A M. TONNELIER
Monsieur Tonnelier, j'accepte volontiers Tofifre que TOUS me faites de me co mmuniquer la correspondance de Marie- Antoinette, quatre volumes, à fur et mesure de son apparition. J'aurais trop à faire si je devais acheter tous les livres que je lis; c'est pourquoi je mets si peu de façon à proûter de l'obligeance des personnes qui veulent bien me venir en aide.
Je vous prierai seulement, avant de m'envoyer le volume, d'en prendre connaissance vous-même, et, si notre ami Dupas en témoigne le désir, de les lui faire passer avant moi. J'aurai, cet hiver, force besogne; et ce n'est pas en un jour que je pourrai prendre connaissance d'un volume de quatre à cinq cents pages.
Je ne tiens pas à savoir si M. Feuillet de Couches est d'origine nobiliaire, comme son nom semble l'indiquer. Ces fantaisies d'illustration me font rire, voilà tout. L'impératice Eugénie est, dit-on, fille naturelle d'un père inconnu; M. le comte de Momy est le bâtard de la reine Hortense et d'on ne sait qui ; le roi Joachim Murât était fils d'un aubergiste, ainsi de tous les nobles de création napoléonienne, et de Napoléon I«^ lui-même. Quant