Sig^ Abbate di Cauore

in Roma

Non ho potuto dar risposta ail' ultima di VS. 111?.* del 27 Giugno fin che io non ha stato tornato di Fontanableô doue ero gito corne per la mia ultima gli scrisse il Sig. de Noyers hauendomi ordinato di portarmi costi accio di vedere se si poteuano ristaurare le pitture del Primasticcio quasi consumate dal ingiurie del tempo o almeno di trouar qualche messo di conseruar quelle ch' erano rimaste più intiere. Con questa occasione ho trouato tempo di parlarghi del desiderio ch' haueuo di tornare in Italia accio potesse condur meco la moglie in Parigi et hauendo egli sentito le raggioni che mi portauano il desiderio di tal cosa ma subito concesso di far quello ch' è délia mia intiera sodisfatione con una amorevolezza incomparabile con patti perô di dar tal ordine aile cose cominciate da me che nO restassero in dietro e che io tornassi qui in Parigi la primauera venente di maniera che mi no disponendo per il viaggio il quale speramo di cominciare al principio di Settembre prossimo. Ma di questo auanti di partire spero scriuerne a VS alla lunga. Le diro solamente per adesso che le diligente che VS. mi scriue di fare perl'inuio délia Cassettade quadri non si puo più effettuare imperoche ella e

I. L'original est conservé au British Muséum, n* 21514. C'est le n* 806 de la collection Donnadieu. Bottari l'avait publié, t. I, p. 299.

stata consegnata in mano d'un corriero fidato il quale la deue hauer in mano di VS. auanti che questa présente gli sia data. Bene e vero che l'editto ch' è stato fatto in Roma, second© ch' ella mi scriue par il sospetto del contaggio che dicono essere in Leone mi fa molto merauigliare percioche qui nO se n'e parlât© in nessun modo et si fusse vero il Re al suc ritorno di Perpignan© n5 si sarebbe fermât© iui per tanti giorni; ma con tuttô questo sospetto nO disper© del buon success© del inc©minciato neg©ti© poi délia mia parte far© ©gni diligenza a me p©ssibile accioche ©gni cosa vada bene ; il rest© 1© lasceremo in man d'Iddio. Ringrazi© infinitamente VS. délia cura ch' ella si prende di me e di casa mia. L'indispositione délia mia cara c©ns©rte mi ha afflitto meno hauend© intes© per le sue che il su© maie nC era per torle le f©rze ma al c©ntrari© per hagumentargli per la moltiplicati©ne de denti sui. Rest© eternamente il su© obbligatiss. et le bagi© humil'» le

mani.

DI VS. m»? et Rev«?.«

Humiliss™? Serff

Nicolô P©ussiN.

Di Parigi 8. Ag©sto 1642.

Quel amie© mio prebendente quella Parr©chia di

Nantes ed i© similmente ringratiam© infinitamente

VS 111"»* del fauor ch' ella ha hauut© in v©l©nta di

farei.

A l'Ill^^ et Rev^^ Seig^^ mon Maître très honoré^ le Seig^ Abbé de Cavore^ à Rome.

Je n'ai pu faire rép©nse à la dernière lettre de V.S. Ill"' du 27 juin avant d'être revenu de F©ntana-

1642] DE NICOLAS POUSSIN. Ij3

bleo où était allé — comme je vous l'écrivis dans ma dernière lettre — M. de Noyers, lequel m'avait ordonné de m'y rendre, pour voir si l'on pouvait restaurer les peintures du Primastice \ presque détruites par les injures du temps, ou du moins trouver quelque moyen de conserver celles qui étaient restées les plus intactes. A cette occasion, j'ai trouvé le moment de lui parler du désir que j'avais de retourner en Italie, pour pouvoir ramener avec moi ma femme à Paris et, comprenant les raisons qui me portaient à désirer une telle chose, il m'a aussitôt accordé de faire à mon entière satisfaction, avec une amabilité incomparable, à condition toutefois de donner de tels ordres aux choses commencées qu'elles ne restent pas en arrière, et que je retourne ici à Paris au printemps prochain; de sorte que je vais me disposer pour le voyage, que nous espérons commencer au début de septembre prochain^. Mais, avant de partir, je compte en écrire longuement à V. S. Je lui dirai seulement pour le moment que les soins qu'elle m'a dit de prendre pour l'envoi de la caisse des tableaux ne se peuvent plus prendre, parce que celle-ci a été consignée entre les mains d'un courrier, homme de confiance qui doit l'avoir remise à V. S., avant que la présente lettre ne lui soit rendue. Il est bien vrai que l'édit, qui a été rendu à Rome, comme vous me l'écrivez, à cause du soupçon de la contagion que l'on y dit être à Lyon, me surprend fort, puisqu'ici on n'en a parlé d'aucune façon, et si c'était

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