‹ Correspondance de Renouvier et SecrétanChapitre 36 sur 96 · XXVIII. — M. Secrétan à M. Renouvier · texte numérisé non relu

XXVIII. — M. Secrétan à M. Renouvier

Les Bergières, 6 nov. 1812.

Ainsi, cher ami, tout ce zèle que je montrais cet été pour obtenir un rendez-vous, il aboutit à négliger les devoirs les plus élémentaires de la reconnaissance et de la politesse. Voici deux grands mois que je ne vous ai point remercié de vos beaux articles'. Pardonnez-moi, pardonnez-moi chrétiennement, gratuitement, sans égard à la justice. Je n'ai aucune excuse valable à alléguer, j'ai eu le temps tous les jours et j'y ai pensé tous les jours, je vous ai déjà fait dans mon esprit des compliments et des répliques par centaines. A défaut d'une bonne excuse, je produirai les mauvaises. Et d'abord, une confiance en vous sans réserve à côté d'une confiance exagérée en moi-même, la persuasion que vous ne pourriez pas douter de mes sentiments et que de l'un à l'autre les formes n'entraient point en compte. — Détestable refuge de l'indolence, étant pour ma personne

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