‹ Correspondance de RomeChapitre 64 sur 97 · SUPER DL'BIO · texte numérisé non relu

SUPER DL'BIO

.4 rt stante adprobatione Yirlutum et duorum Miraciilorum tuto procedi possit ad ejusdem Veti. Servœ Dei Beatificationem?

Memoiia Yen. Virginis Mariie Annre a Jesù de Paredes in benedictione esl apud omnes qui Americam incolunt , ac bonus odor Ghrisli est ob singularem vitae integritatem , morumque innocentiam inlra domesticos lares paternœque doraus recessus servatam , adeo ut in omnium animis aile iasederit opinio singularis ejus sanctitatis , ac illud potissimum posl duo sœcula continenter exoptaverint , quatenus absolutis in caussa omnibus ex invecta disciplina peragendis , solemni Decrelo , et Aposlolico judicio ad Altarium honores aliquando eveherelur. Ardens vero hoc desiderium spccialius efferbuit in Peruana Provincia apud Quitenses Gives, ubi natalis dies illi fuit, ac pie spirilum Deo reddidit, queis perjucundum etiamnum est familiari ac facili sermonc promere specimina virtutum, eximiam pietatem, et incredibiles ac vere admirandas Yen. Marise Ânnae corporis afïlictationes , ut non immerito carilalis Martyrem prœdicent , quce pro impetranda Patriae incolumitate a flagellis terni'niotus ac pestis \itam in florenti a;late Deo devovit.

Piis hisce novi Orbis votis surama benignitate opportune respondtf hodierna die Sanctissimus Doniinus Nostcr Pius Papa IX. Quandoquidem gemina juridica adprobatione explela , tum prius de Ileroicis Yirtutibus quartodecimo kalendas aprilis anno MDGGLXXYI. Deinde de duobus Miraculis ejus palrocinio adscribendis pridie idus januarii an. MDGGCXLVll décréta quum prodiissent , novissime Sacrorum

Rituura Congregationis Paires tertio kalendas augusti anno vertente coram Eodem SSmo. Domino Nostro congregati in Beatorum Ordinem lecipi tuto posse Yen. Mariani Ânnani sunima consensione ceasuerunt , lit nierito Quitenses aliquando desiderata percipiant. , , . ,

Quapropter Pius Ponlifex Maximus post humillimas precationes in plures dies ad cœleste lumen impetrandum productas Dorainicam XIX , post Pentecosten ad Beatificationis honores Mariai de Paredes decernendos elegit. Post placationis Hostiam ferventius oblatam petens Innocentianum Hospitium apud ripam Tyberis , adnexam /Edem invisurus Deo sacram in honorem S. Michaelis Archangeli , cujus Dedicatio ab Ecclesia pio ritu recolitur , et ubi in minoribus conslitutus Pnesidis vigilantissimi munus sanctissime expleverat , aceilis ad conclave Templo adaexum Rmis. Cardinalibus Aloisio Lambruschini Episcopo Porluensi S. Piufinae et Centumcellarum , Sacrorum Ritunni Congrcgalioni Pr;efiicto , Ludovioo Altieri Caussse Relalore , R. P. Andréa Maria Fraltini Sanctse Fidei Promotore, nieque subscripto Secretario rite pronuuciavit. — Tuto procedi posse ad Ven. Mariœ Annœ a Jesu de Paredes Beatificationem : — Litterasque Apostolicas in forma Brevis de eadem Beatîficatione in Vaticana Patriarchali Basilica suc tempore celebranda coQscribi j assit. ;

Atque hoc Decretum in vulgus edi , et in acta Sacrorum Riluum ConîjreG'ationis referri mandavil tertio kalendas ocîobris anno MDCCCL. '-'^'v'-' A. Gard. Lambuuschim Episcopus Portuensis S. Rufînœ

"'' ^' et Centumcellarum S. R. C. Prœfectus.

"'TiOCO t Sigilh.

J. G. Fatati , S. R. C. Secretarius: ■ ' '' "^'

QUELQUES DOCUMENTS POUR SERVIR Â VM QUÈSTÏÔrl'*^^ -^^" LITURGIQUE.

"^''•Etienne Baluze rapporte un fait assez curieux et peu connu. Il raconte que la Catalogne s'étant donnée à la France sous le règne de Louis XIll, on remarqua qu'il restait dans les cœurs une inclination secrète pour les Espagnols. Alors on jugea à propos d'envoyer à Barcelone Pierre de Marca avec des pouvoirs très-étendus , afin que par sa prudence èl son habileté il habituât les Catalans à la domination française. A peine arrivé à Barcelone, Pierre de Marca, reconnaissant que les moines jouissaient d'une très-grande influence sur la population .convoqua chez lui les provinciaux et les supérieurs des couvents le 8 juillet I6-4-4. U

lètirfit un discours latin sur lés taérilés dU'rbi Lduis XÎH , et ceux 'de

., ;., ; .; ?; ,1, :'ii';'î :iip Ik/oi inoii ub iiui^îO'iqzo oHoi oovê noauno''

son 1|rs-hcurci!Scmoi;î régnant ; il Içup^parla/le la fuléhté qu.o|x,idoH avoir pour le prince , non-senîement propter iram mais aussi propler conscientiam, et puis il leur j)roposa quatre articles à observer par tous les moines de la province. L'un de ces articles était conçu de la manière suivante : « Troisièmement, j'exige de vous que dans les solennités des » messes , selon le précepte de Saint Paul et la tradition des ancien? B Pères attestée par Tertullien, et selon le contexte du missel romain , -iious les prêtres fassent mention spéciale et expresse du roi chrétien , » de manière qu'on ne se borne pas à mentionner le roi en général-, • mais que le nom de Louis soit exprimé formellement, ainsi que le veni »Tusage quotidien de l'Eglise ; car autrement on aurait lieu de soi!|iï'çonner qu'autre chose est dans la bouche, autre chose est dan&^^ili^ » cœur. 1) Pierre de Marca ajouta que si les moines manquaient à leur devoir , les magistrats du roi ne manqueraient pas au leur. Il envoya «ensuite une circulaire dans le même sens aux vicaires-généraux de twts ■ îcs diocèses ; on a celle qu'il adressa au vicaire-général d'Elne : In orationihiis quoqne , quœ pro sainte regh inter m'issarum soicmnîa rccitantur , Ludovici nomen diserte et specialiter exprimatur. Pierre ^îoliner, trinitaire et docteur en Théologie , fit imprimer la même année à Tarragouc. ufie brochure contre le discours de Pierre de Marca. . a

Combien de méprises dans les dires et dans les gestes de Pierre (je Marca '.Jamais l'apôtre ni les Pères n'ont parlé de ce prétendu précepte tl'exprimer le nom du roi dans le canon de la messe. L'expression du nom étant une communication in divinis, et le témoignage le plus parfait do la communion ecclésiastique, lequel ne peut convenir qu'aux chrétiens parfaits ayant le droit de participer à l'oblation et à lEucharistie , il n'est pas possible que l'apôtre et les Pères des premiers siècles aient fait un précepte de nommer dans le sacrifice des empereurs païens et idolâtres , qui n'avaient rien de commun avec l'Eglise. Quelle inconséquence n'eut-ce pas été d'accorder la communion à un iJolàtre dans la liturgie sacrée, tandis que la chose était refusée aux chrétiens qui étaient constitués dans le dernier degré de leur pénitence publique! Tout ce que l'apôtre recommande, c'est d'adresser des prières pour ceux qui occupent le pouvoir, mais autre chose est la simple prière , autre chose ^l là récitation du nom parmi les mystères et devant l'assemblée de la société ilirétienne. Tertullien dit qu'on offre à Dieu des sacrifices pro sainte imperatorum ; Saini Denys d'Alexandrie, qu'on fait des prières Gontir niielles pour la stabilité de l'empire : Origène contra Ceisum , que les chrétiens travaillent pour l'empire , lorsqu'ils font des vœux pour lui ; Lahoramus pro imperio romano, dum juste viventes vota pro eo facimns. Ainsi, le précepte apostolique et la tradition des anciens Pères n'ont rien de I commun avec cette expression du nom royal que Pierre de Marca vert

— U8 — exiger des CatalanSv II gst vr^^i que,.l,?i liturgie de saiat Marc el celle dç,, saint Pierre contiennent des prières pour le roi et la conservation de §a^ justice, pour les très-religieux Aiigustes et leur victoire, mais ce soi^. évidemment des choses surajoutées, dans les siècles suivants, et Vp^Ui^ trouve des auteurs qui rejettent ce^.ljturgies comme apocryphes, pr^p^Çj^-^ nient pour cetfe raison. .■ ,, , - loii'*/

En second lieu, Pierre de Marca abuse par trop cruellement de la çi;é-, dulité des moines Catalans , lorsqu'il leur dit avec tant d'assurance qu^^^ le texte du missel romain exige l'expression du nom royal, car personrvfjj n'ignore qiie le missel authentique de S. Pie V ne prescrit que la commémoration du Pape et de l'évêque, sans mentionner en aucune manièij'^. l'empereur, le roi ou tout autre chef du gouyernemeat. Nptez quç ^',,^jf^, prohibe de la manière la plus formelle d'ajouter quoi que ce soit à so^ missel. Pierre de Marca n'était pas commissaire apostolique ; il était commissaire royal ; comment a-t-il la hardiesse de vouloir régler les ri.l^^j. sacrés dans leur partie la plus inviolable ? Notez qu'il menace les Cataj-^ lans de la vengeance des magistrats royaux, comme si ces magist^^t,^ étaient compétents en fait de sacrements et de choses liturgiques. ;..

Il faut se garder de mettre la confusion dans des choses qm.sonl, entièrement distinctes : autre chose est la simple prière pour les,<;hefs qui tiennent les rênes du gouvernement temporel : autre chose est l'expression de leur nom après l'oblation, au moment où l'ancienne église pi|^- nonçait les noms de ses bienfaiteurs : enfin , autre chosj3,es^ : ^Uçii4,Uj,^3l discipline actuelle , la désuétude des diptyques et des noms , la norainalion spéciale des empereurs et des rois après la nomination du IJ^ape et de l'évêque diocésain. Nous venons de prouver que l,e précepte de ^if^ Paul ne concerne que de simples prières pour ceux qui in sublinillate sunt ; il est impossible que l'apôtre ait eu la pensée d'accorder à des païens le signe de la communion ecclésiastique. On ne prouvera jamais que l'Eglise des trois premiers siècles ait récité le nom des empereur,s au milieu des mystères, devant l'assemblée des fidèles. Nous avons spfis les yeux une quantité assez considérable de textes extraits des ouvrages des Pères : qu'y voyons-nous? Le chrétien sacrifie pour le salut de l'e^ope^p^ui; j mais il offre ce sacrifice à son Dieu qui est en même tempsj^ Dieu de l'empereur , et selon le mode prescrit par Dieu (Tertull. af| Scapul.), l'assemblée des fidèles prie Dieu très-haut, elle demande la paix et^le pardon pour tous, pour Içs magistrats , pour les armées, pour les rois, pour les amis ou pour les ennemis (Ârnob). Les chrétiens servent et adorent un seul Dieu, auteur de toutes choses, lequel a livré l'empirer à Valérien et à Gallien ; ils lui offrent des prières, continuelles pour le^ur empire, afin qu'il soit stable et prospère (Dionys. Âlexand. apud Euse^>. fib. 7. hist. cap. il). Ils invoquent Dieu éternel pour le salut des emj>Ç!-

.89up'{Jqib asl anfib zihoBai

— U9 — ronrs^ ils (îërûandenf pour tous les empereurs une longue vie, un empire^ srtr, des armées puissantes, un sénat fidèle, un peuple probe, l'univerâ'' tranquille, et tout ce qui peut être dans les vœux de Thomme et de Tera- *■ pereur (Tert. Apol. c. 50 et 31). On peut voir en outre S. Justin (Apol. 2).'^ Athcnag. (Légat, fin.) On n'y trouvera rien de plus que ce que nous' venons de dire, mais on n'y remarquera jamais que TEglise des premiers' siècles ait accordé la communion chréliennc aux empereurs païens en proférant leur nom et au milieu des SS. mystères. Les explications que nous venons de fournir montrent surabondamment quel est l'objet du' précepte de l'apôtre ; elles fout en même temps connaître ce qui est con-' tenu dans la tradition des premiers siècles. Si quelqu'un venait dlr^' ensuite que le précepte de saint Paul et la tradition des Pères exigent <jue le nom de l'empereur ou de tout autre chef du gouvernement civîr soil mis dans le canon, nous répoudrions que pour en venir à do pareille^' assertions , il faut être doué du malheureux talent de répandre la confusion dans les questions les plus claires ; car , répétons-le , autre chose, est l'obligation de prier pour le gouvernement et sa bonne marche, poùi; s(m chef et la prospérité de ce chef, autre chose est l'inserÉion du nom du chef de l'Etat dans le canon des mystères ; jamais personne ne dira que l'Eglise ne remplit pas son obligation (obligation qui est d'origiûê apostolique et qui est basée sur la tradition) dans les pays où le nom du roi est absent du canon , conformément au texte authentique du missel romain. Notez que ces pays ne laissent pas d'être assez nombreux.

Après la conversion des empereurs à la foi chrétienne, l'Eglise récita' leur nom entre les mystères, de la même manière qu'elle le faisait à l'égard des bienfaiteurs et de tous les membres de la hiérarchie ecclésiastique. Que dit saint Maxime dans la conférence qu'il tient dans le palais impérial de Constantinople ? Les empereurs sont nommés avec les laï(}ues, posl sacrutos omnes , on récite les noms de ceux qui sont morts dans la foi: Inter sacras ohlationes , supra sarictam mcnsam post pontifices , sacerdotes et diaconos, omnemqne sacratum ordincm, cum laicis iinperatores memorantnr , diceute diacono : et conun qui in fuie dormierunt laicorutn , Constantiiii , Consta7itis et ceterorum. Sic autem et vivorum memoriam facit imperatorunt post sacratos omnes. Ainsi, le fait de la récitatioii du nom impérial dans les SS. mystères est relatif au fait de la récitation publique des noms de tous ceux qui ont bien mérité de la communauté chrétienne ; et du moment où les diptyques tombent généralement en désuétude , la question change totalement d'aspect, et l'on ne peut plus tirer argument de la pratique précédente en faveur de l'inserti-on du nom de l'empereur ou de celui du roi dans le canon de la messe. Nous verrons plus loin que selon toutes les probabilités l'expression du nom du Toi cessa en même temps que la récitation publique des noms inscrits dans les diptyques.

Un autre fait qu'il impoiie de signaler, c'est que la récitation dn nom est refusée à l'empereur lorsqu'il (jéniérite de l'Eglise. S. Ambroisc menace Théodpse d'interrompre lintercession ordinaire : SoUtam pro eo intercessionem s$ intermissunun testatus. Félix IIJ écrit aux évoques orientaux d'enlever des diptyques le nom de l'empereur Zenon ; la lettre se trouve dans l'appendix du code ihéodosien édité par Sirmond. Sous le pontificat de S. Gélase, le patriarche d' An tioche efface le nom de l'empereur ; Dioscore, légat du S. Siège auprès de l'empereur Justin, donne au pape saint Hormisdas l'assurance que les noms de Zenon et d'Ânaslase ont été levés des diptyques. C'est qu'en effet la récitation publique du nom élant le signe de la communion ecclésiastique , elle devait cesser à l'égard de tous ceuxque l'hérésie ou tout autre crime séparaient d»' cette même communion; on ne pouvait pas communiquer in divinis avec des hommes retranchés du sein de TElglise. Saint Athanase prouve l'orthodoxie du patriarche d'Alexandrie par l'inscription de son nom dans le catalogue. L'histoire du Bas-En)pire présente le fait bizarre d'un patriarche de Constantinople qui excommunie l'empereur sans oser pi-ohiber de réciter son nom dans les SS. mystères. '' i"a

C'est qu'en effet cette discipline devint une source de vexations' ptftl> l'église grecque lorsque les révolutions de palais et les révoltes élevèrent à l'empire une série indéfinie de compétiteurs. La récitation du nom étant considérée comme la reconnaissance de l'autorité impériale, l'usurpateur victorieux s'ernpresse "d'exiger la radiation du vaincu, et la récitation die son propre nom. Nous n'avons pas besoin d'exposer le tableau hideux des violences sacrilèges exercées sur les chefs des églises. Jean Cantacuzène voulant manifester à tout le monde que son collègue JeauPaléologue est déjà dégradé dans son esprit, ordonne de taire son nom-, et c'e&tla cause première de la guerre qu'ils se fout dans la suite. oi ub mon

Les rois qui s'établirent sur les ruines de l'empire romain succédèrentils au privilège impérial ? Nous avons le fait du roi Dagobert qui fait des donations aux églises à condition que son nom sera inscrit dans le livre de vie, et qu'il sera récité tous les dimanches et toutes les grandes fêtes : Rex Dagobertvs multa ecclesiis Icgavit eo pacto, ut ejus nomcn scribcrent in librum vitœ , et omnibus dominicis diebtis et magnis fe&tivilatibm recitarent. (Duchesn.) Si Dagobert avait été, comme roi, en possession de la récitation de son nom dans toutes les églises, il n'aurait jamais eu la pensée de faire des donations à quelques-unes d'entr'elles à condition qu'on ferait mémoire de lui. Il le demande, non comme roi , mais comme bienfaiteur. Le fait semble prouver que la récitation du nom du roi était inusitée à cette époque. Nous n'avons pas remarqué qu'il e-n fût fait mention dans les synodes de S. Bouiface. L'archevêque de Cantorbér^, S. Cuthbert prescrit de prier publiquement pour les rois et pour

— -io! — les piiiiccs ; si le texie semble indiquer que la chose ne se pratiquait nas: atiparavaut, il n'exprime rien moins que la récitation publique du noin. du prince dftns les SS. mystères. Nous aurons Toccasion déclaircir èe (jui lut fait lors de la promotion de Charleinagne à Tempire. Parmi lesanciens manuscrits recueillis par Martène (lib. I cap. 4. art. 8. nuni. 9 edit. Rothomag. ann.\I700 tom. i pag. 5v)9) les uns omettent entièremcrit le nom du roi; ainsi plusieurs sacramentaires de la bibliothèque Colberf, celui de Tours, le missel d'Arles et de Toulon ; le canon de ces anciens livres lituigicjuesest presque toujours la reproduction fidèle de ce qui es! contenu dans le sacramentaire de saint Grégoire, et passe par conséquent le nom du roi sous silence. Un écrivain de l'époque , l'auteur fin Microlocjus, observe sensément que l'expression formelle du nom du roi dans le canon est parfaitement inutile, nam ordo statiîii in sequenii versu, nbi dkilur : Metncnto, Domine , nohis concedit , ut omnium vivornm càmû^moremus quoscumque voluerimiis , ce qui est encore très-véritable de nos jinirs. Dauties livres liturgiques contiennent, i! est vrai, le nom du roi, mais sous une forme entièrement diiiérente de celle qu'on pourrait ini^i giner. Le Pontifical manuscrit de Piudence, évèque de Troyes, mellerôr, non au canon , mais à l'oblation : Stiscipc hanc oblationem quam libi oU'erimus pro reye nostro et sua veneruhili conjuge. Martène ajoute que le canon est comme dans le sacramentaire de saint Grégoire. ""

Nous avons eu l'occasion , il y a quelque temps , de parler de l'époqàè où la récitation des noms cessa d'être en usage. Rémi d'Âuxerre , qui vécut au commencement du dixième siècle, dit dans son livre que de son temps l'Eglise romaine récitait encore les noms des diptyques."^ écrivain du onzième siècle , Honorius , parle de la récitation des n6m« dans le sacrilice. Est-ce trop hardi de conjecturer que l'expression dû nom du roi dut cesser en même temps que la récitation publique des noms inscrits dans les diptyques. On lit dans un sermon prononcé par Pierre de Blois à l'occasion d'un synode, qu'il faut prier dans le canon pour le pontife romain et qu'il faut exprimer sou nom ; il ajoute que l'addition que quelques-uns fout à l'égard du roi est une nouveauté . Quod vero quidam addunt de rege... nova est traditîo in gallicana, anglicàtia sicala, ac omni ilalica ecclesia. Pierre de Blois vécut à la fin du douzicrrie siècle. Si nous n'attachons pas à ses paroles plus d'importance qu'elles n'en méritent, nous nous projjosons de rechercher avec soin ce qur'à été pratiqué dans les divers pays jusqu'à la réforme du missel romain par Saint Pie V.

Quoi qu'il en soit de la pratique usitée pendant les siècles ccoulé's depuis la désuétude des diptyques jusqu'à l'époque du Concile A\ Trente , deux faits sont incontestables. L'un est que les mots pro rege nostro N. manquent au missel de Saint Pie V, de même qu'ils manquent

au loxlc authentique du sacranientaire de saint Grégoire'.' 'W âfi'fré'faU^' est que Saint Pie V abolit toutes les coutumes contraires à la rcglë^'" authentique qu'il trace, et qu'il prohibe sévèrement de faire la moindre ' addition. Cela posé , on sera en droit de conclure , avec les meilleurs auteurs dont nous citerons le texte, que les mots pro reije nostro N. sont apocryphes dans tout pays où l'on ne peut pas se prévaloir d'un indulr*^ apostolique qui les autorise. ^ .-...' , '

(La suite a un procbatn numéro.)

■iii.îamo

' ;iîi;^. N" 44. — 24 Octobre 1850.'

f'filnoD ; '; li Jndb

Sommaire. — Etal des causes de canonisation actuellement pendantes. -^^ Questions canoniques. Les cas réservés. Premier article. — Décrets de la li^^.C. des Rites. — Décisions relatives au Scapulaire. !jnnu98

Mj.iiy'iàd 89l DES CAUSES DE CANONISATION ACTUELLEMENT PENDANTES. -'

fiî gnfib — ofiaibàb

La sainteté est une des notes de l'Eglise. t»iuoj,UB

l/Eglise est sainte dans sa doctrine.

Elle est sainte dans ses oeuvres.

Telle enfante à Dieu et au ciel , et q

ISfl

Elle l'est aussi par les saints qu'elle enfante à Dieu et au ciel , et qui répandent sur elle l'éclat des vertus les plus héroïques.

L'Eglise, féconde dans tous les siècles de sa vie , ne l'a pas moins é(e* dans ces derniers temps : une preuve surabondante s'en trouve dans lés causes, pour ainsi dire innombrables, de canonisation qui se poursuivent en ce moment. .,'.. , .....

Nous avons pensé qùe"^ îè recueil 'dés' causes (te caiioiiisation àctïièilénient pendantes devant le jugement suprême du Saint-Siège, ne pourrait qu'être glorieux à l'Eglise catholique , notre mère ; le chrétien y^'trouvera un puissant motif d'édification et un aliment pour sa foi.

Des recherches persévérantes ont placé dans nos mains des renseignements exacts sur l'état d'un grand nombre de causes ; nous avons soys les yeux la copie authentique d'environ quatre cents décrets publiés dans ces dernières années. Toutefois , nous n'oserions pas nous flatter de n'avoir rien omis : il peut se trouver des causes pour lesquelles rien n'a été fait depuis longtemps; il en est d'autres qui sont comme abandonnées. Bien que notre travail ait été vérifié par des personnages compétents, nous n'oserions pas nous promettre que rien ne nous ait échappé dans ce détail , pour ainsi dire infini : il n'est pas impossible qu'une cause âii

fait un pas de plus que celui qui est indiqué dans notre travail. NoU^ , accueillerons ,avec reconnaissance les rectifications qui pourront nous , être signalées,^;i,Le,sç|echerçhes, faites nous font pour^al^ çspérer, q;ye, (^s rectifications seront en petit nombre. i;.'l i,

Nous commençons par les ordres religieux pour arriver ensuite a^X. personnages séculiers. Les causes sont classées selon les instituts aux-:, (juels les saints personnages ont appartenu , et ces instituts soal euxmêmes classés selon Tordre de leur origine. Nous n'avons pas cru devoir omettre les saints dont le culte immémoriai a été confiripé par le Sainl- Siége dans ces derniers temps.

l"Le B. Maur, bénédictin et évcque hoijgrois. Le culte immémorial dont il a été l'objet a été confirmé par un décret du Siî jiiillet 1848.

2" Le B. Ange de Massatio , camaldule et martyr. Le culte immémorial a été confirmé par décret du 16 avril 1842. Prédicateur illustre , défenseur intrépide de la foi contre les hérésies, il fut mis à mort en 14.58 jeules hérétiques fratricelles en haine de la foi et de la prédication évangélique. Les preuves du culte public ecclésiastique se sont trouvées dans la voix publique qui l'a proclamé bienheureux aussitôt après son martyre : dans la célébration annuelle de sa fête sans aucune interruption; dans la dédicace d'une église en son honneur, celle de Sainîe Marie de Serra (jni aujourd'hui encore porte le litre du B. Ange.

3" Le B. Albert, camaldule. Ee, d,^et qui confirme le culte immémorial est du 23 septembre 1837. Restaurateur et second fondateur du monastère de Sassoferrato, il donna l'exemple des vertus les plus éminentes pendant 40 ans. Il émigra heureusement de cette vie dans la paix du Seigneur vers le milieu du trei/.ième siècle. La réputation de sa sainteté a été couronnée par les miracles; les honneurs des autels lui oui été décernés depuis l'époque de sa mort; ses restes ont été inhumés sons nn autel et ils ont été vénérés par les populations; des autels ont été dédiés en son honneur, tous signes irréfragables du culte public dont il a été l'objet.

4" Le B, Ange ■XAqnaparjana , canialdnle. Le décret de confirmation du culte immémorial est du 14 juin 1845. Né eu IzTl , il monrnî le 19 août 1313, après avoir été nn prodige de pénitence. 11 j)ratiq!ia la vie solitaire dans une caverne qu'il ne quittait que pour venir assister aux oïlices dans l'église du monastère. Il mourut à genpux, et priant, devant 1 image du Crucilix ; son corps porté à l'église et déposé dans un tombeau on marbie , n'a pas cessé d'être l'o'jjcl de la vénération des populations jusqu'à nos jours ; ses reliques ont été distribuées par lautorilé des ordinaires; des autels ont été édifiés en son honneur; des fondations orjf été faites; enfin on lui a décerné tous les honneurs qui constiiuent le cuUe eççiesiasliqu^..^g^^^. ^^^ ^^^.^ ^ . j^g^j ^-j^ j^^j^ ^^^^ ^ y^^^^^ ,^.^

îr. S. Conroa,. astCTcieti., Le culte non-interrompu,îfeie ,c,9,uii^'^BiÇj !e 7 avril 1832. Fils du duc de Bavière, il fut disciple de saint Bernard.. Sa mort eui lieu vers Tan 1125. L'éclat des miracles qui s'accomplirent à son tombeau à Melfi , fut cause que les habitants le choisirent pour leur patron. Sa fête a été célébrée avec la plus grande solennité depuis le quatorzième siècle.

G" La bienheureuse Bronislava , religieuse de Tordre des Prémontréç.. \'n décret du 3 août 1839 a confirmé le culte immémorial dont elle a é'é l'objet. Elle fut cousine de saint Hyacinthe, un des premiers compsj-, gnons de saint Dominique. Elle quitta le monde à l'âge de seize aus,,^ pour se donnera Dieu ; elle prit l'habit de l'ordre des Prémontrés de Cracovie dans la maison de Zwierzynek. Elle mourut le 29 août 12--)9 , à, l'âge de 46 ans, après avoir donné l'exemple de toutes les vertus religieuses. Dieu a glorifié son tombeau, et sa fête a été célébrée le 29 août avec l'approbation de l'évêque de Cracovie. Les habitants ont eu recouip^, à son patronage en 1707 pour être préservés de la peste , en 1835 pour l'être du choléra. La confirmation du culte immémorial qui lui a été vendu , a été accordée sur la demande de l'évêque de Cracovie et dersj^on suffragant, des habitants de la ville et des religieuses de Prémontré d^\ couvent de Zwierzynek.

7" Le B. Michel de Sanctis , religieux de l'ordre de la S. Trinité. SéjIj licatification eut lieu en 1779. De nouveaux miracles s'étant produits , 041 les a examinés avec le plus grand soin , et il a été déclaré, par décret du 22 août 1811 , qu'il consiait de deux miracles du troisième genre, Jq

8" Le B. Jean-Baptisle de la Conception, fondateur des trinitai.rp^j reformés, né à Cordoue en Espagne. L'héroïcité des vertus a été décr^f^^, ])ar Clément XIII en 1759. Le décret qu'on pouvait procéder en sûreté à la béatification a été rendu le 20 mai 1819. La béatification a élé célébrée par Pie VII dans la basilique Vaticane le 26 septembre de la ïuème année. .,r

9" Le B. François Possadas, prêtre profès de l'ordre de saint Dominique?, né à Cordoue. Le décret touchant les vertus héroïques est de 1804. Deux miracles du troisième genre ayant été approuvés en 1817, Pie Vil a déclaré, le 8 septembre de la même année, qu'on pouvait procéder sûrement à la béatification. : ,^

10" Le B. Jean Massias, laïque profès de l'ordre de saint Dominique , à Lima dans le Pérou. L'héroïcité des vertus a été déclarée par Clé-, ntent XIII en 1762. Deux miracles du troisième genre ont été approuvés le 22 septembre 1834. Enfin il a été déclaré, le 31 janvier 1836 , luto prccedi posse ad bcalificationem , laquelle a eu lieu le 22 octobre 1837. , ,

11" Le B. Martin de Porres , tertiaire de l'ordre de saint Dominique , à Lima dans le Pérou. Il fut le compagnon de Jean Massias; on dirait que

— -ÎS5 la Providence a voulu le glorifier en même temps que lui. Les vertus héroïques furent déclarées par Clément XHI, en J763. Un miracle du second genre, et un autre miracle du troisième genre ont été approuvés pAT décret du 19 mars 1850. Le décret qu'on peut procéder à la béatification est du 31 juillet 1836. Elle a eu lieu le 29 octobre 1837.

12" Saint Mânes, prêtre de Tordre des Frères Prêcheurs. Son culte immémorial a été confirmé par décret du 2 juin 1834. Il était frère de saint Dominique, et il l'aida dans la propagation de l'ordre. Après de longs travaux, il mourut en Espagne avant Tannée 1250. Vénéré comme docteur et chef pendant sa vie, il fut invoqué comme patron après sa mort. Ou lui a décerué tous les honneurs du cul le public ecclésiastique.

13" Le B. Jean Dominique, de Tordre de saint Dominique, archevêque de Raguse et cardinal. Le décret de confirmation du culte immémorial qui lui a été décerné est du 7 avril 1832. Prédicateur illustre et zélé. Envoyé à Grégoire XII pendant le grand schisme, le Pape le fit archevêque de Raguse et cardinal. 11 assista au Concile de Constance et à la création de Martin V. Légat du Saint-Siège dans toute l'Allemagne , il mourut à Bude en 1419.

14" Le B. Jourdain de Pise , de Tordre de saint Dominique. Son culte non-interrompu a été confirmé par un décret du 17 août 1855. Prédicafeur éloquent, il évangélisa pendant plusieurs années la ville de Florence, plus encore par sa sainteté que par sa science. Il mourut à Plaisance le 19 août 1511 , tandis qu'il se rendait à Paris pour y professer la théologie. Son corps fut rapporté à Pise , et placé dans Téglise de saint Pierre , martyr. Les preuves du culte immémorial se trouvent dans la persuasion commune , dans le concours des populations à son tombeau , dans la célébration annuelle de sa fête, dans les auréoles mis à ses portraits, etc. Ce culte a été confirmé sur la demande de l'archevêque de Pise, et du général de Tordre, Ferdinand-François Jabalot.

15° Le B. Damien Furcheri, de Tordre de saint Dominique. Le décret de confirmation du culte immémorial est du 22 juillet 1848. Il a été motivé par les preuves les plus constantes du culte immémorial dont ce zélé prédicateur a été Tobjet ; il a été accordé sur la demande du général de Tordre , Vincent Ajello.

IG? Le vénérable Barthélémy des Martyrs, de Tordre de S. Dominique, archevêque de Firagues en Portugal. L'héroicité des vertus a été déclarée par un décret du 23 mars 1845. Bien que le vénérable prélat fut mort eu 1590, ce n'est que bien plus tard qu'on a commencé les procès ordinaires, qui ont été portés à la S. C. des Rites en 1703. L'ordre des Dominicains a montré dès-lors un grand zèle à promouvoir la cause de Téminent prélat qui est une de ses gloires , et dont les mérites insignes brillèrent d'un si vif éclat dans le Concile de Trente. Ce n'est qu'en 1754

— 41î6 — que la commission d'inlroduction de la cause a été signée. On a fait ensuite plusieurs procès apostoliques sur la vie et les actes du vénérable aichcvéque , sur la réputation non-interrompue des vertus et des miracles. Tout cela a demandé beaucoup de temps , et ce n'est que plus de deux siècles après la mort du vénérable personnage , qu'on a pu entreprendre la discussion des vertus théologales et cardinales. Trois consultations ont eu lieu , selon l'usage; la première, en 1819 ; la seconde en 1840; la troisième enfin a eu lieu le 56 novembre 18ii, en présence de Sa Sainteté. C'est le 23 mars suivant que le Saint Père a déclaré solennellement ita conslare de virtutibus theologalibus et cardinalibus, earumque adnexis in gradu heroico V. Servi Dei Barlholemœi de Martyribus ordinis prœdicatonim, ohm archiepiscopi Bracharensis, ut tnto procedi possit ad ulteriora, ad discussionem nimirnm quatuor miraculonriu.

il" Les vénérables i/i/ac/nîftc Castancda et Vincent Liem, prêtres et missionnaires apostoliques de l'ordre de saint Dominique, dans le Tong-King. l.'n décret de 1821 a confirmé la sentence du vicaire apostolique du Tong-King louchant l'observation des décrets d'Urbain VIII, c'est-à-dire que le culte n'a jamais été décerné à ces vénérables serviteurs de Dieu. Un autre décret du 22 septembre i821 a déclaré qu'il constait de la validité des procès dressés tant par autorité apostolique que pai- autorité ordinaire, que les témoins avaient été examinés rite et recte , sauf le lémoin 2-4.

18° La sœur Marie-Rose Agostini , du tiers ordre de la pénitence de saint Dominique. La S. C. a été interrogée sur le doute : An constet de validitale processtmm tam auctoritate apostoHca quant ordinaria constructorum in caussa supradictœ Yen. Servœ Dei , testes sint rite et recte examinati , et jura producla légitime compulsata in casu, et ad effectum, de quo agitnr? Les Emes. cardinaux ont jugé devoir répondre le 18 février 1843 : Affirmative in omnibus, si SSmo. Domino nostro visum fuerit. Sa Sainteté a confirmé la réponse le 11 mars 1843.

19" Le vénérable Antoine Lucci, conventuel, évéque de Bovino dans le royaume de Naples, mort en 1751 , à l'âge de 73 ans. L'héroïcifé des vertus a été déclarée par décret du 13 juin 1847. La commission d'introduction de la cause fut signée par Clément XIII. La première discussion sur les vertus eut lieu en 1793; la seconde se fit en 1833; la troisième eut lieu en 1841. Le troisième dimanche apj-ès la Pentecôte, de l'année 1847, N. S. Père le Pape Pie IX, s'élant rendu dans l'église des SS. Apôtres , a décrété qu'il constait des vertus du vénérable serviteur de Dieu dans un degré héroïque.

20° Le vénérable François-Antoine Fasani , conventuel. La commission d'introduction de la cause a été signée en 1832. Il a été déclaré. If (> septembre 1834, qu'il constait de validitale et relevanlia du procès

jj^essé par autorité apostolique toucliaul la réputation de la sainteté, 'd'ès

ç^iV'S^'luâ et des iniracics en général.

g.)!) -4" Saint Pacifique de San Severiiiù, religieux de l'ordre de saint

.|<^rauçois. La solennelle canonisation sest faite dans la basilique Vaticaue le 20 mai 1859. En 1821 , il lut déclaré qu'il constait de la validité des procès apostoliques faits à San Severino et à Singoli touchant les

..iniracles survenus après la béatification. Deux de ces miracles furent

^approuvés par Léon XII en 182<j ; Tun dans le second genre, Tautre dans le troisième genre. Le 26 mai 18-51 , Grégoire XVI décréta qu'on pouvait procéder sûrement à la canonisation.

22° Le bienheureux Julien de Saint Aufiustin, laïque-profès de Tordre

i«Jes Mineurs de l'Observance de saint François , né en Espagne. La l'éaiification a eu lieu l'année du jubilé de 1825. Les vertus héroïques furent déclarées par Pie VI en 1777. Trois miracles du troisième genre furent approuvés par Pie Vil en 1822. Enfin, le décret qu'on pouvait piocéder sûrement à la béatification fut rendu le 8 décembre 1822.

25° Le bienheureux Marc de Mongallo , de l'ordre de saint François. Le culte immémorial qui lui a été rendu a été confirmé le 51 août 1839. Il ciait médecin et marié; sa femme entra chez les Clarisses d'Ascoli, «tii se relira chez les Franciscains de Fabriano. Il se rendit célèbre par .son zèle et ses prédications : il fit ériger des monîs-de-piété dans une loule d'endroits. Sa mort eut lieu à Vicence le 19 mars 149G. Proclamé bienheureux par la voix publique , il a été constamment vénéré par le concours des populations. On a un hymne propre où il est invoqué comme bienheureux; cet hymne a été inséré dans les Boliandistes. Tous les honneurs du culte public lui ont été rendus : inscriptions avec qua- Jifiçalit)U de bienheureux; insages avec auréoles; translation de reliques; ^e annuelle , dons , oraison propre très-ancienne ; messes célébrées ^n son honneur; tous faits établis sur les documents les plus certains.

24° Le bienheureux Archange de Calatafimi , de l'ordre de saint François, Observantin , diocèse de Mazzarra en Sicile. Le culte immémorial jaéié confirmé par autorité apostolique le 9 septembre 1830. Né en 1590, il pratiqua d'abord la vie érémitique , et fut vénéré partout à cause de jSes vertus et de ses miracles. Lorsiju'en 1425 Martin V abolit les ermites, et exigea qu'ils se rangeassent sous la discipline régulière, il s'attacha au B* Mathieu d'Agrigente , et prit l'habit de saint François. Après son uoviciat , il vint à Alcarao, où il établit une maison de l'ordre. Ses prédications, sa fidélité à la règle, ses miracles le rendirent célèbre, il mourut en 1400. La piété des fidèles exigea que son corps fût placé dans l'église , dans un tombeau spécial. Son culte, approuvé par les ori dioaires, s'est conservé sans interruption jusqu'à nos jours, ainsi que l'a

i pleinement établi le procès ordinaire dressé dans le diocèse de Mazzarra.

— Ây^n —

<n-%o° Le bienheureux François de Caklérola , franciscain de TObservance. Le décret d'approbation du culte innnéniorial est du 17 juin 1843, CjC saint religieux , instruit dans les sciences sacrées et humaines , consuma sa vie dans la prédication et le ministère , avec des fruits trèsabondants pour le salut des âmes. 11 mourut le 25 juillet loO". Son corps fut enseveli dans l'église devant une grande affluence de fidèles ; ou reconnut dès lors des grâces très-signalées obtenues par les mérites et l'intercession du saint religieux. On voit assez fréquemment des mira<les s'accomplir à son tombeau. Vénération non interrompue , supplications publiques deux fois par an , fête célébrée solennellement, iranslations solennelles de son corps avec l'assentiment des archevêques de Camérino , telles sont les principales et certaines preuves du culte immémorial dont il a été l'objet. ic-

26" Le bienheureux Bernardin de Fossa, de l'ordre de saint FrançoisI 'Lé culte immémorial a été confirmé le 26 mars 1828. Lorsqu'un saiht personnage a laissé des écrits , on doit procéder à leur révision alors même que les honneurs des autels lui ont été décernés de temps immémorial. Le B. Bernardin ayant laissé quelques manuscrits qui ne pouvaient pas être extraits du couvent d'Aquilée, LéonXll autorisa l'évêque d'Aquilée à députer un ou deux théologiens avec un expert dans les âaciennes écritures à l'effet d'examiner et de censurer les manuscrits en question en se conformant aux décrets d'Urbain VIII et à une instruction spéciale du promoteur de la foi. L'évêque nomma un théologien qui prêta le serment ordinaire de remplir fidèlement ses fonctions , de garder le secret , de conserver ses annotations avec le plus grand soin , et de se conformera l'instruction reçue. L'expert prêta aussi le serment de remplir fidèlement ses fonctions et de garder le secret. Sept opuscules furent examinés. Les annotations envoyées à Rome ont nlonti'é qu'il n'y avait dans ses manuscrits rien qui fut censurable , et l'approbation du culte immémorial a été accordée.

27" Le bienheureux Riaeride Mnsil, franciscain. Le culte immémorial a été confirmé par décret du 1" septembre 1858. a% elsiènàg

28" Le vénérable Théophile a Curie , pi'être-profès de l'ordre' deS Mineurs de l'Observance de saint François. L'héroicité des vertus a été déclarée par décret du 8 septembre 1817. Ce saint religieux se rendit célèbre dans le siècle dernier par ses prédications en Corse et dans d'autres endroits. Le premier examen des vertus eut lieu le 18 novembre 1815 ; le second se fit le 14 janvier 1817 ; enfin , le troisième et dernier examen eut lieu le 4 février de la même année, en présence de Pie Vil.

29" Le vénérable Pierre-Dominique d'Grvicto , missionnaire apostolique de l'ordre des Mineurs de l'Observauce de saint François. Les

— 4S9 — vertus héroïques ont été décrétées le 8 décembre 1822. Les discussions ordinaires au sujet des vertus eurent lieu en J807 , en 1:817 v et enfin le 26 novembre 1822. i-jif^'f tn

50" Le vénérable Antoine Margil de Jésus , missionnaire apostolique de l'ordre de sainl Fi-ançois, au Mexique. L'héroicité des vertus a été déclarée par un décret du 31 juillet 1856. Ce saint religieux naquit eu Espagne. Parti pour l'Amérique, il pénétra dans l'intérieur dos terres, et essuya toutes sorles de privations et de périls , la faim , la prison , les iîèches , les bûchers. Il baptisa plusieurs milliers de sauvages ; il érigea plusieurs collèges pour la propagation de la foi. Il mourut le 26 juillet 1726. La léputation de cet homme apostolique porta les ordinaires de Mexico, de Guadalaxara, de Qiiatimala à recueillir les dépositions des témoins et à ouvrir des procès sur la vie , sur la mort , sur les circonstances qui la précédèrent et la suivirent. La commission d'introduction de la cause fut signée par Clément XIV en 1769. Les décrets du 5 avril 1775 et du 4 mai 1796 déclarèrent que rien u'était censurable dans les écrits. Le premier examen des vertus eut lieu le 1" décembre 1796. La congrégation préparatoire se lint le 50 janvier 1798. Tous les cardinaux consulteurs qui y prirent part étant morts en 1833 , le Pape permit de renouveler cette congrégation préparatoire qui eut lieu le 5 février 1855. Enfin , la congrégation générale se tint le 27 avril 1850 , en présence du Pape , et l'héroicité des vertus lut décrétée le 31 juillet de la même année. Toi3ou'i)eu?

31° Le vénérable Philippe de Velletri, fi'anciscain de l'Observance. Les vertus héroïques ont été décrétées le 2-i mars 1855. Jeune encore, il vendit tout ce qu'il possédait , et il le distribua aux pauvres. 11 se relira ensuite dans les maisons les plus rigides de l'ordre de saint François. Il mourut à la fin de 1754. Les questions relatives aux écrits et opuscules ayant été décidées favorablement, on passa à l'examen des vertus. La première congrégation se tint le 7 juin 1819. La congrégation préparatoire eut lieu le 12 janvier 1850. Enfin, la congrégation générale se tint le 12 janvier 1855 devant Grégoire XVI, qui prononça le décret des vertus héroïques le dimanche de la Passion de la mèn'.e année. 1 .eio^ns-il li;

.52° Le vénérable Lrâ/)o7ff Tfe Ga/c/V?s, franciscain de l'Observance. Les procès tant apostoliques qu'ordinaires ont été déclarés valides par "»n décret du 16 avril 1851. La commission de l'introduction de la cause -'fut signée le 2 août 1825, après les procès de l'ordinaire touchant la -réputation de sainteté en général, et après une dispense du non-laps des dix ans. La sentence du juge délégué par l'archevêque de Spolète sur le non-culte ou sur l'observation des décrets d'Urbain VIII, fut confirmée 4e 6 mai 1826. La S. C. déclara le 26 mars 1828 qu'il constait de la

validité du procès fait à Spolète par autorité apostolique sur la réputation de sainteté, sur les vertus et sur les miracles en général.

55° Le vénérable lUjoUn de Snmmnripa , laïque de l'ordre des Mineins Ohservantias ; le procès apostolique sur la réputation de sainteté en général a été déclaré valide par un décret du 23 septembre 1857. C'est en 1793 que la S. C. donna les lettres remissoriales pour dresser cette enquête, qui fut faite dans les diocèses de Fossano et de Saluées. Le procès fut ouvert en 1797, sans que 'les circonstances permissent de statuer sur sa validité. ' ' --i

'34* 'Lé vénérable Bénigne de Cunéo , prétre-profès de l'ordre des Mineurs Observantins de saint François. Un silence perpétuel fut d'abord imposé à cette cause par suite de la combustion de quelques lettres. Toutefois la S. (ï. déclara le 3 février 1829 non obstare combiiUionein quomiuus procedi possit ad nlteriora. La validité du procès apostolique fait dans le diocèse de Montréal sur la réputation de sainteté en général fut décrétée le 18 juillet 1829. Enfin, le 12 mars 1856, on a approuvé' comme valides les procès tant apostoliques qu'ordinaires, ainsi que l'examen des témoins, et la légitimité des droits produits.

55° Le vénérable François de Chisone, franciscain. La commission d'introduction de la cause a été signée le 27 juillet 18i8.

(La suite à un prochain numéro.) .

QUESTIONS CANONIQUES

Page 1