‹ Correspondance de Renouvier et SecrétanChapitre 76 sur 96 · LX. — M. Renouvier à M. Secrétan · texte numérisé non relu

LX. — M. Renouvier à M. Secrétan

Chambéry, 2/8, n.

Cher ami.

Par une suite d'accidents et erreurs dont il serait long et inutile de vous parler, nous avons reçu à Chambéry fort à l'improviste, l'épreuve tant attendue pour laquelle nous avions invoqué votre secours. Soyez donc délivré de toute préoccupation qui pourrait vous rester en ce qui concerne les rédacteurs de la Critique philosophique. Les voilà remontés sur leur bête échappée, ils n'attendent plus de lettres qui auraient pris le chemin de Lausanne.

Après ce point réglé, cher ami, il me reste à vous exprimer, à M""* Secrétan et à vous, les sentiments de reconnaissance et amitié

infiniment sympathiques que votre accueil si aimable et dévoué, trop, trop aimable en vérité, m'a laissés — avec le regret que mon état maladif, une fatigue accumulée et le temps disponible ne m'aient pas permis de répondre un peu moins mal à ce qu'on pouvait attendre en pareil cas du philosophe même le plus mal élevé et le plus taciturne. Je ne suis que plus obligé de dire quelle charmante impression j'emporte de chez vous.

Mes amis Pillon se joignent du fond du co&ur à mes remerciements.

Mes amitiés, je vous prie à M. Henri S..., et mes hommages à M™«, à M"''* L. et à M"* vos filles, sans oublier M. F. Secrétan une des personnes les plus sympathiques à première vue et des plus profondément cordiales que j'aie jamais rencontrées.

A vous de cœur.

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