‹ Correspondance de P.-J. Proudhon (volume 5)Chapitre 12 sur 28 · MaÎAteaaaty qu'a jugé ktribu0al de la Seine dans · texte numérisé non relu

MaÎAteaaaty qu'a jugé ktribu0al de la Seine dans

mon d0n]f)dr procès? G'eçt qw la di^iapiioa/d*UQô mo-^ rôle publique et d'un» morale religieuse que je présea-* tais comme base de ma défense ne pouvait ^e admise; que la loi ne reGonnaifi^alt qu.'tim:^^:ei9fèce de morale, etc. As- tu pu iejprocurer mon Mémoire de défense? Toute cette controverse y est pr^entée À froid, n^ 7. Le décret d'amnistie arilTant) tu coiiçoig que rinterprétation a été facile^ un délit de presse n- «est pa^ néeessairemeiit un délit politique, bien moins encore im délit contre la morale. Donc, etc.

Voilà où J*en BiHis p^Ur avoir voulu prouyor que rÉglise n'était pas une autorité infaillible en matière de» miBurs, etat(»t ii^oquéooiitre^lle toutes les Constitutions de la Révolution*

Je reste donc en exil^ quitte à dévoiler? ce mystère d'iniquité et à montrer à mes compatriotes dans quel abîme on les entraine sans qu'ils s'en doutent.

Je ne sais plusse que^ j'ajoutais dans ma lettre. Mais si tu penses encore à me dédier quelque chose, que ceci te soit encore un avertissement. Ne va pas t' exposer pour un témoignage d'amitié, dont je te porte quitte, à faire dire que tu appuies de ta science un écrivain immoral.

Je voudrais bien, si tu ne l'as pas lu, te faire parvenir mon Mémoire de défense. Il y en a en Suisse chez les libraires. Tu sais qu'on l'a arrêtée la frontière, en sorte que personne, hormis ceux qui l'ont lu, ne sait au juste ce que signifie mon procès.

J'ai donc quatre ans à passer en Belgique pour périmer ma peine. Je travaille de mon mieux, j'amasse des matériaux , je prépare une série de petites publications sur des matières variées et intéressantes que j'essaierai de faire paraître à Paris. Ce .que je ne ferais pas en face

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de mes adversaires, je crois devoir m*y obliger à la distance où je suis d'eux : c'est de ne rien négliger pour échapper aux griffés du parquet.

Si je réussis, et cette fois je l'espère, attendu que je m'en occupe sérieus^nent, j'espère me relever encore; ce sera mon dernier efibrt.

Voilà, cher ami, ce qu'il en est de moi et de ma position. Je commence à devenir im peu lent et lourd, je n'ai plus le même plaisir à écrire ; mais si l'ftge ne me permet plus de donner à mon style Ténergie et l'éclat d'iLy a 15 ans, il me reste l'utilité du fonds, dont j'ose répondre.

Aime-moi toujours; mets-moi aux pieds de ton excellente femme, et crois, si je suis paresseux à prendre la plume, que je n'en converse pas moins avec toi. Ton ami.

DR P.^. nUNJimON. i85

Bruxelles, 29 septembre i859.

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