A M. A. MADIER-MONTJAU
Mon cher Madier-Monijau, je tiens très-fort à ce que TOUS ne lisiez plus rien de moi avant que j*aie publié V Essai de constitution^ de la Science iamymique, ^^,1^ me prépare à publier. Ce que j'ai fait jusqu'ici, ce sont des controverses pour arriver à la science ; et trop de gens, môme parmi les amis, ont pris ces controverses, quelquefois très passionnées, pour des affirmations, pour des propositions doctrinales. Or, il ne s'agissait la plupart du temps que de combattre de fausses défini* tiens; fausses données, fausses hypothèses, etc., etc., et quand, sur ces polémiques, on se permet de parler de mon Système, on me fait vraiment grand tort, et l'on s'expose à être» par moi-môme tancé vertement.
Je ne voudrais donc pas qu'un ami, un défenseur, qui pourra l'être encore, car nous ne sommes pas au bout, fût exposé à parler de mes idées et de moi sans discernement. Je veux d'abord que vous soyez bien renseigné sur ce que j'affirme pour que vous lisiez ensuite avec plus de profit, ou moins de danger, mes précédentes critiques. Voilà quatorze ans que je dispute, envers et contre tous, sans avoir dogmatisé jamais.
214 tÛOtMBBHOriDANCB
Vous devez croire qu'un homme qui a mis tant de précaution à chercher ce qu'il doit croire ou ne pas croire, ne se «sera pas décidé sans de bonnes et solides raisons. C'est là, cher ami, ce que je voudrais vous communiquer d'abord, quitte à subir ensuite vos censures sur le reste.
Gomment ! vous m'écrivez trois pages et ne dites pas un mot de la Belgique, de l'opinion du pays, du vent qui y souille , s'il vient de l'absolutisme ou de la liberté, etc., etc.? Est-ce que par hasard vous seriez de ceux qui ne pensent qu'à Paris ? Alors vous n'êtes ni de votre siècle ni de votre parti. Le vrai révolutionnaire, morbleu ! est cosmopolite en Tan 185it; et je verrais l'armée française engloutie tout entière dans une guarre contre la liberté que je m'en réjouirais. Est-ce que les assassiQs du t Décembre sont des Français?...
Nous n'aurons peut-être pas à attendre, pour ressaisir notre liberté, un deuxième Waterloo, Ce que le sabre a fait le sabre le défera ; il n'y a plus personne, même à l'Elysée, qui croie à la durée de ce qui ejpste. On pourrait même craindre que cela ne finit trop têt. La leçon est trop précieuse, elle est venue trop bien à point, elle est trop méritée pour qu'un vrai révolutionnaire ne souhaite pas qu'elle se proliHige au moins deux ans. Il faut bien cela pour ruiner 1^ bour^oi^ie corrompue, anéantir la grande propriété, iuer le travail et mettre tout le monde sur le qui- vive ? L'année se divise, et l'on peut craindre à tous moments une révolte militaire qui mette brusquement un au carnaval. Priez Dieu, si vous êtes bon républicain, de conserver la santé à Monseigneur et de lui laisser aumoins le temps d'appliquer p^daut un an l'impôt sur la xevenu ,
DE t>.-l. PROIÎM0N. 215
ITimpôl ssr le cantal, en abolissent les taxes ^ur les boissons et octrois. Il ne faut pas que la restauration des d'Orléans s'accomplisse avant que la révolution soit engagée d'une façon irrévocable.
Je crois que nous aur<ms un retour orléaniste. Mes raisons sont : !<> que le parti républicain, d'ailleurs réduit à rim^uissanoe par la proscription, ou n'agit point, s'efface, ou se divise. Le système d'absSmtimt qui a porté de si beaux fruits ^en décembre, continue d'être prêché comme le plus convenable à la dignUé du parti.
Dans deux ans, avec cette allure, la République sera oubliée comme elle Tétait en 1804 : il n'y aura plus pour la représenter que- des patriotes fossiles, de vraies eutottes de peaux, aussi dépourvus de crédit que de génie.
Ma seconde raison se déduit des faits du 2 Décembre. La formule républicaine, la seule admise, la seule t5omprise, c'était le suffrage universel et direct, appliqué tant à fexécutif qu'au législatif. Comment diable Voulez 'VOtis que nous nous présentions devant le inondeet que Aeus venions revendiquer la République au nom du su f rage univerêel? C'est le «îffrage universel et direct qui a tué la République. C'est le peuple qui a trahi sa cause en décembre 4^, au 13 juin, au 13 mai, au 2 décembre, au 20 et 21 dite, et qui va la trahir encore aux élections pour le Corps législatif. Je n'a jamais été la dupe de cette malheureuse invention des citoyens Leém et L. Blanc; mais je l'ai défendue, parce qu'elle est devenue la loi publique et nationale, parce que, bien qu'anticipée dans son application, cette loi est dans la donnée de l'avenir. Or, à présent, je vous déelare que les auteurs du suffrage universel et direoi peuvent le défendre s'ils en ont envie ; quant à
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moi, dégagé par les Caita récenta, Je m'abstiens à mon tour, et Yous certifie que je ne serai pas le seul.
Donc, quand le parti orléaniste servi par un coup de main heureux « vous rendra la liberté de la presse, celle de la tribune, en un mot, les institutions parlementaires, avec les restriction? de 1830 et les réformes sollicitées par l'opposition de 47-48, que lui direz^ vous ?... En vertu de quoi revendiquerez- vous la déimcratie? La démocratie, cher ami, c*est la réaction, cela est prouvé, archi-prouvé. Mais que dis-je ? le peuple applaudira, pour finir, à Joinville comme à Bonaparte. Au nom de quel principe vous inscrirez-vous en faux contre lui ? Je vous le demande. — Au nom de la raison, de la science, du droit, me direz-vous. — Il fallait en appeler à la raison, à la science, au droit (positif, non absolu) en 48 ; alors vous n'eussiez point créé le suffrage universel et direct; les Bonaparte n'auraient pas remis les pieds en France; la gauche républicaine se serait bornée à traiter les grandes questions, à faire l'éducation des masses, et à porter de temps en temps ses vues à la tribune; la jouissance des droits politiques aurait été progressive jusqu'au jour où son tour serait régulièrement arrivé...
On a voulu, nous avons voulu tous faire de la démagogie, enlever le pouvoir par l'excitation des masses; nous avons perdu la partie; cela devait être. En fait de démagogie, les noms les plus éclatants sont les meilleurs. Napoléon, le Juif-Errant ou le Bon Dieu. On voulait la dictature de 93; le peuple a préféré celle de 1 804 ; on voulait de l'autorité, le peuple s'est donné un xr/aitre; tout par TËlat, le peuple dit : Barbes a demandd pow nms un milliard aux richesy Napoléon nous le donnera. Argumentez avec des gens qui confondent de
m PA. t^ftOUDllON. il7
pareils noms dans leurs sympathies, et pour de semblables motifs!...
Pour moi, prêt à tout, indifférent à tout, excepté au crime, je servirai ma cause sous tous les pouvoirs sans broncher d'une semelle. Si je puis raccrocher la République et écarter les prétendants, je ne m'y épargnerai pas; mais je ne réponds de rien. Démocratie pour moi signifie Démopédie, éducation du peuple. Sur ce terrain, je suis invincible; mais aussi je ne serai jamais rien; je trouverai toujours sur mon chemin les mômes lâchetés, les mômes trahisons, les mômes vanités, les mômes envies, et je mourrai à la tâche.
J'ai passé quinze jours, après le 2 décembre, comme u^ condamné à mort, non que j'eusse peur pour moimôme, ni que ma raison désespérât. Je ne craignais rien, et je n'ai pas douté un instant. Mais l'horreur du crime écrasait ma conscience; j'en étais dévoré le jour; la nuit j'avais des visions. Tant d'outrages, tant de hontes I... et tant de bôtisel... Si la raison n'avait été aussi forte, j'aurais succombé infailliblement. J'ai repris le dessus; je me suis dit que l'événement était dans la logique rigoureuse des destinées; je me suis remis au travail, et à présent je suis, du côté de l'âme, l'homme le plus allègre de France. Je jouis môme, parfois, dô l'immense mécompte de cette ignoble race. Ahl mes petits gaulois pillards et babillards, bourgeois bouffi£>, paysans avares, prolétaires stupides 1 il vous faut du pouvoir, et de l'Empire, et de l'argent, quand môme! De l'honneur, de la justice, de la bonne foi, vous ne vous en souciez point! Expiez maintenant, expiez ! Je vous souhaite deux ans de ce régime; cela doit suffire, dans mes prévisions, pour vous mettre à misère et compassion...
Î18 CORttESPO^ANCe
Je De T0O8 dis rien de tous les bruits qui circDient; MBoMadier tous portera une pro vision de ces nouvelles. Il se passe un fait tout nouveau depuis le 2 décembre; c'est, à défaut de la presse^ la guerre du cancan. Guerre terrible, sans contrôle, sans démenti ni rectification; guerre prompte comme la parole, et qui porte avec les chemins de fer, en vingt-quatre heures, les bruits les plus inquiétants, de TEIysée aux extrémités de la France. Nous avons perdu une cinquantaine de journalistes; nous avons cent mille colporteurs oraux de nouvelles. Point de relâche, point de trêve. Tout est cru, car de temps en temps les actes officiels viennent rendre croyable ce que les journaux ne peuvent imprimer. Le capital abonde, mais recule épouvanté. Le travail cesse: en décembre, on accusait la fin de Tannée; en janvier, on accuse le commencement de l'année ; février se passe, et point de reprise. Tantôt c'est la confiscation érigée en principe par les décrets du 23 janvier; puis c*est la réunion de la Belgique, la descente en Angleterre, puis Tagitation orléaniste, puis des conspirations militaires ou bien les fantaisies impériales, des aigles, des costumes et des dépenses, et des pots de vin, et des orgies I... Hier, on dit que Saint- Arnaud se querelle avec le Président et ose le menacer; aujourd^ui on annonce, après les élections, un ministère de commis, le Président ne voulant pas de minis:ires ayant une opinion; le moi, toujours le moi! Le Sénat, c'est moi; le Conseil d'État, c'est moi; le Corps législatif, ce sera moi; la garde nationale; moi; le corps municipal tout entier, encore moi 1... Autour de m>oi, solitude, silence, secret. L'empereur est un homme qui, seul entre 36 millions, a le droit de parier, d'écrire, d'ordonner, de légiférer, de gouverner, d'agir, de penserl Aussi les
conséquences se déduisent tous les jours. Uarmée , disait-on, doit obéissance passive; en conséquence, la Constitution de 52 lui ôte ses droits érecloraui^; les officiers, qui se croyaient Inamovibles, s'aperçoivent qu'un mot du maître peut briser leur carrière ; n'est-ce pas justice?...
D'un côté, Tempire c'est la contre-révolution, la guerre à la république, à la démocratie, au socialisme, au prolétariat; mais la bourgeoisie proteste contre le despotisme, s'isole, fait le vide ; si bien que la politique impériale, condamnée à lutter contre le parti populaire, condamnée à faire la guerre à la bourgeoisie, hostile aux prétentions des militaires, se trouve de fait n'avojr d'appui, de base,'de solidité, d'avenir, de puissance, de raison, de justice que dans ce moi, qui n'est certes ni celui de César, ni celui de Médée.
Le prince est de plus en plus sombre et taciturne, affreusement fatigué. Il travaille seul, ne se grise point comme on disait ou du moins ne se grise plus, mais plus passionné que jamrib pour le sexe.
Je vous dis qu'il nous faut deux ans de cette tyrannie immonde, deux ans de cette débauche monstreuse, où la France, ses trésors* sa force^ son industrie, sa gloire, toute sa richesse, en ui^ mot, est jetée en proie au plus obscène, au plus exécrable des maniaques. Notre nation n'a que ce qu'elle mérite, puisse-t-elle seulement après aroir été châtiée, faire à son tour justice de ses corrupteurs et de ses Judas I....
J'ai été deux jours fort inquiet de vous. On vous disait tué sur une barricade, et franchement, je vous croyais très-capable d'un pareil coup.
Enfin, nous en avons été quittes pour la peur : je
flO CORR£â>Ofa)ANCË
Yous en félicite, et vous en témoigne mon contente* ment.
Mes respects à W^ Madier-Monljau, s. v. p.
Je vous serre la main.
P.-J. Proudhon.
jP. s. Ne communiquez rien de moi, et soyez prudent. J'ai encore trois mois et demi de prison....
BE P.-J. Prt(H)WK)N. 221
Sainte-Pélagie. 28 fèrrier 1852.
A M. MARC DUFRAISSE
Mon cher Marc, la personne qui m'a apporté votre lettre vous rendra ma réponse, qui, naturellement, ne vous portera pas de nouvelles fraîches. Je suis donc réduit à peu près à de simples impressions, tout au plus à des aperçus généraux.
L'opinion généralement répandue à Paris et en France touchant le parti orléaniste est diamétralement opposée à la vôtre : on croit que ce parti intrigue, agite, conspire; on le croit si bien, que la Gazette de France croit de son devoir d'attaquer de toutes ses forces l'orléanisme, ce qui fait grand plaisir à L. Bonaparte, et que les républicains en tirent un argument de plus en faveur de leur détestable système d'iabstention polémique et électorale. Il n'y a pas jusqu'à la Presse qui, tout en attaquant assez vertement le Constitutiormel et VUnivers ne prenne soin de signaler une nouvelle prétendue fusion des deux branches ; comme si la Presse avait le plus grand intérêt au maintien de L. Bonaparte, et à l'exclusion définitive des anciens I Avec ce système de diversion et d*éffacement, le régime actuel se prolongera sans faute, et si jamais il venait à prendre fin.
ce ne serait pas la démocratie qui lui succéderait. Décidément notre parti est bète.
Du reste» on redit de plus en plus que cela ne peut durer; la bourgeoisie s'aliène résolument; le paysan comme l'ouvrier, tout souffre, tout se plaint. Mais de là à agir, réagir, résister, il y a loin; et sans action, la colère s'en va en fumée.
Vous voyez par les journaux que toutes les fondations libérales s'en vont Fùne après l'autre ; après avoir été au jury les délits de presse, on le décharge d'une foule d'autres qu'on renvoie à la correctionnelle ; enfin, il est question de ^.upprimer l'Université, et de livrer tout uniment l'instruction publique aus prêtres. Cette démolition du progrés accompli, ce refoulement d'une société devenue adulte, vers le régime qui présida à son enfancei ei^t le fait le plus audacieux et, la première entreprise de ce genre dont il soit fait mention dans l'histoire^ Kous verrons bien ! .. •
Pour moi, mon cher ami, je compte peu sur les hommes; )e les vois trop lâches, surtout trop ignares, pour en attendre aucun effort. viril. Mais j'attends tout de oMe i7isurre$tion des choses dont vous parle;s; et quant à celle-là^ je la crois d'autant plus proche, que le i^sième se développera plus yite. Il n'est pas d'intérêt industriel qui ne dépende plus ou x^oim directement de la. chose publique, c'est à-dire de l'impôt, de la liberté poUtique, des grands établissements de rÉtal^ Or, quand toute initiative dans la chose publique est enlevée aux citoyens, quand nul contrôle, nulle publicité n'existent» c'est absolument comme si on leur enlevait la direction de leurs propres affaires sans que la plupart sachent pourquoi ni comment tous sont fcapféSi et dm&levir propriétét et dans leurs garanties,
IMS P--J. PROUDHON. H3
et dans leur crédit, et dans leurs prjvlsîooav Oq travaille en eau trouble : c'est-à-^dire <iu'ôn cesse peu à peu de trataillerj parce que travailler, 6'eSt trop risquer.. «. Il est une autre cœisidération qui me donne espoir : quand la démocratie se sera décidément édlpsée^qii'on ne combattra plus pour le salut de la société, alors il faudra bien rendre à la partie adhérente du pays eietie somme de liberté dont elle a besoin, mais dont elle ne sent pÀs la privation tant que la passién l'aveugle ou la distrait. Bn un mot, il faudra bien que FÉlyséë compte avec ses propres partisans. Tout le monde ne peut pAs . être reçu dus Tuileries, obtenir une pensionyune place, im grade ; tout le monde, dlÉr-je» ne peut pas avoir part au gâteau impérial. S'il y' a beaucoup d'appelés, il y a nécessairement peu d'élus. Or, àceiutquinedemanâsftt à l'empire, les insensés K.« que âécurUépour leur travail, leurs propriétés, etc., il faudra bien trouver des compensations. Oii sonti-elles ?..• Ima^nez que deinain, par impossible, la France entière soit élyséenne, eUe se trouverait^ ipso fado^ dans Topposition !•..
} Certes, ce que je dis là est infaillible, et ce despotisme ne saurait durer ;. mais cette tertitudè ne peut suffire à vous îA à moi, cditlenter des cœtifs libres. Nous voulons une solution, là plus^ prompte possible, et une expiation. Eh bien! je ne la vmÉ: pas encore surgir ! A Texceptloii de quelques démocrates encroûtés et plus braves au café qu'à la bataille, le peuple est mat et maté : il ne faut plus compter sur lui. C'est une masse inerte et passive , la pépinière oîi naissent et . grandissent de tëmpls en temps de nobles et belles individualités, la matière dont on fait des citoyens : ce n'<est point une société, une cité. La République a fait erreur en 48, disons-^le résolument; en prenant cette masse
tti COBRKSPONDANCE
pour soaveriiiDe et inspiratrice, quand il ne fallait y voir qa'une collection d'enfants mineurs, incapables d'exercer leurs droits, ni même de les comprendre. Ce que nous entendons par Peuple est toujours et nécessairement la partie la moins avamc^ des sociétés, partant la plus ignorante, la plus lâche, la plus ingrate. Aussi, ceux-là seuls font de la démagogie avec avantage qui, comme la branche aînée, la branche cadette, les Bonaparte, semblent au peuple des êtres au-dessus de lui, qui parlent par leurs noms à ses instincts barbares, pour De pas dire brutaux. ••
Rien, rien, rien à attendre du Peuple. Un colonel peut arrêter demain le B., le jeter à Yincennes, puis présenter au balcon des Tuileries la princesse Hélène et le Comte de Paris : le peuple applaudira, tout au moins laissera faire. Donnez-moi un million, et je me charge de la Révolution. ..
C'«st aussi là, mon cher ami, ce qui me rend redoutable le parti orléaniste. Il ne lui faut pas tant de monde, pas tant de bruit pour triompher : un bon petit complot de palais, un coup de main militaire, et c'est fait. Protesterons -nous alors,' nous les républicains ? Au nom de quoi ? Au nom du Peuple ? Ce serait par trop bou£Eon, le lendemain du 20-21 décembre. Au nom du suffrage universel ? C'est le suffrage universel et direct qui a tué la République I...
Mon cher ami, quand je songe à toutes ces choses, je me trouve dans une perplexité croissante. Si je ne vois que là peuple, je suis forcé de convenir qu'à son égard le régime dictatorial de Blanqui, L. Blanc, Cavaignac, Bonaparte, est le seul rationnel, et je m'humilie devant la logique de ces grands penseurs ; si je regarde les classes moyennes et supérieures, celles qui représentent,
l^i|ir^ lèdltilS^^iràiiibréxfsds rlél Ârdt èl^^^I)^ liberté, j%ti4WdMt'fe^éjeteT tbtifi lès'^ui^ètttôràentô, à prof l^siterlbtljdiVs^'fcé^elï'dant; tnbrf niândai^ 'de^tnèôië't)eti|)lë c(c^y(i6ïbhoL4hmiaMté/^& compte ^<mt •èiîriél* dii4 î)âd', ^ et je' tte tf éWatià^ cdtotdéûi ^hom ttiô afe IIBèHé; • de' «rbity dé ï)îli\ôsoi)hie , je' FèuièTài môti liiiiï- 'é^*ï)'ôtit êWiploJrôr Vi^à^vià du péùpte, etpar^ ctoïliliré^ ^bti^- fâ{'rèf»pésër'Var iaclBiôfee rtiôyenTie, à* tnojûs 'qHë je ne Ty associe iôûtfenlîèWi un -régiài^ .d<eM(fei>pfètisrntfe 'èm\*)^litifë àîlcHis lei iytà'ns aticiene et iiodettoes ? «' ^' '^ - J^aifeètii^cék jourâideniJertr, de L. BùiïCi uûe kuVe i*ôû^ laqilellefl seiplaiàt'qoi Je luî^èi 'impuîtô id*avolr ë^jiT^feiltîr 8f*îc(]iù|)^ d^Éiat di2ï'2î Bébèdbmj LeMt^lqu!& le bruit en a couru, mais à coup- silr je li^eli èuis» pà$ 'y»utfeut«. J'%1 irëpôtlduià ïi. Bltiiûiovpour le i»eiï$eigoer <iii^d9^'qaii5ë^i>adde kistm endroit, et lui abd^^qb^ën fin de compte, il avait tort de crier à la caloimiie^ pèroe 'quelé vW^icrflômîiWâei^f; iB'èltiuî. Le pèreideL; Bftinc ^' ÈiêriiJ te' *oi' JVysëpH ; 'm' m^te «si tmei Poaaso^^âil Botgolui-même à fait le voyage de Ham pour y fvSôitjerliiOUîs Bonaparte; en 48, il a parlé en ftiteui^ de «onrippel ; ses idées socialistes sont identiques à celles du prince, tout le monde dû' màinâi croit le voir et Taffirme; c'est L. Blanc qui a le plus contribué à populariser l'idée de dictature; c'est son ami Pierre Vinçard, qui, après le coup d'État, s'occupait encore, sous l'état de siège bonapartiste, de vulgariser dans la Presse le régime corporatif; est-il étonnant que le bruit soit né dans le faubourg que L, Blanc approuvait le coup d'État de Bonaparte?
Il y a des gens qui passent leur vie à se justifier, sans s'apercevoir que leurs idées et leurs actes ne cessent de les accuser. £t cela raisonne politique!..
CORRESP. lY. i5
9m ÇOWWWp?^A?ÎÇ«
K<MI0 oonUnuoQS i bire des 8QUiciMitio9$ 4? c^pîl^ pour noire tiineus^ biograplûe. — l{i(^e)let coi^^eiitir^U i y prendre piiri; U en écrira à E. Quinel. Maî^ nous aonmo^ encore loin de la aomine demandée par la librairOt et je n'ose espérer que npua Tenions à bout 4^ réaliser çn^ grpupe^ Nçs amis in'aasurent cependant que (>û,000 francs seraient déjà souscrits. Je vous STOue, du reste, quex^elle entreprise m*effraie : 50 vol. in-8<^^ 2 col.^ il y en a pour m ou. Eh quel labeur {.«.
J'ai conçu ridée, plus e:9:écutable et plus eC&cace d*uoe Xecue ieHomadairi. Quelqu'un de fort rich^ se déciderait peut-^re à en faire la dépense. •** Encore un projeta nen point absirde, mais qui aiiesie notre profonde catastrophe.
. Je pousse mes étudeg, e| quand Je réussis à me diiâtraire de ee qui se passe, Je ne suis point trop malheureux.
Ave^-fvous vu lIiadier^Montjau? J'ai répondu à i ui^e de sea lettres par sa femme, qui doit être maintenant aupoèsdelui^
A vous tout entier
> Pw-J. Proudhom.
iphii MfiWffw. m
gainte-PèJagie, 1^' mars 1852.
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^^ , . 4 M. MÀRq BU^RAJSSE^ . i^
Mm eUet M«rOi j'ai répondu à' totr6 teitfid t^^t 'lèf fttèHië oéoai^oBf qume ràvaitappôrtéèv mate qui partira je ne sais quand: J« t6ua adressé dônciceUd-d pat là poste, k eéllrité ded éffiiirea m^en faisant une nécè^âilé.^ ' J'àî vu Mér notre^^ libràlrte, et Yôici alir quel pied il enl«nd faire renlTeprise. \ '
^ ' LMdltioti aurait d6 40 à SO yoI. Iû-8* de 40 feûillfefsî 2 céK — (En ma iqualilé de dltectônr , Je tâdhéi^âid qùë èelàn'allât^paB âuiieîà de «0 -fol.ji
Le travail durerait six %nB:-^(Je ferait en fiorte qu'il n'eÀ Aifâl que trois. J'aime mieux jlariagèr éVec Un phisigt'anâ no'àibte de t^édacteutd; qUé d'Aéttii^r là
besdgne.)' ^ ' ' ' "'
-Le Hbraite ttaiterail ditacleineut avë6 le dirëcteu?
pour toHt ce qui concerne la rédaction, et verècTaît Une
é(M9ime de 8^900 fraUcs par vol. de 40' féutîleié, soii
200 fronés k feuille; -^-i- ce qui laisse nae assez belle
marge, e^ ue comptant anx éartvaiûs que 12S francé
ffmiDmtèmyét lèdssàùt 78 francs it)0Tîr là dirèètidn et leà
frais généraux; (je tftéherais de faire sUf ce pomt une
réserve peur les cblkborateurs qui y auraient conôumé
tout kur temps et téùtes leurs Jouïiiéés;) -
Enfin, ledit libraire s'engage à conduire» quéi qu'il arrive, rentréprise à fin, si une première mise de fonds de 100,000 francs est fournie ou seulement souscrite par des caipitalikes sérieux et solvables; ce qui revient à peu près à ceci : que sur une avance d'au moins 300,000 francs , MM. Garnier frères en prendraient les deux tiers à leur charge.
Il me semblé dbûc que< qtiaùd'uiie lÂaison, riche^ solide, menant bien les afiaires , comme est celle de MM. Garnier , expédiant des navires entièrement chargés de livres pour Rio- Janeiro, etc., ayant des ç^rç^Qp^ta sftç tpu^ VEurPB^iil'Asi^pt r^w^ique, doï^ne unei gp^ntifa^parçill^, il y;a.;p|Q^ri^^^n^il]l|9lw ^p fpv^^^ q^el^ques chanqas de s^^uirité, et 4e succès» Cestu]^econsi4érati,oa àfairQ,irftloiriav^forcQ.i >! i 1^ Çnfia, ÎIM, Ga^rfli^ ) #ccqr4^tj au .ç^p^talp,rôté'une part de bénéfice net de 3/10, et à |^ di,i>ç|Clt^. ]u#q auiUre part {^fi]^ftr,nji^téri^repaepV (Il pst entend^, je p 'ai. pas pesojp, de vous le dire^ que je jne cjiajrger^i ainsi de rémunérer ceux des çQU^Qrat^ur3 qui sfd ser^ex^i y<)U!és avec n^oi, tout, entiers^ à VafiÇâire^) i . . , . j j,,JL'^ s^'ofir d^ BruxçÛçs pe\iti vous permettre. 4e ^rar y^iU^r^QUtaus^i^bieP; que qel^i 4ei Pwi|,m# jeu^ doute pas que vous ne trouviez dans cette coqpéiratiiOQ^ l^jvec le,i>aiî^,quptid^çn, ^n g^apd ^.4PHPi^eppcQiit,?^ Texil.
]^arlez djonc fiu;?: pei^^ppjies de y,ot,rç popuaissajaqp à» l'utilité ^t .4^ Vi^FP.9?^^*ï^P^'d^ cet^eçf unri;e; :écjrive?^TW à toutes çeiles^q^i ne spnjt jp^oiut près dp vçus» A . Cie^i-rlè potaqf meift q^i . a: pii^ jtaat iijp<pirjLp,sçwrjt dcis rejpréjr sentants (^éppirt^, ,ei^Vii,, flfip^.c^HP affaire, pp^wr^t
\n??.^ ^^ ffof^,,9gfS^9?^JmS B^^^ff-^l^^ t§iïXHS,,^ftp ,q^ft 1^ travail soit mi^ ei^ {^^^^fl^aVî^plHS,i\fi4§ pu.§l?fti^îipHO^«r,.. !
DE P.^i. PROUDHOÇî. i»
Un de nos amis, le frère ^u brave Langlois, qui est à BcUe-Isle, y mettrait 15,000 fr., et engagerait Amédëe à en faire autant. Ces deux amis seraient au nombre des collaborateurs. Gallot nous dit qu'il a trouvé un souscripteur pour 30,000 fr., mais je n'ose compter sur les découvertes de Gallot.
Nous frapperons ces jours-ci à la porte d'un personnage picunieux et qui pourrait, à lui seul, faire moitié de notre somme :' alors Vâffâiré serait lancée.
Quant à moi, en particulier, je ne vous dissimulerai pas que le fardeau d'une pareille impression m'effraie, et que, s'il ne s'agissait que de mon intérêt, je ne l'accepterais point., : '
liais j'ai à c6té de» moi des amis, pères de^ famille^j instruits, hopnôtes, qi^'il faut soutenir et {aire tifar. vaiUér. Je mi résignerai doiic,. d'autant plus que lej libraire Garnier y tient essentiellement, a
V Faites donc vite, afin de ne pa^ nous laisser distancer par les concurrents, car il y en a. : il y a M. Didot, il y a le successeur ou, héritier de, Mipband, et Ton nous parle d'un troisième.. i
j*ai fait remettre chez vous les quelques volume^ que vous aviez laissés à Lafont, qui doit être parti, maintepant, . ' , ^ , .
Je vous serre la main, mon cher Marc, et vous, ri^commande par dessus tout, dans ce pa;s à bière, de. soigsker Vôtre santé..
Tout à vous* '
P.-J. pKOUDHOK.
J^.'S. Voyez ai;^si s'il ne serait pa^ utile, en écrivant aux personnes de Paris que vous pouvez présumer, bien disposées, de me les àdcesser ji ^pi-mènie ; jf^r le^r fournirs^is kom renseignements^. . . , , ;
»0 GORBESPONftAKCC
C mars 1852.
, ■-•.■ ... . • ij
A M. CHAEyt^ EI^MQND
Mon cher Edmond, voire jdernièrQ i;ûè .protuvQ v^e fefe de ^luâ que 1*6x11, coI^me la prison, faït à^raiîler leJûgemehlJ J*ën (Ire don<^ celte ô.onséquenc^feV qû*au IFéu dé voué feuîvYè en Sardaîgne, en Amérique, e^ Hollande, je n'ai à m'occuper que d uiie chose, c est de vouÉ( guérit, et pour cela, de voua Mre revenir ici etpirès de liioî. • . ,i v
f Jn bott tiers dé voire éptlre ne ren fertile que ^è& plaintes lamentables sur Tabandon que lioûs fai$o|l4 de vou«, sUr les douleuré de cette séparation cruelle él le saérificéqùe vous êtes pfôti fbire, si Je te demande, dé toutes vos affections. J'ai le malheur, en ma qualité de rocher jurassien, dé lie pas prévoir dans mes leitrès ces grandes cott^tèrûatîbns de mes chérs cofreepondaiib, iet je ny suis, je vous l'avoue, guère plus sensible. Maïs cela n'empêche pas quÇj je m*en offense t qiièl droit vous ai-Je donne ae penser que nous songeassions à notis passif dé ^dus^ Quî vous a dît oue iiKi pensée la plus fréit^àièhlë, dans ma pi tison, n'était pas de nous rélliei^ lotis, et tetix'de Belfe-lsie et les éxil&? Oii a^fezvous vu que j'eusse pour principe qu6 la totnilley a le
iiàh- h' Ybàtainon, A'^igéT \t mon d'trû &4 êes membres ? Me cothaissea-tôtiô si mal qu^ati contraire vbtis ne me ^rôyèz toujours disposé^ à eatigét que î« famille tout eh (îèré s'expose à périr pour ëaûtèt Tim dés siens? Et éette dijfférence extrême entre le système comthùniste et le nôtre, àveî-voûs pti croire qu'elle^ n'était pad dat^s ma coniscîencé dOmme daiis'mes idée^T V6i!f3 êtes niï écerrèlé, mî inanîaque, xtn càtemnîaleirr, un iûgtat!... Voflà ma réponse à vos jérémiades»
Otiî, tôtis reviendrez ici, je le veux, et cela feeftf, ehlendez-vctiÂrî Et thet meilleure raison, c^est que cfelaf est inffi^p^salile à la vôtre ; li'est qu'après tous a v^ir ïu, je tué défie |)his que jamais de vos imaginatioBs rfe quitter la France et d'aller évangéHser les Anglo-Amé-' ribàins'. Cést ici, Vous dis-Je, ici, sotts le Sabf^ dieS' Bonaparte, sous la féniletleè jésuites et le lorgnon dé lapoHce, qiié nous devons trarai&er i( rémftndpalton du geiifre htimàîn : il n'y a pas, pour nous, de* feid! pltis prorpic^, de terre pkis fertile. Ma rtsistafncé à vossdHcitatlons prend toute la tournure d'un paradoxe : tant mieux ! c'est qu'elle commencé à être vraie.
Vous nô comprenez rien, dites -Vous, à la poUtiqué dii gotivértièitoent de Décembre, tout ce que voufs y ro^ez est un despotisme croissant qui bientôt dépassrera celui dé Prançôiâ et dé Bficolas. Et, là-déssns, lea phls' beaux raisonnements du mondé pour ik>us faire tous expiàtrierl»w.
Ce que c'est que d'être dépourvu à k fois dé éïaîrvoyance, de éens pratique et de philosopbie!..... Eh biéti! mon chét fidmond, je me botnertii * vous liidi^ quer îcl quelques faits très-ofBciefe, pkisT sûrs iddicatèurâ que toutes vos déductions et vos renseigne^ ménts. '
1<> Le gwTeTQei^ent de^L. Bçisi^pçtTtA, avec t(iut «pu. arbiUmice, o© fait p«a ce qu*U yçut ni da^iste-polj tique QX!téri?ufe^ oi danS; riptéri^Mr; auv dehors, il v^ulftit s,*QiEipfirer 4es,la Brigiqi*6;,le d^ret d& réunion a été^ iiQprjini, un de DOi^awiaVavu, tout la m^udjB lésait. Eaipâehé:p«ir.rupaBijai9it<édu çoQçeU et surtout par h. pfitç de la Bussie,. il menaça la Suiafe, rA^nglçtarre; TAnglefterra prei^d . aef m^surae^ se rapproche (eu ap-«t parence) dea puiasaucea de la Saluer A-Uiaçco ;^u.,pre- , naiU ua * iuitii«ière tory, et ^n rnéme tQçips, riiiaipMf pt ladroitd'a^ile et pronaet son appuiàlaSiufs^* /T ' ■'■
, L. JBcHiaparte, fùMl un grand homme dp giJjaiTÇt,: n*aura pas la.Caqulté d*avoiraw 'Maif^ngo: ni <^o^ km-i tarJitE : après r^trangar^ Ja iii,apsf^, de ia npUoi^ y^ ip^pugne, ne veut pas« Poutez^vo^s qu'en jdeu^ ans uiir despotisme! cqn4amn4. à la pi|ixso^tuft^?«,f. ^ ^ . .j
, Au ;dfldana, t. Pwaparta est arr^^,natndaM9s aesf ^XQ}^U focialMe^. {ioti^scbilds^e^t placé apug ^.piTPr!) tBjotioA dju (di^apeau a^trit^jeniJefs bauq^^fs. boudent, ^ labaurg<^«Qsa riSTOfi 4vq^W çlaC^^vaJgç^iMV^ ^i^tri^r^
le Constîiutiqn/fUl px:9testent ayep ii;^diguat|p|x coinira les. iHi^tjs ^calamniew 4a spcialispE^ vgouveruap:vej»tal^ f t, jK)ur arrèt^er le Présijdenti compinooa^tl^nt ainsi, aa..pul^Ti^ tique. L» B(iaiapaf te* da par s^n.pariiy na^sera pas v^ l'j^rgMef il nfa j[e.latit^de, ^^pam l^aeatfr^i^^lea, Qpstva^si \e^ ^os iraiie9mU^, les d^ao^uti^ns^ pt,Uml}f^i menu administratif et policier. Doutez-vous qu'^ deuxansUxutjçeiafoitiis^? ■ r - J '' ^ ') ,r 30 Çopafj^rte, aii?pi tir^Ué, fei)l;4onç dôr^cfe^Éi^W réfui^twtmwo et consirtçUevr U>ni à If ^is.^ Ila^a^iyé^ la Fraace^ du pillage, ^ rat^isa^e, de- Taiiarehie, d^, la guiUQUï)e, de. la, projmjscjuiit^ ;, fart, J)jipnj 1^ ^\ij\kr, d€&su5, il ne se soutient que par là. Mais il conûaqae:
leS;propnéWfi^4®*,dI9rlé^ns,ilferççie les éte^jliasempnts d^3 çitoyep3 q^ui lui déplaisent et f^it IreTOb^ei; tou^ l€fj con^ynerce et rjnt^uslriie. Il vient de rendre,^ forcé et contraint ps^r la nécessité des cl^ioses, li;ois décrpt^ qu^'o^ pjourrait.preaiijpp pour une miniature de ma.liquidation sociale : 1® Le Crédit foncier; 2** Réduijtioû du ^i;xde. rç^çppîpjtei \a B;?^que ; 3® QrganisaliQçi| du trayaUv daps lea.pirisQps. Tqutcela^jîea conviens^ est uije fraisa à la, gueule dii loup, une linotle jeiée à un tigre. MaisaUea^ qge,la. ^ète Cérpce ait goûté du ^ang, et ypps ve^jfez. S'^ j^ a uJïe,te^d^pce..l^vé^é^.da actes 4e,
Bo^i|Pf^ifte,^e'e$t 4e substituer au^ fortunés iudépen^ dja^te^^ les fortunes, provenant des emplpis, publics et 4^ la x?iunijSçi^^cft de l;Éla^..c'fest, exi u» papt» la guerre à labourgieofcie,., ' /:< : ^ .. ! ., „ , \
.Ot, yoye;^ ici pjaUi;e le gàçbis* ? - - r
Jiô. litre -de Bonaparte, c'est c^lui 4e comerdotçur de la\ iQÙ^p^t et le voilà, qui e^t forcé, tout en .sévi^saAt contre les révolutionnaires, de sévir a^ssi q9uti;e les bourgeois; il ^établit les titres de noblesse, xnais il ac t^lèce, n'estiine^ue ceux qu'il dpnûje ; iltiept tout4eUanpéet, mai/3 ei^^v^tu du principe .despotique^ il annule les diEToits^ essenitiellemient a^iZf ,d^s of&ciers, il ôte aux| militaires le droit électo^l, ij réserve^, ^a crqix pour les, grades supérieurs et n'accorde aux inférieurs qu'une
médaiUai, . . - .^ ^ ^
li.décr^te dans sa, Cpnsi^utifm un Corps, législatif ,: élu par l^s. citoyens «niais la, logique de Fai^oeratie oblige préfets et joujrnfllistes à4écla;rerr quje toute élejc-r; tipn4'o^P93it|oQ,eçt,i^Q^'attaquei,auz droiU du prince, u»e contradiction, a^réju/dju.peiîpl^,. un négation de^ sa souveraineté!.*. . .». ? ..^ ,, . , *. •
Bonaparte, en faisant une Constitution , r^onpi^t.
par IS même tin iroUpultUc, iyû drôii ^tfi?, été., etc. fib bîeni toutes ces eWes, il ks viûl6 |<^urti€âlemetii par des décrets émanés de ^ôn plaiàir; paf des lettres dte cafchet, des arrestations, expulsions, perqtiîsîtlons, siâisies arbitraires. Tout lé nioiidé, à Parî^, proclame cette vérité; Û rCy a plus de garanties ! ' ^
Doutez-vous que cette doûtradîclîon i)eriiianente, uniVerséltè, flagrante^ dans un temps dé paix, ne soulève bientôt lés espritsl...
' Bonaparte pose en principe que le Corps légisftiUfv^ rifie les dépensés, contrôle le budget ; ïnais fout âudéitôi il annulé cette disposition par les difficultés ctull crée; contre les éventualités d'un refus. Nous sômtneis censfi consentir le btidfeet; daoô la pratlqfue, rftnpôt est pri^ sans noire consentement. Je ne dis pas que ht ferbè hé puisse un temps faire retitrer les dôntributioiatâ'; lïiWis Ce que JeWe c*est que la forcé 'puisse àisftsîmuiét cééle contradiction, Cette violation ; et je dif que c'est là priScisément Ce qui tuera Bonaparte. . '
' â»* Bonaparte, ainsi placé daiis nne position ésâèïi-^ tlellcmént abusive et contradictoire, est cohdamné dané sa politique à meûtir, mentir encore, mentir toujours.' Le fticnsoùge est îe Couronnement de son système; te mensongéy avêè la tefHwrtilBi corruption^ roifei là tti^é^ boiiapartiste. ' .
Ainsi, il n'ignore pas que la confiance n'est pas* rétablie, cette fàotéiisé don^aâée qtii nous a tatjit diVeriis souâ M]ff . Barf ot et Paucbet. Sàvez-v6us^ ée qu'il fait? Par ordre, la Bourse tnonte; léà transactions sont fauissées par les tnènàces du pouvoit et rintet^ntiott de séâ îïgenls; le cotttt^ dés^ tontls, ceci est reconnu, fe cours , tel qu'il est chaque jour annoncé, n'est phtô' qd'ùhé Bèlion. '
ce/'coi!nf)të teridùdppbTtaît une lumière douloureuse sur rétàt'dti commerce et de l*iudîistf lé; Boiiaparïe ordonne qtf il ne serti "piibltéqu^tou^ lèfe ^î'i T^ow/ ' C'est 'encore aînsî que les ordoûnancemeiils dd dépenses né sont plus insérées q^vl Moniteur ; elles figurent senletnént au Sîdldih destoîSy que persoiitie tie lit^
' Bonaparte est un lomtèe qui, pour donnèi* cônÔancla à deà gens qui voyagent, dans Un souterrain', ôrdonneraît d^'éidridre' tes flambeaux} pour vous^^ rassuret îî fous ploT]ge dahs lés ténèbres. Casse-coù ! douléz-voU3 que (ié régime ne nous mène droit à une catastrophef Oh parlé d'une ptbclàniatrotï de riEtnpiré pour le 2ff'inâlrs, ou au ptus taîrd'pour le Î5 août, et il faut.y croire. NôuS àirfons? uu cmpérexlr. Atbrs, n'alurélleihènl, leii' feitltilmUbny de rhoràme seront augridehiées ;^ éelles'dés corps ébhstitute amoind'iie^: Nul» si "ce h'ést* Bn^Bbùàpatté,' né fourra "penser, parler,' agir, tfous reverrons les inrraclesdii despotisme itttpérîaU sous lequel là Éfianié d'attirer à Pempetcur toutes IteS affeTres, faisait • liértclîter leij Communes et les déparlëftients. C'est une chose* qù^on a oubliée à trbvers le bruit des cfeimrpsignes et des invasions, mais qui est vraîê. (?uaûd Nîa'poléôn JPaî^àît tout, îl né se fallait rlën \ On rtiourair. Il 6e tn*ait d'embarras par la guerre, le charlatan, et dfaftart'dë MôSCdii ûti décfet sur les théâtres^, mais slt eût été réduit à Tinaction, il n'eût pas résisté dfeux ans è/ l'opinioiii • '' ' ■ '' ' ,
"Au' lîeu dfe lire lés biavâi'dages des îburnàlistes et' leurs însipide» cômrneritaîres, au Heu de Voua abusé^ vous-même pèir lèt contèmplati(5n d'un désj^otistne qûé vous Mijpoéëfz lo^iqtm ètf lUi-riiétïié, ét^pètr l^onsé^'itent capable de durée; regardez aux actes, Cdtïi'j)ai*iez-ïés
236 COURESPOfil^ANCE
entre eux, analysez tout, et vous Terrez bientôt que la cofUradkiian est partout, la contradiction, c'est-à-dire le néant, la mort, Timpossible, Bst-ce que les anciens despotismes, celui de Louis XIY, par exemple, de Nicolas lui-même, présentent rien de pareil ! Le despotisme de Nicolas eei fondé, quoique vous en disiez, sur un élat moral et intellectuel du pe^le, qui équi-> vaut à un Qanstniement. Il y ik accord entre le tsar et soA peuple, entre le pouvoir de l'un et les institutions de Vautre; comme il y avait accovd, au 20 décembre^ dernier, sur la question de dictature, entre la penséa des masses françaises et Tambition de L. Bonaparte.
Mais voici où commence pour nous la différence d'avec la Russie^La France, égarée par ses terreurs, ses cons-<^ pirations, ses besoins» ses tendances» ses souvenirs^, voulait bien, en décembre, up fpuvoir fort, un despp-*: tisme; mais ce despotismer est.. inconciliable avec s^. mœurs, ses lois^ ses institutions; inconciliable avep les intentions mal dégagées de ceux-là même qui le voulaient; et, pour se soutenir, ce despotisme est forcé de mentir* de vivre d'éclectisme et de contradiction ! >
£t vous croyez que cela puisse durer !•*• , )
NoUfl non* Je vous dis, moi, que le branle-bas a> sonné au 2 décembre ; que la France, à moitié folle, en se jetant dans les bras de L. Bonaparte, et l'Europer siupide, en y applaudissant, ont ouvert toute large et béantelac^aracte des révolutions. . ,
Il est possible que pendant un an, deux ans, la- France reste immobile sous le. cbàtimernt;, cela même entre dans les Jiécessités de la crise, mais il faut que,; tôt ou tard le volcan éclate comme une bombe chargée de poudre et hermétiquement fermée que vous jetteriez,djans-uu- brasier. ; , , , r , . c^ ^^
:: » Ilcëst dôilp^pbs8ible» penr^ en Te^rénifi è hotLs^-mèmesi cpierhieii loin.^ei uoua puissions^, «dfici à d6VEx ancr, Vo\»» ravoir & Paris, Je: s'ds moi-même^ eixpûlaé à • ma soxîile deipnfoiii L'écleotlbmeTéyolutibnDaiTe d&Bo&a-^ paitte peut produîire ce 'résultât tOFuI auipsi bhn qu^lè résultat contraire. Dans ce cas, mon parti àera >biéQtM piris il le, décroît ,d>xpwi«ioja. , w© ^.rouv^^re^ , prtt, ^t jei ii'ai ^^plle,ap|l^élfen?ip^,4çl }a|;ao/»t^lgi?;. , c
,( Miaiif, céder rquan^ ri W ne m'y fpp<>^„ dpn#*^rà mw ^ouT 1^ .^Igi^al.dÇi \^ fi^l^âçlei, î\i\v de, Paris quaad.lft$ dç^iioées. du ,m^^^ ^7ïi9mni^l aba|n|dQi)j\^ Je, pqi^e quaiid rtiQura de ta cris^. ^PprQçbe I Yqu^ ne piefi^icez jamais ei:^trerdjai;isi^tétQuu3.pf^rjwUô , ^.
.^^^'aijété iéç^oiq^,^^,D^ vie,, d'iime situeitipi^ toiut,;^
L'année 1825 fut la famei^^r,.a;m^^ dça aaia^iûi;^^ Elle fut suivie du jubilé général. J avais seize ans. T^ôutè la France, efatraînéë par lés missionpaires,'.se cbrifeséa; communia (vôtre seryileur excepté), dfevint èagote, jésuite, margùillière, fit acte, en un mpt, dé «ontre-révolution. A Cette époque, Rousseau, Voltair^, étaieit maudits ; les jeunes gens portaient des scàpulaires, les jeunes ûllés étaient toutes embrigadées sous léô drapeaux de là Viétgé ; le testaient dé Lôi^is XVI était appendu dans lés ménages : c^'était uile adoration universelle du bon Dieu» dés prêtres, dû roi^ des ^ritices;' les libéraux n'avâiétt pas raison.
Cette recrudescence de dévotion, de piété, de royalisme, dura jusqu'en *1829. J'avais été témoin ^e la ferveur, je le fa^ du relâchement. Lé spec'iaclè ne fut pas moinscuneux. Les jeunes honitnes cessèrent d'aller à.véypre^k^et^emirfipt à chantet PéraaigpQii;^ les^jeiines filles renoncèrent au chœur de chant, et recherchèrent
mauviô^» alôU breC» j'aj yu^ eu. iièâjèy iaob hoâné^s ÏK>urgftgUt;9ui svaieot portée sqr leurs épaules dur^ ti^iMies la croix. d6 . aÛMiou^ Iravesty en giai^eft bsUchmuxy aller déoàciix iCQiiB . Qtoîj^ ooffonnâr \Bi prôtref
' ' Mftt cher ami ,' vous île cônîiaîssfti rieïi I nos \Vélcl!és^. Depuis dix ou douzeaiis, on estpahreflU à lèà'étotouvblt*, la' postérité le creirrf-l-eMe 9 ètt faveur dé Patttof It^, • de la i^i^n, dn^ capitè),- et ^e tout té qui is'etiÀtit; Bîe làieux, cela s'est fait au' nom d*iin je ne sais quel pliilosophisme qui a produit la mémo fllu^on, de 4^ à 52, que celle qu'avait 'ptoduile; de 1815 i 11525, le tôman-*lisme de Ghftteaubriand, Lamennais, ' et de Mèrïstre. Cela s*en ira, comme cela est venu; je vous le jutè par mes ewtraaies de Gaulois. ^ ' - '
Occupons-nous donc sériei^sement de npu^ rallie^r tous, le plus lot que noué pourrons, à Paris; c'est 1^ que je vous donne rendez-vous. Et où voulez-vous donc que j'aille? Ne suis-je pas a Tindex de Rome, de t.ondres. de toute la chrétienté. Le pieux Mazzini n'a-t-il pas, tout récemment, à l'exemple de Moutalemher t, fuîmin^ contre moi? Les rouget ne m'accusenl-ils pas, enjrf tous, d'avoir révélé les conséquences de la Révolution?.*, Despotisme pour despotisme, hj-pocrisie pour hypocrisie, je préfère Paris à Londres, à New-York et à Berlin. Mes deux filles ne sont pas baptisées: ôtes-vQUS bien sûr que dans cette libre Angleterre, dans cette insolente Amérique, dans cette raisonneuse AJlemagne| îe ne fusse pas, pour ce seul fait, lapidé?...
Je n^ remua points Je ne cède qu'à la force* Ttblet ià-de$sua-; ;
Mes amitiés à H^**; et à vous un baiser sur la joue droite, une tape sur Tautre.
Votre
P.-J, Proudhon.
P^-S. L'affaire de la Biographie dont on vous a parlé se poursuit; mais j'ai lieu de croire qu'elle passera en d'autres mains, ce qui île nie aéplaira point. — Nous ruminons le projet d'une Revues ce qui m'irait mieux. Du reste, j'ai du travail par-dessus les yeux.
;• [ 'A i,'..: i ..'.<. A ,.ij -in/ /, ;•) ;' "il, li >»'\{)l<f!«î ^ 'f*/^
Sainte-Pélagie, 13 mars 1852.
Monsieur, j'ai reçu toutes vos lettres.
J'ai suivi attentivement la direction de vos idées, et j'ai le regret de vous dire aujourd'hui que nous nous entendons de moins en moins. Il sera donc bien que vous cessiez une correspondance désormais sans objet, car je suis résolu à ne point répondre à l'appel de votre polémique.
J'ai cru comprendre, je crois avoir encore compris, que dans l'état où en est votre pratique échangiste, vous étiez en voie de réaliser une partie de ce que j'espérai faire moi-même par la Banque du Peuple: je vous en ai félicité sincèrement, et vous en ai témoigné mon plaisir.
Aujourd'hui, je m'aperçois que vos vues se restreignent de plus en plus au succès matériel de votre établissement, et que vous n'êtes pas loin de dédaigner ce pourquoi les gens de cœur ont de tout temps combattu qui domine tout le reste, et hors de quoi le reste n'est qu'ignominie : la liberté.
Déjà, lors de la visite que j'ai eu l'honneur de vous faire, je vous avais trouvé singulièrement complaisant.
admirateur même des choses qui nous affectent et nous blessent le plus , nous autres , démocrates ; peu s'en fallait que vous n'insultassiez au malheur de ceux qui, avant le boire et le manger, font passer le respect d'eux- , mêmes et l'honneur de leur pays.
Vos façons de penser seraient parfaitement reçues à , Vienne, à Pétersbourg, à Rome; par cela môme, elles me déplaisent infiniment... , ^ , . .
. Faites donc de l'échange, encaissez des différences, ^ conduisez bien votre boutique, devenez riche ou autre chose, vous n'êtes pas mon homme. C'est vrai : je suis fétichiste de la liberté, il y a quarante ans de cela. Et je vous déclare qu'il faudrait autre chose que du jargon phalanstérien ou des pasquinades évangéliques pour changer mes sentiments.
Je ne doute point que le commissaire de police ne vous soit favorable ; vous avez ce qu'il faut pour mériter la bienveillance du pouvoir actuel. Afin de pouvoir, à votre aise, produire de la richesse, vous crachez sur la liberté publique et individuelle; moi, je suis de ceux qui ne voient dans la richesse que le matérialisme de la liberté, son premier terme, son plus bas échelon, et j'ai la manie de le dire. Je ne vous crois pas assez ignorant pour nier [in petto) que ces deux termes, Richesse et Liberté^ sont corrélatifs et inséparables, mais devant les hommes vous affectez de le penser et vous le dites ; ce que je trouve, quant à moi, aussi peu courageux que peu digne.
Je ne relèverai point les petites épigrammes que vous ne cessez de lancer contre mes théories, que vous connaissez peu, et contre la Banque du Peuple, qui n'a été fermée que par suite de ma condamnation; ces épigrammes ne me toucheraient guère, si nos senti-
COflRESP, IV. 16
menls élaîont à l*unisson; elles ne me sont de rîen, dès que je Vois jusqu'où vous pouvez descendré,
' Réu;5sisscz, c'est mon plus violent désir. Apprenez' ail peuple, pa^ Técliange direct et gratuit, à se passer de Tintermédiaire de la monnaie, à trouver dans le travail le capital. Appreiiesf-hii, en un mot^ à- se pro-^ curer le iien-èire tmitiériel. Un autre se changera de tirer la conséquence et d'apprendre au même peuple' comment, avec le bien-être matériel, on se dëtarrasèe des tyrans et des cïiarîatânb; les fleurs les plus belles ne naissent,' après tout, qud (ïans la boue et le fumier. '
Jevoiis serai obligé, mdti^eur M'*^'*^, de mettre fin à'votre^ éorré^ondance; vous manquea pour conférer a^cc inoî, d*un scné indispenBabïe, le sens libéral, et je "cgrette que vous m'ayez à ce^ point méconnu.
Je vous» salue sincèrement.
jp.-rJ. ywvWPNn
/ ij ■
DE ^.-J.>ROUDIÎ()N. 243
Sainte-Pélagie, 17 mars 1852.
AU CITOYEN GÉNICOT
Citoyen Génicot, si vous m'avez lu, vous savez que réconomie politique n'existe pas. Il y a des matériaux déjà nombreux de cette science; quant à la science elle-même elle est à faire. Tout ce que j'ai publié de controverse depuis quatorze ans, n'a d'airtre but que de recherche? les principes, là méthode, etc., ide la scîeAce éconcHîùque. Je crois a Voir enfin déccmvé^t qyelque chose, et je m'occupe en ce momcnl de rédiger le premier essai de construction régulière.
Vous pouvsez, en »t^end*ot, Ike J.-B. Say* €(mrs complei, 6 voflL ou Traité {^ voh) d'dmmme j^UHyue. J.-B. Sey contient i&i^i eo qu'oa^ a dit de plus scientifique dans la noatière. Le reste n'est que pbraisés, compte-^reuduâ, érudition historique ou pairalbgismed.
Yôias ne trouverez en Say ni méthode, ni dialeeti(tue, ni âélmitiot^, pas mônie uù axiome; rie», v.tx Ain m(Â, de^e qui constitue âémonftraU&fp, évidem}^ c$rtëudêi science. Mais il veus en restera ce^, que àétos ce lairas, ' il y hwà» science, et-si tçjoxiô fnrenea geàt è| la dioste, vous ferez comme moi, vous vous exercerez à la fôirCi
Je voiis sàî oc sincèrement. f
, P.-J. Prouduon.
Ui CORRKSPONDANGË^
Sainte- rèlagie, 18 mars 1852.