‹ Correspondance de P.-J. Proudhon (volume 2)Chapitre 6 sur 26 · A M: LE DOCTEUR CRETIN · texte numérisé non relu

A M: LE DOCTEUR CRETIN

Mon cher Crétin, j'ai bien regretté de ne pas m'âtre trouvé chez moi lors de votre dernière visite avec Brîoi, afin de coukr à fond, de vivo voix, noire ridicule ^joerelle. Je Bui% bien têtu, surtout quand on m*argU"» mente; mais je vous trouve encore plus chatouilleux, il faut pourtant vous résigner à une dernière bordée.

Bayes donc une bonne fois de vos lettres à vos amis te vilain mot de monmaisitau»^ que je trouve encore plus malséant dans votre bmiche et plus ofiensant pour moi que celui de cmgé^ et contre lequel je pi^ teste avec une égale force. Il est trop clair, en effet, que sur un pareil terrain je dois être battu ; dès que vous parlez de reconnaissance, c'est moi qui suis Vin-

Je jette mes idées au vent; c'est pour tout le monde. Quiconque prend la peine de les examiner, m'honore ; quiconque les approuve, par cela même m'a payé. Si jamais j'ai quelque droit à une rémunération pour mes travaux d'économiste, à la société seule il appartiendrait de me récompenser; mais ni vous, ni quelque individu que ce soit ne me devez rien, attendu que

je ne vous rends pas de senrice personnel. Il en est autrement du médecin qui va yoir le malade... Je n-ai pas l)esoin de vous en dire davantage. De vou9 à nu>l| sur ce chapitre, il n'y a donc aucune parité, et la quittance que vous me délivrez au moyen de cette singu* lière compensation, Je la refuse.

Sur le fonds du cUbat, je ne veux point rentrer dans la discussion, parce qu'elle vous agite et vous aigrit, et qu'après tout je ne tiens pas le moin^ d^ monde à a^ir raison. Je me bornerai donc à vous déclarer une bçn^hià fois, non pour vous répondre^ mais pour sauY^ nui pjopre honorabilité, mes vrais sentiments sur la méde* cine et les médecins»

Je ne suis le singe ni de .Rousseau ni de UoUèrei^et ne fais nulle profession de sc^tid^nie. outté qui mc) ferait encore p^us de tort qu'^ ceux qui en secaîeai rpbjet. Je regarde la science ipédiqale, prise dans toutes ses branchies, comme un^ des, plus élevées , bien qu'elle conserve toi^ours, dans la pratiquât quelr que chose d'essentiellement coiqectural; je crois qp^k'fiUa peut rendre des services de plus en plus grands à l^tjnimanit^, pour peu qi;e la philosophie k guide, 9i qu'elki s'affranchisse du matérialisme, qui est son véritabia écueil.

Je crois en particulier que l'homéopathie, daw son double principe, contient une découvert précieuse et qu'elle est im. pas de plus dans l'art de guérir; je JLa loue surtout de ce que, par soni2^akifliff»M, alla land plus que tout autre th^rie à échapper au matérialisme grossier dont je parle.

- Mais tout cela ne m'empêche pas de regarder la mé--, dication proprement dite comme chose divinatoîra, plutôt que démonstrative et méthodique ,; et c'est pour

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celia que je crois qu'il peut exister en tout être vivant un instinct médical; que je n'aurai jamais en un médecin, quel qu'il soit, de foi implicite; que je n'accepte les ordonnances que sous bénéfice d'inventaire; que je ne crois à leur effet, alors môme /que je les exécute, qu'avec réserve, et que le degré de ma confiance envers tout docteur ne s'exprimera jamais que par cette formule dubitative, ion, triS'ton, ou marnais à consulter.

Je pilis courir risque de la vie en m'ingérant de ju^ ger vés-prescriptions : mais je regarde ce risque comme un moindre mftl pour moi que l'abandon absolu de mon libre arbitre, ou, si tous aimez mieux, de meis suggestions intérieures et de mes pressentiments.

Ge que je fais avec le médecin, je le pratique avec tout ieimonde, et, si je regrette quelque cbose, c'est de ne le pas faire assez. J'abjurerais toute mon économie, je nierais la loi de la division si elle devait avoir pour résultat de créer une mutualité de despotisnie dans laquelle personne n'aurait le droit de penser par àoi-môme, d'èlàminer, de cboisir hors de sa spécialité.

Vous ôtes blessé de ce que j'assimile Thoméopathie à la médecine eipectante, et là-desSus vous me faites, sur votre bonne foi, un dilemme aussi mal conçu qu'on en ait fait depuis feu Aristote.... Non, mon cher, je ne vous crois ni charlatan ni imbécile, et pour la troisième fois, je V6us supplie de ne jamais soulever avec moi dé ces questions qui touchent à la délicatesse et à la cohâciénée. Je vous sais homéopathe de bonne foi, de trop bonne foi peut-être y ceci entendu, je dois avouer qu'eîï fait, dans mon opinion, l'homéopathie se réduit la plupart du temps, à l'expectation.

GonèMôns, et soyonâ sages tous deux.

Je n'ai pas d'autre médecin que vous; je ne dis pas,

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si TOUS cessez de nous voir, que je me priverai, le cas échéant, des conseils de vos confrères. Vous savez d'avance dans quelle mesure je me propose d*en user. Quoi donc ; si moi malade je disais au médecin : Bm^ pUguez-moi ma maladie^ donnez-moi vos indieaiùms, et je m^e charge du reste , est-ce que j'offenserais le médecin ? Et le docteur aurait-il le droit de m'abandonner? T a-t-il connexité nécessaire entre le diagnosUci le pronostic et la liberté que je me réserve sur le traitement?

Youlez-vous donc continuer à voir mes enfants? C'est moi qui vous le demande. Vous ne trouverez guère de clients de mon espèce, et si le sacriûce est rude pour votre amour-propre, au moins il sera rare, je m'en flatte. Voulez- vows» dis-je, nous continuer de temps à autre vos visites, au moins quand je vo^ appellerai, quitte à me trouver encore désobéissant st rétif, quitte à me gronder bien fort si vous .voulez?

Après le sermon que vous m'avez prêché en deux fois sur la reconnaissance y je tiens à ce nouveau service. Hors de là, ne me parlez pas d'amitié ; il^ me serait impossible d'y croire. Chariias patiens est, dit saint ^aul.

J'ai couru toute la semaine encore après des doculûents pour la 2« édition du Manuel qui est sous presse ainsi que mon travail sur les chemins de fer. J'ai rassemblé aussi d'excellents matériau:^ pour mon traité d'Économie, que je regarde comme fait et parfait dans mon esprit. £t puisque vous êtes en veine^de: gratitude, j'espère qu'une année ne se passera pas avantqueij'ai conquis de nouveaux titres à ce sentiment qui vous est si cher vis-à-vis de moi.

Bonjour. i ^

P.-J. PaouDHoir*

CORHEtfP. VI. 3

U OOMESPQNOANCE

Paris, 21 juin 1834.

A M. CHARLES BESLAY

Mon jeher monsieur Besiiy, puisque vous allée «a Belgique et i|ue vous i^oujee bien vous charger de solliciter pour moi auprès de Tadministration du chemin de ferles renseignezaenis dont j'ai besoin, je vous en* mie ineliAS ia série des questions auxquelles je désirerais SToir une réponse. En la parcourant, tous verrez que ise m'est pa$ une étude superficielle que j*ai entreprise, et que je procède rigoureusement par poids et mesures.

JSi TOUS voyez Marc Dufraisse et Madier-Montjau, serr^-i^lieor la main pour moi<.

Dites au premier que depuis longtemps j'ai TenTiede tiii<écrire, mais que j'ai tant dedioses à faire et tant dSiChoses è lui dke que je n'ai pu encore me mettre à l'onivre, attendu qu'il nie me faudrait pas moins d^une journée*

Une journée, cela devient pour moi un sacrifice.

Quant à Madier-Montjau, vous m'obligeries fort de lui demander s'il a reçu les deux lettres que je lui ai écrites eetia année, janvier et février, au sujet de la

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guerre d'Orient. Je l'avais prié de m'en accuser réception, il n'en a rien fait ; si bien que je ne me soucie plus de continuer la correspondance.

Faites bon voyage et conservez-vous.

A vous de cœur.

P.-J. Proudhon.

Paris, 9 juillet 18^4.

A M. CHARLES EDMOND

Mon cher Edmond, j'ai reçu votre bonne lettre datée e Constantinople 15 juin, et je vous avoue que je Tattendais. Je connais toutes vos tribulations, je sais quels intérêts sacrés vous préoccupent et tout ce que le devoir de la reconnaissance et les convenances vous imposent. Je serais le premier à vous le rappeler si vous pouviez l'oublier. Mais, enfin, nous devons toujours garder au fond du cœur le coin de Tamitié, et je vous remercie affectueusement de votre souvenir.

Parlons donc des affaires d'Orient, puisque vous m'y 'avitez le premier, puisque votre sort actuel y est attaché et que l'Europe ne pense pour le quart d'heure à autre chose. Mais pour vous donner im jugement motivé tel que vous le demandez, je serai obligé de reprendre les choses d'im peu haut et de les suivre, comme on dit ici, de fil en aiguille. Aussi bien, je tiens à faire à tout le monde sa juste part de blâme et d'éloge.

Commençons par la Russie.

Il est évident, d'après toutes les nouvelles d'Orient, que lorsque le tsar disait confidentiellement à H. Seymour : la Turquie se meurt, la Turquie est morte, le tsar

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était dans le vrai, et je ne comprends pas comment M. de Nesselrode, si habile, n'a pas hautement tiré parti de cette déclaration confideiUielle.

Il est évident encore que, lorsque Nicolas allait quêter partout un concours pour régler cette triste succession, il avouait implicitement qu'il ne se sentait pas la force d'agir seul, et je ne comprends pas encore pourquoi son diplomate ne Ta pas hautement reconnu.

Mais les choses en ce monde iraient trop vite et trop bien si on les tirait de cette manière au clair, et le diable, qui se môle de tout, ne pouvait permettre que le tsar, qui avait deux fois raison, se conduisit ensuite en habile homme. Le tsar, c'est la personnification de tous les intérêts qui soupirent après le trépas de cette pauvre Turquie, intérêts qui ont leur égoïsme et conséquemment leur part d'iniquité. Au lieu de jouer franc jeu, le tsar colporte ses nouvelles en filou, puis il tombe sur le moribond en brigand : inde ira. Puisqu'il tenait à en finir, une fois le pot aux roses découvert, il n'avait, ce me semble, que ceci à faire : dire aux puissances qu'il exigeait VémancipaiUm des chrétiens^ ce qid était bien l'extrait mortuaire du vieux; que si la Porte s'y refusait, il l'y contraindrait; mais, en même temps, que s'il plaisait^ aux puissances de venir elles-mêmes faire la besogne, il les laisserait volontiers et se contenterait d'attendre sans prendre d'engagement. C'est a peu près ce qu'il propose aujourd'hui à l'Autriche. Que ne Ta-t-il fait plus tôt?... Une fois les Anglo- Français à Constantinople , éclairés par l'expérience, qui diable eût songé à disputer à Nicolas la Dobroudja? Enfin , on aurait enseveli le mort et l'on se serait entendu!

France et Angleterre, Si quelque chose est honteux, à

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mon avis, ce ue sont pas les révélaticos de IotcL Séy* monr, c'est Thypocrite scandale qn^elles ont soulevé. Commeut I TAngleterre, qui somme le paurre Abdal- MedjM d'abjurer les principes erronés in Koran, a rougi de pudeur eux paroles de Nicolas? Gomment! quand le tsar fait des ouvertures à Napoléon, celui-ci lui ferme la porte au nez ? On ne Veut pas entendre parler de la mort de la Turquie, on Tsut qu'elle vive 1 Respect aux faibles ! intégralité de la Turquie nécesssire i Téquilibre européen I... Voilà la diplomatie de M. Drouyn de Lhuys, Thomme de l'expédition romaine!...

Qui donc vous obligeait à prendre pour acceptablies les propositions du tsar?... Le tsar fait ses offres^ ouvre le débat, met en avant une idée ; il fallait examiner, discuter, contre-proi>oser, ^ifin préparer les bases d'trn traité. Mais non. L'Albion, en vraie bégueule, avait baissé les yeux ; la France, en vertu de la Halle, s'est mise à chanter pouille au séducteur :

Et nous voilà lancés comme des paladins de l'Arioste. Qui donc leur a détraqué la cervelle?... C'est ce qu'il est bon de voir.

Vous le savez, cher ami, la vieille société européenne est dans le môme état que la Turquie ; elle est bien malade, elle s'en va. Elle le sent, elle le sait, elle 9e raccroche à toutes les madones, elle appelle tous les empiriques, elle s'abreuve de tous les orviétans.

En France, par exemple, la réaction de 1848 se poursuit, acharnée et toujours plus furieuse, plus impitoyable que jamais. C'est au point, que si l'empire venait à tomber, vous auriez demain pour ministres Guizot — Labourdonnaye, Broglie — Polignac et Cousin- Trestaillon. A défaut de la fusion, les néo-jacôbins se donneraient le plaisir de commencer la guiUotinade par

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Gloolz, Hébert» Desmotilm, Chanmette, Jaeques Roux, Yarlei, Momoro et autres anarchistes et athées. Et cela durerait jusqu*à ce qu*un sabre sorti de la culotte du néo-chrétien Bûchez se chargeât de rétablir Tordre el les bons principes dans la société expirante (

C'est vous dire assez que, sous des formules en appa* rence contradictoires, le vieux monde est d'accord au fond, et conduit par les mêmes routines, les mêmes préjugés. Par exemple, (jpie voulez-vous qu'imagine de mieux cet ancien prix d'honneur, répondant au nom de Drouyn de Lhuys, que de raffermir ViquUtbre européen^ ces traditions de la Sainte-Alliance, de Richelieu, du traité de Westjdialie?— Quant aux' Turcs, n'avons-nous pas une autre tradition, cdle de François P"^?... Vous dites : Mais les nationalités? — Les nationalités 1 ceci est de tradition, c'est-à-dire de biagologie révolutionnaire. U a suffî que la Révolution montrât le bout de l'oreille pour que les nationalités fussent à l'instant écartées. Qui l'a voulu?... Drouyn de Lhuys, c'est-àdire toujours cette vieille société dont lui et ses col-* lègues sont les suj^ôts. A coup sûr, ni l'orléanisme, ni le légitimisme, ni la fusion n'ont appuyé la guerre ; mais ce qu'ils ont fait, ne pouvant tout empêcher, c'a été de rendre la guerre à la fois contre-révolutionnaire et hostile aux peuples. Le moment, en effet, eût été mal choisi pour faire cette brèche au principe d'autorité 1

Rappelez-vous ma dernière lettre, cette lettre épou-vantée où je vous priais de faire dire au prince qu*il fallait absolument, à peine de ruine et d'infamie, forcer Napoléon III d'addiçuer. J'étais sous le coup d'iuie de ces intuitions comme il m'en arrive par instant et qui me font parler presque avec l'emportement des oracles. Eh bien» ce qui n'était alors qu'une intuition, devient

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pour moi insendiblement une certitude. Oui, la voie où Tempire est engagé aboutit à une abdication, non plus en faveur d'un prince de la famille, mais en faveur du comte de Paris : swmt esto ! . . .

J'ignore encore ce que deviendra la guerre, tant je la trouve à la fois ruineuse, dénuée de cause, en un mot absurde. Mais suivez mon raisonnement et vous allez voir, à moins d'im revirement de politique, c'est-à-dire d'une révolution, ce qui attend la dynastie des Bonaparte.

Ce qui me semble avoir entraîné l'Angleterre à cette guerre et forcé la main au ministère Aberdeen, c'est, avec le chauvinisme commun à ce pays et au nôtre, l'ambition de l'aristocratie. L'aristocratie anglaise sou£Fre dans son orgueil; elle se voit poussée à la fois par la bourgeoisie mercantile, par le cobdénisme, par les agitations du continent dans une voie à elle inconnue. Elle songe, cette aristocratie, à refaire, contre la Russie ou tout autre, quelque chose comme la guerre avec la République française et l'Empereur. C'est toujours, sous ime forme locale, la contre-révolution, etc. Et maintenant quel fruit recueillera la France de cette grande politique conservatrice, équilibriste et j>roviierUielle?.,.

Un répit de quelques années, une étape sur notre grande route révolutionnaire si Napoléon III ne tombe pas trop tôt.

Une réclamation féroce, pour peu que le cours des choses se précipite. Du côté de l'Orient, rien, pas un denier, pas im kopeck, pas môme l'honneur. Or, à moins que le bon ange de la contre-révolution qui jusqu'à ce jour a inspiré et couvert de ses ailes Napoléon III ne trouve moyen pour lui d'allonger le débat,

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je parle surtout de la question d'Orient, je crois, je ▼ous Tavoue, la Restauration proche.

Avant-hier, un décret impérial a ouvert un crédit extraordinaire de 52 millions au ministre de la guerre pour les expéditions d'Orient; cela fait 302 millions de dévorés. Vous savez qu'en principe, quand un gouvernement empnmte, c'est que l'argent est dépensé ; nous avons le temps, d'ici fin décembre, d'arriver au demimilliard.

Vous me dites que les Russes seront battus. Je le veux. Mais cela ne nous avance de rien, et le pire qui puisse nous arriver, serait de leur prendre une province qu'il faudrait garder. Nous sommes embarqués dans une entreprise qui peut nous coûter, bon an, mal an, cinquante mill0 hommes et 200 millions de francs. On s'en apercevra bientôt, et le jour viendra où le pays, ne pouvant plus aller, la contre-révolution, dont Napoléon III n'est que l'instrument peu aimé, dira : Halte I

Halte I c'est l'abdication.

Je travaille de toutes mes forces. Aujourd'hui, dimanche, j'ai suspendu mes travaux pour cette conversation avec vous.. Vous avez le résimié de mes conjectures sur l'avenir et de mes sentiments. Je tâche de deviner les événements d'après la disposition des esprits ; c'est pour cela que, selon moi, dans cette question d'Orient, de même que depuis longtemps, le Saint- Sépulcre n'est plus de rien, de même la Turquie n'est rien, la Russie rien; ce qui est quelque chose, la véritable affaire, c'est la mystification de l'Allemagne, l'enchaînement de la démocratie et de la Révolution, et la çldre de l'Angleterre.

Je vous entrasse de tout cœur.

P,-J. PROUDHOlf.

42 GÛMSSMNIMlNCE

Psris, 9 juillet itté.

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