Les mois entre tirets, en marge
enfers! etc., etc. Ce quelqu'un s'est trouvé pour votre serviteur : Vous ne pouvez pas oublier Renouvier!...
Combien il me tarde de connaître la critique de ma antique à laquelle vous travaillez! Je n'ai pas su comprendre d'après votre lettre si la Revue Chrétienne a déjà donné quelque chose de vous dans ces derniers temps. Ne manquez pas de me le faire savoir de suite quand cela arrivera, afin que je me procure les numéros.
Vous me demandez comment sans Dieu et le double fond de Kant je peux conserver la valeur de la loi morale pour ceux dont la conscience est muette? J'avoue ne le pouvoir pas. .\u nom de quoi je les juge? Je ne les juge pas, je les soumets, s'il y a lieu et si cela m'est possible, à telles mesures pour ma préservation. Mais votre hypothèse ne répond que rarement à des faits tranchés. Comment font les tribunaux pour estimer sujets de la loi positive, ipour juger, ceux dont la conscience n'est pas même sensible à la crainte, ceux qui sont trop des animaux pour être des criminels? Comment, au nom de quoi les juges selon le décalogue peuvent-ils juger ceux qui ignorent ou nient l'autorité de Moïse? — Dans les cas moyens la conscience n'est pas muette, elle parle un langage plus ou moins clair qui, tel qu'il soit, me parait être l'unique source réelle du sens de la loi, quelque autre origine que l'on attribue en outre à l'autorité des prescriptions. Si celle-là manque, je compterai peu, quant à moi, sur cette autre; mais enfin je n'empêcherai pas qu'elle existe et soit utile à ceux qui la croient, tout en ne me flattant pas de la trouver bonne pour conserver la valeur de la loi morale.
Je réponds jusqu'ici à une question que vous m'adressez. Je serai moins dans mon droit, et pourtant je me laisse tenter à noircir ce reste de papier en vous soumettant quelques réflexions nées de la lecture de votre lettre.
« Rien derrière le commencement, voilà ce que je n'accepte pas encore ». Rien derrière, etc. Voilà ce que je n'entends pas non plus proposer [en un sens où Hen signifierait quelque chose qui est rien absolu et connu de moi comme tel] *. Rien de déterminable sous les conditions de notre connaissance. Rien d'intelligible voilà ce que j'exige et ce que vous accordez je crois sans en être sollicité.
... « Avec Cusa, Bruno, etc., que le concret se forme par l'assemblage des oppositions, et que l'esprit humain, obligé de se pro-