‹ Correspondance de P.-J. Proudhon (volume 5)Chapitre 18 sur 28 · A M. LE DOCTEUR CRETIN · texte numérisé non relu

A M. LE DOCTEUR CRETIN

Mou cher ami, j.e puis enfin vous annoncer, de la part de M. M^**, qui me charge de vous transmettre ses salutations, que notre Stéphanie entre en convalescence. Il y a encore de Teau dans le c6té droit de la tète, au ventre; les membres du côté droit, la joue, sont égalençïent un peu plus enflés que leurs vis-à-vis ; m.ais tous les autres symptômes sont excellents. On recommence à prendre de la nourriture ; la malade accuse une faim caninç, qu'on ue satisfait qu'avec une extrême circonspection. La dernière nuit n'a témoigné ni de fièvre, ni d'aucun commencemenlr d'accès ; jusque-là, nous avons eu toujours eu le raptus à la porte : c'était la mort. S'il est permis à un profane d'exprimer ime opinion en pareille afi'aire, je crois que le quinquina a été ici le grand remède ; je ne me rends pas aussi bien compte de l'emploi du calomel. Les petits sinapismes du docteur Laussedat ont aussi produit leur efifet, eu ce sens que dès que la rougeur paraissait à la face on la détournait par une petite application de moutarde à la jambe.

Maintenant, la pauvre Stéphanie, couverte de brù-»

s» CORRESPONDANCE

lures, la tète rasée, ressemble à un petit squelette. A quel prix s'obtient une g\iéTison\,..Dérivati/s^ substitutions^ pv/rgations, toutes maladies et souffrances artificielles, voilà en résumé le système de la thérapeutique. Au fond de tout cela, dans la vie comme dans la mort, il reste toujours quelque chose de mystérieux que les hommes de Tart ne s'expliquent pas.

Dès la première visite, le docteur Laussedat avait fort bien aperçu le péril et s'attendait à ime catastrophe. Ajoutez que jusqu'au moment de la crise rien ne faisait : les médicaments, comme les lavements, tout était rejeté. Je suis loin de méconnaître l'efficacité des médicaments ; mais il me paraît que le gros de la besogne a été accompli par la nature même, qui, au milieu d'une effroyable convulsion, suivie de paralysie, s'est, dégorgée par toutes les issues et par tous les pores.

Actuellement, la fièvre pernicieuse semble vaincue, l'hydropisie se fond , et comme l'enfant remue la jambe, le pied, le bras et la main ; comme il n'y a pas de strabisme, on me promet qu'elle ne sera ni estropiée ni idiote. Mais on redouble d'attention et de soin; si déjà elle a dû à un refroidissement cette affreuse maladie, que n'arrivera-t-il pas d'une rechute !...

Ma femme est bien sensible, cher ami, à votre souvenir. Elle vous prie de présenter ses amitiés à votre père et à votre sœur. Et moi, comment pouvez-vous croire que je me sois un instant défié de vous ? Je me disais : Le docteur, dans sa raison médicale^ me blâmera ; mais dans son cœur il saura pardonner. Vous l'avez fait, je n'ai pas d'autre explication à vous donner. Comme la poule couve ses petits, ainsi je crois que doit faire lé médecin des malades, A la moindre anti-

DE P.-J. PROUDBON.

pathie qui se manifesCe, éloignez-les Tun de Tautré. Cela peut paraître de la superstition ; mais qu'y a-tr-il donc dans la médecine qui ne soit pas mystère ? Qu'estce que la fièvre?... Comment cède-t-elle à l'ingestion d'un peu d'écorce pulvérisée de bois de quina ?... Certainement Télectricité, le magnétisme, toutes les forces occultes de la nature sont ici en jeu ; comment nierai*je la puissance de Tamour, de la sympathie, Taction de la pensée sur la conscience, Tinfluence de celle-ci sur le cœur» la réaction des passions sur le principe vital ?.„ Les CORPS qu'on emploie ici sous le nom de médicaments ne sont-ils pas de simples véhicules de forces (m vertus diverses, à plus ou moins hautes doses, et dont l'action purement dynamique, je dirais presque spirituelle, échappe aux sens ? Suis-je superstitieux, enfin, parce que je conçois un monde de phénomène^ au delà de ceux de la mécanique et de la géométrie ?.. .

Mais laissons ces considérations, qui ne sont pas de mon ressort. Vous ne me dites rien de vous, docteur de votre situation nouvelle depuis la mort de M. Pétroz Votre position médicale se soutient-elle, s*amélioretp^lle? Votre métier est si chanceux par lui-même, votre science si conjecturale, que je conçois à merveille que le plus honnête médecin, voire même le plus habile, ne soit pas toujours le plus suivi. Puis nous avons tous nos tics, nos ridicules, nos opinions qu'on ne nous pardonne point, notre caractère qui ne plaît pas également. Je vous ai peu vu dans l'exercice de votre art : est-on content de vous ? Vous pouvez permettre cette question à un ami tel que moi.

Voilà ce que je me suis souvent demandé et ce que j'ai craint pour vous. Tenez-vous bien, ne prêtez pas le flanc à la malveillance ; autant vous étiea sans fofon

coiiitr. IX. 17

agiçec jpou^» autonlil vou« faut poandm de «irieux ^ >da gruYÂt^ Cher amia je^ia'i^ulxliei m vou» disaoit c«:s fibofi^; mai» c'e«l()U9 vraiment 1^ me^iUicai^inoal^k d'exercer la m^cioe^ et je puif yona diive qm o'q^\ en qvH>i pèche le docieur qui noua soiigQe^ £:^elleot jh(mrQû« iostrui^, oldiFyeijraftt^ m&m parfois \m peu trop j)arle^r, s^jet à a'e^^^ager daa» daa mjxrew&9$ifms suc toute^^orteâ de $«jet» et à oikt^tfor^an mf^âàtapomi aoa iût^rloc^teur. ,

C^est nujxk poïtraÂt que je tous auraia trapét, si j'étais médecin ; je \ous le deqiande dcme, ii'a¥ez-voas pas aussi votre viâl homms^ qui Cait tort au doeieur ?

Ën^n, cher ami, et pour me résumer : vax mat de coufldôuce sur votre* situation. J'ai hesoiade vous fâiçÂter si elle est bonne; de vous encewager ai elle est défavorable

Vous avez su ma mésaventure exk oe qui ceucenoe ^amnistie. Mais je ne sais, mol, si tous ne m^dvea pas blâmé de ma ccaduile, comme ent em de^r faioe Charles Edmond, Darimon, Laaglois et, uu moBfteAt, ûucbèpe ]tui*«mème. Ces messieuns oat prétendu que j'éUûsallé au-devant de rexclusion, que je tenais à me î^im martyr, que mou droit à Tanànistie était iojeo&tedr table, etc., etc. — J'ai répondui que si k droit dee journaux au bénéfice de l'amuislie avait paru aasex douteux pour mériter uu décret spéeial, à p4us forte raison celui d'un condamné pour cnUtYtffe à la morale:^ j'ai soutenu que je ne pouvais me fier à un texte équk^ voque; qu'en principe, Toutrage à la mwnàe n*âbait pas un délit politique; que si, aui ïoniîj, il n'y avait rieo de plus politique que ma eondamnatiea, dans Its^itrmes^ et d'aprèsiles qMaiificçMomà^i»^ Cduri^eUe nel'éiaitpoiat; que c'é^dt au gouyememeut à dira si, oui ou non et

d*aprè6 soir appréciation à lui, îl me regardai comme amnistié ; que jusque-là je ne pouvais me lirrer à la âîsct^fOQ du parquiet; et que si parmi mes amis il y en avait qui voulussent agir en ma faveur, ils deraîeni se borner à poser la question au gouTememeiit : PreU" iàm est-il ou i^ est-il pas «» condamné politifue?

On n'a rienvouhteiïtcndre; on me reproche d'avoir eu die rorgueii ea déclarant que je ne voulais pas d'une grâce persovmMe^ qui, sollidtée par moi, impliquerait de ma part adhésion à la qualification qui a été faite de mon livre et serait le désaveu de mon Mémoire de défense. Voilà dans quel esprit a été écrite ma lettre à la Revue de NamuTy dix jouirs après le décret et alors que je savais que mon exclusion était résolue. Dites-moi ce que vous avez pensé, car je suis mortifié de voir qu'en cette circonstance quelques-uns de mes amis m'ont i)lâmé, et même ont été moins soigneux de la vérité des principes et de ma propre considération que je n'avais droit de l'attendre de leur part.

Voyez-vous toujoars Nefftzer? Un de nos nouveaux amis, M. de Jonquières, que vous avez peut-être connu, lui a parlé la semaine dernière d'ime interpellation respectueuse à adresser au gouvernement au sujet de mon exclusion de l'amnistie. C'est à l'occasion du bruit qui a couru et qui a été reproduit par le Courrier du Dimanche^ à savoir que Ledru-Rollin venait d'être amnistié par décision spéciale^ que M. de Jonquières a fait cette proposition à Nefftzer. — Il est très-eniendu qu'il ne s'agit pas de réclamer pour moi, par analogie, une grâce ou remise do peine quelconque. Mais comme le pouvoir ne s'est pas officiellement expliqué à mon sujet, pas plus qu'à celui de Ledru-Rollin ; comme il n'existe que des opiniom verbalement exprimées et qu'il y a

MO CORRESPONOINCE

doute, il faudrait obtenir une déclaration positive, II. Praudktm estait compris, oui ou non, comme GOiiDAicNÉ poLiTiQUBy daus le décret d'amnistie du 16 août?

Peut-il, en conséquence, se présenter sans danger?...

Évidemment il y a indignité et lâcheté à laisser une pareille question en suspens; on refoule injustement hors du pays un homme qw a droit d'y rentrer, si le décret lui est applicable ; et s'il ne lui est pas applicable, on a Tair de lui tendre un piège en ne parlant pas.

Voilà ce que Je n'ai pu faire comprendre ni à Langlois, ni à Darimon; voilà dans quels termes je leur proposais d'agir, alors qu'ils étaient tout zèle. Us s'y sont refusés. — On voulait pour moi une grâce, tandisque je ne réclamais qu'une explieation.

Si donc vous voyez Nefftzer et qu'il vous parle de cela, faites en sorte de lui bien exposer la chose. Elle a pour moi de l'importance, car si je ne dédaigne pas l'amnistie, je n'entends pas non plus renoncer à la chance de faire redresser mon jugement, et bien moins encore à abjurer mon système de défense. Quant à l'exil, je vous proteste qu'il ne me sera pas trop dur : dans la situation, je ne regrette de la France actuelle que mes amis.

Adieu, cher ami, je vous serre la main.

P.-J, Proudhon.

DE P.^. PBOUraON. ^i

IxeUes, 3 déoêoibn 1809.

A M. CHARLES BESLAY

Mon cher ami, j*ai bien reçu la vôtre du 23 novembre. Si je n*y ai pas répondu, c'est que depuis ce jour nous avons été dans les inquiétudes les plus vives sur la maladie de Stéphanie.

Dans la nuit du 24 au 25, il y a eu une crise terrible : convulsions épileptiques, perte totale du sentiment, enfin paralysie de tout le c6té gauche. Le docteur Laussedat qui y assistait, s'attendait à une conclusion funeste : la force de la nature en a décidé autrement. Aujourd'hui nous sommes en convalescence. Si vous avez aperçu notre ami GK)uvemet, il vous aura renseigné sur tout cela; je m'abstiens donc d*entrer dans de nouveaux détails. .

Faites vos affaires, cher ami, soignez vos rentrées, et ne songez à faire des voyages d'agrément que quand vous vous ennuierez tout à fait à Paris. Vos lettres, si bonnes, si affectueuses, nous suffisent; ce qui nous intéresse le plus est de vous savoir définitivent hors de tout embarras.

Deux mots de votre lettre me font voir que votre popvilaire faubourien est aussi sot et aussi dupe que jamais.

De quoi se inèle-t-il de jugerd'une expédition à laquelle il ne connaît absolument rien, d'une race qu'il ne comprend point, d'un soi-disant héros qui n'est qu'un aventoriêf au service d'une intrigue? Est-il donc si difEcile à celte petite bande de se mettre dans la tète que rien de ce qui se fait, sous im gouvernement de réaction et de despotisme, ne peut avoir pour objet que de développer partout le despotisme et la réaction, à moins qu*il ne s'agisse de fantaisies personnelles? Ëstil si difficile de comprendre qu'en ce moment, en Italie, ce soi-disant parti national se^ compose d'intrigants bourgeois ou nobles, qui ont un intérêt évident contre les goui^ernemeiits éiaUis, mus qiii a» saocient fort peu de ce que l'on entend à Paris par démoeraiie ? Est-3 ai difficile enfin de comprandreque là oti la liberté de controverse n'existe pas, il ne circule jque le fiateusonge, et qlue sur l'Iiabe iln'aenooie été dit que œ qu'il a plu, depuis un aa^ à l'anstocxalie impériale ée laisser dire? AJka, vos leubôufiens smit des nia», ni plus m nuBOfi tpie leur grasd ha»me GMibeldi.

. Voua mt dites ensuite que Sn Majeslé tient tÂte aux évèquas. -^ Astre naiveté d'un aneieBiMmapnrlista qui se plait à m\ififOseT à son eooiperettir les idées gu'il akdlièaae. Sa Majesté, saaiieiMz-^ousieD, uetâeniêète à.pei^ sonne, attendu qu'elle n'apoiul âeiâte:;-^SaJiajflst6n:a jamais, «a fait /d'idéea, enfoBcéqae «bas par^nommelêa ; éUe u7a Jamais eu el u'anna jamais, de jésoluftîaA que oeUe.da piincipe>qife]leTepiésenle, el'qni estla conÉve» iénraluÉifn. Ce que Sa Majeahé sa permet de vDukwr, de aà lekDté péncatieUe, /mA momai (p» sien, ou ai e^est quelque chose qui vaille la peine et qui ae loonre en wtifUeâilstàom mmc la 'vaukôriBéadiDiiaakn» dis Tataidonne vite, ààatà iHè^eUa U4 à VîUaAmnoa; adnai M^

«lie devant la manifestation des évèques; ainsi fera-telle même pour l'Angleterre, devant le 17^0 des capitalistes et de toute la féodalité financière.

SèiléjeaM, pmit en fitUr, est en pleine trahison contre le peuple français, dont elle nie les traditions, les aspirations, les principes ; dont elle recherche les! ennemis jurés, le César de Vienne, représentant de Tabsolutisme, le Pape, représentaf<t;(hi;i;>ajlbolifisiiie, les Jésuites, les Malthusiens, tout ce que nous haïssons, détestons, exécrons en France depuis le serment du Jeu de Paume.

Je sais bi^i que les d'Orléans ne feraient pas autre chose s'ils PÉfre«al*fat; wssi ne stns*^]e pôs de ceux qui donn^Qt les mains à cette restauration, hien^^qtre Je mikr cMil>ait«'|)tts tié!i plus. Mais dé ce que céux^d'ue JteMtkflM ni i&iéiit: Aè piS'queS«'M^éétéIitt{)étiè^'^^ n'en» ûff& pas, coflttèe Mhous faites ^p^ stMiVent'; \xk argument en faveur du staiù qm. Jé^s ^lApfleibaéttii qwetda^efft'to'fiÉllififtiM 4k M Plrânce 'et ^e^ffiiâ^ifre, que^'^èltod qud'^dlêÉri !à î^ntè "M ^uVernéttiëtit'ét la dj^astie, nou» ^emm^e^rloctlen ^inèrtraUifi|Oty €(ttiFlte^réveltiiiè&nàk^. ; ': ' ^

BôUjettr, elMT a&i, t!t, à i^Vènir, iï^ffiance^. Btûlé^^^^ WKà mm» tieltt^iMé boïi^panfisite; "potir laquelle ^ovà arâi «ioiiertô. an mWe * faites sefVii^*' ati: btïckèf M iû^éêemoL ée\ f Mêle ortétaistï^ et bouttfontiieniie tant* qu'il vous plaira, mais brûlte, brtftez, btûlez-f '^ "^^

«, , , , .P,-J.. PâOTOHOfS-, 1 , 1

mk ocMMSMimàifai

IxeUdn, 4 déeembre 181^.

A M. LiNOLÔïS

Mon cher Langlois, je réponds sur-le-^Ji^apip à votife

ettre d'hier, 3.

. Je n'ai pas écrit à Nefftzer, bi^n que depuis longr temps je me propose d^ le faire, tant pour le remercier dç renvoi de la R$9uegermanigue (}ue pour lui en faire mes compliments.

^*ai seulement autorisé M« de JoiKiuiër^s, que vou^ connaissez, à demander à Nefflzer la permission de pos^r dans la Pr^sse^ à propos 4e4& d^sion spéciale qu*on dit avoir été prise en faveur de Ledru-Rollint cette simple qu/sstion à l'adresse du g^iULvernemejpit : SU oui ou non, A(. ProudAon, €on4a»néjmr.outrajfeàla morale jpuùlique et religieuse est eof^^idéré pt^ le fi^Hrnmnent comme condamné politigm; en cmifqmnee^.siy oui 0unon,iladrait à l'amnistie?

C'est la question que je n'ai cessé de demander qu'on posât, soit en mon nom, soit en général, au lieu de toutes les démarches que Ton me proposait de faire pour obtenir une décharge de la condamnation prononcée contre moi.

La discussion que tous all^ entamer allant au mAme

Ms p.-j. HiocraoN. m"

but, quelqiie soin que vous preniez de la rendre générale, je ne Yois pas en quoi ces deux choses se cotUr»* rieraienL Vous plaidez Taffirmalive ; Je me bornais à poser la question, voilà toute la différence. Arrangezvous, vous et M. de Jonquières ou Nefflzer, d'après cela. S*il fallait opter, naturellement je préférerais la publication de votre Mémoire, la discussion du principe devant remporter sur Ja question personnelle. Mais rien n'empôche, ce me semble, qu'on mène tout de front.

' Ce que vous me dites de votre travail me fait supposer une chose : c'est qu'il est possible ^ en l'état actuel de notre législation, en vertu de certains antécédents et d'après quelques anahgies^ que le délit d'outrage à la morale puMigne et religieuse conmiis par la voie de la presse doive, à tort ou à raison, être assimilé aux délits politiques. C'est ce que la discussion où vous allez entrer et les réponses qui y seront faites ne manqueront pas d'éclaircir; mais il ne s'^isuivra jamais que cela doive être ainsi en droit abstrait, et c'est parce qu'ici le sens commun, la raison pure, sont contraires à une telle assimilation, que tant d'esprits de bonne foi, et je me range dans le nombre, ont cru d'emblée que ce qui était conforme au principe devait être dans la loi; c'est pour cela que tout en flétrissant le jugement du tribunal qui qualifie ime attaque contre l'Église d'outrage à la morale^ on a compris généralement qu'aux termes de ma condamnation je n'étais pas compris dans l'amnistie.

Votre Mémoire servira donc toujours à faire voir au nucws une chose, c'est que la morale est encore de si peu dans nos institutions, qu'on l'assdmile à la profes-^ sion de foi de Nicée, au droit que TÉglise tient du Gon-

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eavdat, à une pkAsiBÉtm contre Ip boa Dieu on une mjiafe cotLVn-VémputmirUi, . AUez^done, 100s f^megom

Ymjy du ntle^ pour iM»b tiitee, tmwn um aegn^

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