‹ Correspondance de P.-J. Proudhon (volume 2)Chapitre 16 sur 26 · chapitre je ne fais jamais qu'accepter ce que Ton Teut bien m*offrir · texte numérisé non relu

chapitre je ne fais jamais qu'accepter ce que Ton Teut bien m*offrir

Pour votre gouverne, je crois que si toute liberté de publication m'était laissée en France, on pourrait arriver facilement à une vente de 10,000 exemplaires.

Je conûe ces renseignements, mon cher Edmond, à votre prudence et à votre amitié pour moi. Je n*ai dit à personne ce qu'était le travail dont je m'occupe, et il me serait fort désagréable qu'aucune indiscrétion vint divulguer mon œuvre. Ne dites donc à Hetzel» si vous lui écrivez, que ce que vous jugerez utile, et en peu de mots. Ne parlez ni de l'archevêque Matthieu, ni du sujet de ma brochure , afin que cela tombe comme le tonnerre dans le camp ennemi. Un peu d'impromptu dans les choses ne gâte jamais rien.

Je vous serre la main.

P.-J. Proudhon.

CORRMV. VT. i^î

iBSi GOB&ESPONDAMGE

j'ai encore d'auires chietos à étriller qui me'mordent les jambes, et si an ne me laisse du tempg^ je serai désolé. Tâchez de traiter cette question dâicate. Bossuet lisait un chant d'Homère ayant d'écrire un de ses sermons : il n'y a pas le moindre rapport entre l'un et l'autre. Maisjo^la le mettait en txain* Mol, j'ai besoin de flâner à droite et à gauche ayant de m'abattre sur un suj0t. Encore une Ibis, ce n'est pas grimace, c'est de la p^chologie.

Bonjoiur.

P.-J. Proudhon.

P.S. Prenez acte des offres qu'on fera pour nos amis. Math^ vient de m'écrire qu'il arrive de la moniagne, où il s'était retiré pour cause de maladie.

14 juin 1855.

A M. CHARLES EDMOND

Mon cher Edmond, deux mots pour vous tenir au courant de mes itérations.

Avant-hier, j'ai visité la gare Saint-Ouen et causé déjà avec les gens qui la connaissent, et qui m'ont promis tous renseignements utiles. Item, j'ai vu d'autres persoimes du métier et capables de me renseigner également bien. L'affaire peut être excellente, mais à une condition sine quâ non que persoime ne me semble avoir prévue, et que je signalerai avec force à M. B***, tant pour sa gouverne que pour mettre à couvert ma propre responsabilité. Si je le convaincs, quelque parti qu'il prenne ensuite, je lui aurai rendu un service essentiel.

Après-demain samedi, j'ai un nouveau rendez-vous avec les gens d'affaires de la Compagnie, qui tiennent à me bien instruire ou me bien seriner^ comme vous voudrez. J'écoute tout.

Pour l'autre affaire, celle du palais de l'Industrie, je tiens la solution ; priez seulement, si besoin est, qu'on veuille bien prendre patience. Je vous promets de vous

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organiser cela vigoureusement et sans qu'il en coûte presque rien à TÉtat que l'entretien de son palais et la garde des objets déposés, quelque chose comme cent m deux cent mille francs par an!,,. Une misère. Bonjour.

Paris, 18 juin i8S5.

A M. CHARLES EDMOND

Mon cher Edmond, j'ai commencé mes conférences relativement au palais de Tlndustrie avec des hommes que je crois sûrs, et qui ont vieiUi dans la méditation et la pratique des idées qui se rapportent à notre projet.

Le succès est énorme.

On applaudit à Tensemble des vues ; on va étudier à fond les détails. Il est probable que d'ici à quinze jours nous pourrons présenter un projet complet.

De nouveau, entretenez la patience des personnages.

Qu'on cherche alors, dans ce que Ton connaît de plus honorable et de plus DÉSINTÉRESSÉ (je souligne le mot trois fois], un homme d'une certaine notabilité et d'une réputation sans tache pour devenir le concessionnaire du palais de l'Industrie.

Que ce concessionnaire veuille bien à son tour s'entendre avec les préparateurs de l'entreprise, tant pour le choix du personnel que pour le règlement d'administration, etc., etc.

Il ne peut pas s'agir ici d'actions j ni de prunes, mais uniquement d'une institution modèle, au point de vue

1» CCRRESPONDAKGE

de la probité, de la pureté, du désintéressement : une perle, en un mot, au milieu du fumier impérial.

Si ledit concessionnaire futur devait troubler le système conçu, en changer l'esprit, en arrêter Tessor, mieux vaudrait alors prendre pour cet office tout simplement un homme de paille, comme Poniatowski, Casimir Lecomte et tant d'autres, qui, dans les chemins de fer comme dans les journaux, n'existent que pour représenter le bon plaisir du souverain ou l'abstraction <ju'on appelle Compagnie anonyme.

L'affaire telle que je suis en train de la construire, sera un coup de poignard porté le plus innocemment du monde par M. Isidore à tous ses amis, les juifs, saijitp^Bimonieas, et tiUU quanU de la Banque et de ses succursales.

Encore une fois, avant quioze jours, vous aurez votre minute avec la marche à suivre, etc.^ etc.

Bonjour.

P.-J. PmOTOHOW.

DE P.W. PBOUDHON. 187

Paris, 29 joiii 1855.

A M. CHARLES EDMOND

Mon cher Edmond, j'ai reçu votre lettre du 23 cou* rant.

Je ne vois pas la moindre difficulté à ce que le palais de rindustrie devienne une ExposUûm pertnanenU avec primes, récompenses, médailles, et toute la mise en scène que Ton voudra : au contraire, cela ne devant pas coûter 100,000 francs par an, ne compromettant rien, amusant le public des badauds et ce monsieur ^ qu'on s'en donne tant qu'on voudra; qu'on invente même, s*il se peut, de nouveaux décors et manifestations.

Vous voyez que j'ai l'esprit indulgent et large.

Quant à moi, voici où j'en suis. Après quatre ou cinq années d'abstention, j'ai voulu voir où en étaient U$ idées ^ en interrogeant praticiens et théoriciens, spécula^ teurs et faiseurs ^ attrape^fortune et aiirape-science.

J'ai consulté aussi quelques routiniers capables.

Il faut voir tout cela et puis agir par soi-même*

J'attends encore quelques opinions et comptes rendus.

Mais mon plan se fait; ma pensée se fixe, et, comme je vous l'ai dit, je n'irai pas longtemps sans vous re-

mettre un programme suffisamment élaboré pour les personnes à qui il convient de le présenter.

Je dis simplement programme: car, pour le détail des statuts, il faut bien en laisser le soin à la future Compagnie, dont on ne peut en aucune façon préjuger Tinitiative.

Maintenant, pensez-vous sérieusement que Ton soit de force à enlever cette affaire? Ne craignez-vous pas que mons Isidore, qui parfois tranche de l'autocrate, qui renvoie et casse quand il lui plaît les 0. Barrot, les Persigny, les Drouyn de Lhuys, mais qui au fond n'est que Thumble valet des plus niaises fantaisies, des plus méprisables influences, des plus bètes instincts; ne craignez-vous pas que cette âme damnée de Pereire, après avoir reçu communication d'un projet s'en aille le communiquer à son ministre d'État, aux gens du Crédit Mobilier, qui tous ne manqueront pas de critiquer, corriger, rectifier, et bref s'emparer de la chose !...

C'est l'appréhension de ceux à qui j'en parle : Pereire, toujours Pereire I

Or, il faut que vous sachiez cependant que si la chose se constitue comme je l'entends, le Crédit mobilier est subaltemisé, l'étoile saint^simonienne pâlU, la féodalité industrielle et enfantine est ébranlée jusque dans ses fondements.

VBxposUion perpétuelle est le salut, la forteresse, l'arche d'alliance de tous les petits producteurs, travailleurs, môme du pauvre boutiquier parisien, en ce moment écrasé, englouti, disparu sous les montagnes du gros commerce!... Voyez-vous d'ici les bazars de la rue Vivienne, du boulevard, etc., s'assombrir devant le palais, et les propriétaires forcés de baisser le prix de leurs magasins quand chaque commerçant pourra

dire : Puisque j'ai mon exposition aux Champs-Elysées ^ je n'ai pas besoin de payer boutique sur le boulevard; je vais aux BatignoUes, à Saint-Ouen!

. Je pense aussi porter le capital de la société à 100 millions au lieu de qu'indique la théorie. Ne. vous effrayez ni de l'idée, ni du chiffre.

L'idée est pour le vulgaire, pour la manire et aussi pour la transition.

Quant au chiffre, il n'y a pas de quoi vous en étonner; il suffît de l'émettre par dixièmes^ et si vous songez que chaque exposant ou déposant àoH être un souscripteur pour au moins une action, soit 1 ,000 francs, il est clair que vous avez de ce chef, en ne prenant qu'un dixième d'action, de 5 à 10 millions de versés au jour de la formation de la société.

Les 9/10°*«« ou les 8, ouïes 7/10"®* devront rester à la souche, et probablement n'être jamais appelés, la Compagnie n'en ayant pas besoin puisqu'il lui suffit qu'ils soient garantis.

Avec cette garantie, la Compagnie peut émettre du papier qui primera tous les papiers de la terre, se convertira à volonté en argent ou marchandises, et ne payera qu'une faible commission.

Mais si ce papier, garanti par la masse des déposantssouscripteurs, par les marchandises et par le capital versé, ne doit produire à la Compagnie qu'une commission et ne donner des intérêts qu'autant qu'il y aura conversion en espèces, il est clair que le Crédit mobilier, la Banque et toutes les puissances de Mammon sont anéanties.

C'est là ce qu'il s'agit de présenter en autres termes et sous le plus beau visage à ce monsiet^j et, si cela

passe, la vérité et Tégalité auront remporté une grande victoire.

Mais je vous avoue que je ne Tespère pas. H en sera de ceci comme du chemin de fer de Besançon à Mulhouse, qui ne nous a servi qu*à fidre la Ciompagnie rivale. La faveur est aux saint-simoniens.

Donnez-moi de vos nouvelles.

P.*J. Proudhom.

DE P.-J. PROUMKm. m

Paris, l« Juillet 1955.

A M. CHARLES EDMOND

Mon cher Edmond, la Presse d'hier soir m'a appris la mort de M»* E. de Girardin, que votre lettre du matin me faisait pressentir. C'était je crois une bonne femme, pleine d*esprit et de cœur. Mie est morte, je n'ai pas de vœux à faire pour elle; je souhaite seulem^it que Girardin sache supporter cette perte, et je fais des v(Bux pour que votre petite Marie retrouve aus» une bonne marraine...

F. Coignet, le plus honnête socialiste, le plus sincère, le plus désintéressé que je connaisse, me demande ^core quelques jours pour achever l'étude qu'il m'a promise sur votre grande alSaire; — deux autres personnes que vous ne connaissez pas sans doute, mais que leurs idées, leurs tendsoices et les études de toute leur vie poussent dans la mteie direction, en font autant. J'ai consulté ^x outre les praticiens, routiniers les plus experts que je connaisse et les plus dévoués à ma personne ainsi qu'au progrès; des hommes capables enfin. De mon c6té, je bâtis peu à peu mon édifice, mais je ne ferai rien que je n'aie recueilli toutes les propositions. NonHseulem^Eit je désire faire passer Yiiée, mais je veux

i9l GOBBESPONDANCE

ne pas manquer mon coup. Du reste, tout le monde est unanime pour voir dans Tafiaire la plus grande fondation de Tépoque, la plus décisive et celle qui peut tout à la fois, enfantant la Révolution, assureir le mieux la stabilité de la dynastie nouvelle.

Personne, à la vérité, ne songe à lui rendre un pareil service, au contraire; mais dût-elle y trouver son salut, on ne lui refusera pas le conseil ; on ira même jusqu'à souhaiter qu'elle en profite et qu'elle vive. En vous parlant ainsi je vous traduis non-seulement ma propre pensée, mais celle de la conscience générale ; c'est à qui de droit d'y réfléchir.

Continuez à me fournir les renseignements que vous pourrez obtenir, afin que je ne soig pas exposé à faire quelque maladresse ; à l'heure qu'il est, toul est là ; car, quant à ce qui est de l'organisation de la Compagnie en elle-même, vous pouvez regarder la chose comme faite. Avec V Exposition perpétuelle^ nous aurons la circulation gratuite, le commeree hoimète et véridique, le bon marché dans la mesure du prix de revient, l'aristocratie féodale par terre, le droit au travail garanti, la classe moyenne sauvée, la liberté, la discussion, etc., etc.

Tout cela fondu en quelques articles simples, clairs, point ambitieux, point effrayants, capables de frapper le maître et le valet, le bourgeois et la plèbe, mais d'une discrétion suffisante. Il n'y aura que les adeptes et les roués qui verront la portée de la chose; le profane vulgaire sera tenu à distance respectueuse du sanctuaire. Il est bien, en effet, que la multitude aperçoive l'idole; il ne faut pas qu'elle la touche, ou c'est fait de la religion.

J'oubliais une chose : Nous aurons, chose inouïe par le temps qui court, de l'honnêteté, de la probité par-

dessus les yeux; point d'agiotage, point de primes a recueillir, point de pots-de-vin à payer, point de faiseurs, de patronneurs, de fondateurs, d'auspicateurs. Si le mauvais génie de la race n'y met la griffe, je veux que les oreilles en tintent à Tunivers.

Bonjour, et courage.

P.-J, Proudhon.

GORResp. VI. 13

Paris» 3 juiUet i8$5.

A M. CHARLES EDMOND

Mon cher Edmond, il serait bien pour rétablissement d'un devis de la future Compagnie, que vous me fournissiez ime petite statistique du Palais, en répondant aux questions suivantes :

Combien le Palais contient-il de mètres de superficie à tous ses étages?

Combien y en a-t-il dans le bâtiment du bord de Teau en supposant qu'on le conserve ?

Combien d'exposants en totalité, tant nationaux qu'étrangers?

Combien d'exposants par chaque catégorie de produits ?

Quelles sont les catégories industrielles qui occupent le plus déplace?

Combien a coûté le Palais à bâtir ?

Combien peut-il coûter d'entretien et de contributions ?

Combien les frais de surveillance et de service intérieur?

Combien, d'après tout cela, pensez-vous qu'on puisse exiger des déposants, en moyenne, par mètre de superficie et par mois, pour droit de dépôt et surveillance?... '

DE P.-J. raOUDHON. 195^

Je suppose qu'il convienne mieux à l'empereur de se borner, pour sa part d'initiative, à faire location du palais à une Compagnie, à la seule condition que cette Compagnie aura tout en charge, que le Gouvernement ne fournira rien, qu'il percevra des droits, etc., et que la Compagnie aura pour objet de faire ce que nous proposons.

Dans ce cas, j'estime que la Compagnie serait encore plus à son aise, plus libre de tous ses mouvements sous tous les rapports, et que la position pour elle et pour l'Etat serait encore plus régulière et plus belle.

Cela posé , voici, pour fixer vos idées et vous guider dans vos recherches, comment on pourrait asseoir le bilan annuel de la Compagnie : vous jugerez, quelles rectifie ations vous y pourrez faire.

Dépenses.

Loyer du Palais à 5 o/^, sur 12,000,000 fr. 600 ,000 (Voilà les actions revenues au pair d'un coup.)

Entretien 100,000

Contributions., 100,000

Droits de l'État sur les opérations de la Compagnie, à raison de 1/2 ^o sur 100 millions d'affaires 500,000

Total des frais pour le Palais. . . 1,300,000

Personnel de la Compagnie 1,000,000

Frais de bureau, éclairage, chauffage. . 500,000 Intérêts du capital versé, soit sur 10 mil-

lions à 4 o/o 400,000

Total des dépenses annuelles. . . 3,200,000

Recettes.

Droit de dépôt des échantillons à raison de 1 fr. par mètre de superficie et par mois, en moyenne^ sur 50,000 mèlres. 600,000

Commission de vente et d'achat, à raison de 2 1/2 Vo sur 100 millions d'afifaires. 2,500,000

Bons d'échange ou de circulation, à raison de 1/2 ®/o d'escompte, sur une circulation de 200 millions 1,000,000

Produit du capital espèce à 4 «/o 400,000

Total des recettes 4,500,000

A déduire pour les frais 3,200,000

Reste NET 1,300,000

Soit 13 Vo du capital, et avec l'intérêt 17 «/c — Ce qui est un très-gros revenu.

Mais il est entendu que ce compte n'a même rien d'approximatif ; il est à seule fin de vous faire comprendre l'esprit de la chose.

La Compagnie avec ses succursales fera au bout de quelques années pour un milliard d'affaires, et quand rinstitution aura acquis sa plénitude, pour 10 milliards par an. En réduisant encore ses commissions et escomptes, elle doit arriver à une grosse somme de revenu net : alors aussi la démocratie sera établie et fondée, et le système de corporation aristocratique, aujourd'hui soutenu par les juifs et saint-simoniens, écrasé.

Dans cette hypothèse, le gouvernement ne donne rien, ne fournit rien, pas le plus petit privilège; point de

monopole, liberté entière. Il rétrouve les millions qu'il a jetés , plus une seurce de revenu, qui , sans coûter un sol de perception, peut s'élever un jour à 50 millions par an.

Mon opinion est qu'il devra, pour le début, faire la condition meilleure ; mais enfin, voilà pour lui la perspective.

Actuellement, Tefmpereur voudra-t-il?

Eh bien I mon cher ami, je ne le crois pas, mais pas le moins du monde. Cet ètre-là est prédestiné au crime ; il s'est livré à Satan en faisant son coup d'Etat ; il n'en reviendra jamais.

Son premier mouvement sera de faire voir le projet à Pereire, Fould, Morny et consorts. Quand il saura de quoi il tourne, alors il voudra faire seul, par lui-môme, pour son compte, et avec ses intimes. A la place d'une institution de liberté, gagnant par an cinq ou six millions nets aux fondateurs, administrateurs et employés de tous grades et ménageant au pays des économies et facilités pour plusieurs centaines de millions , il fera une institution de monopole, qui fera gagner à lui et à ses valets 60 ou 80 millions par an, et au pays rien. C'est le système de l'expulsion des petits faiseurs par les gros, sans profit pour la masse, et avec le péril de l'aristocratie de plus.

Voilà ce que nous verrons, je vous en avertis.

Je ferai pour l'acquit de ma conscience ce que vous avez désiré. Mais je prévois un triomphe de plus pour cette abominable aristocratie mercantile à laquelle bientôt il sera défendu d'adresser la moindre critique : car l'empereur, c'est l'Église, la saint- simonerie et la'juiverie, et puis. rien au-delà. Dans dix ans, le système sera complet; alors Isidore pourra être mis à

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la porte par ses maîtres, et le sera s*il bronche ; puis après, -» Révolution I

J'ai des nouvelles de cette grande conspiration, je sais ce qu'ils veulent et ce qu'ils peuvent ; ils ne s'arrêteront pas que la nation entière ne soit dans la servitude. Hâtons-nous de poser notre protestation : car t)ient6t nous n'aurons pas même la parole.

B*** est de retour. L'avez-vous su ? Pensez-vous que je puisse le voir? Cela ne me serait pas inutile, et je mettrai ensuite la main à l'œuvre.

Bonjour.

P.-J. Proudhom.

Paris, 6 juillet 1855.

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