‹ Correspondance de Rubens et documents épistolaires concernant sa vie et ses œuvresChapitre 12 sur 104 · LE ROI CHARLES I AU COMTE DE HOLLAXD · texte numérisé non relu

LE ROI CHARLES I AU COMTE DE HOLLAXD

Holland.

Celle-ci est uniquement pour vous prier de dire à M. de Ville que s'il ne consent pas à aller dans mon navire à Dunkerque, quoique cela puisse retarder son voyage de quelques heures, je me plaindrai de lui à Rosabella, car s'il ne va pas par mon vaisseau, ou bien le voyage de Rubens sera retardé, ou bien je serai exposé aux justes censures de ceux qui ne sont pas partisans de ce traité. Sur ce, je vais me coucher et reste

Votre bon et constant ami Charles Roi.

COMMENTAIRE

La lettre est sans date et entièrement de la main du roi. Elle est adressée au Comte de Holland, Henry Rich. Celui-ci était le second fils de Robert, Comte de Warwick. Il fut créé baron de Kensington le 3 mars 1622 et fut envoyé par Jacques I en Espagne, en i623, quand le prince Charles y était allé demander la main de l'Infante. En 1624, il fut envoyé en France pour y négocier le mariage du prince Charles avec la princesse Henriette. Il fut créé Comte de Holland en 1624, fut envoyé à La Haye le i5 octobre i625 conjointement avec le Duc de Buckingham. Durant le règne de Charles I, il fut attaché à la Cour du roi; il fut décapité, en 164g, par les parlementaires.

Le marquis de Ville avait été envoyé par le duc de Lorraine pour exhorter le roi d'Angleterre à faire la paix avec Philippe IV. En retournant dans son pays, il passa par Bruxelles et y fut reçu par l'Infante à laquelle il rapporta ce que Charles I lui avait confié. A son tour, l'Infante en informa son neveu. Le roi d'Angleterre, dit le marquis de Ville, lui avait déclaré que s'il s'était arrangé avec la France, c'était pour des raisons de grand poids; que, ne recevant pas de réponse d'Espagne, il avait cru qu'on n'y faisait point état des dispositions manifestées par ses ministres. Il l'avait assuré qu'il désirait la paix avec le roi catholique, et que non seulement il la ferait, mais qu'il était prêt à former avec l'Espagne une ligue défensive et offensive, si on lui donnait satisfaction en ce qui concernait le palatin ; que de plus il interposerait ses bons offices, afin que le roi de Danemark et les Provinces-Unies fussent compris dans cette paix. Il avait ajouté que les choses venant à s'accommoder ainsi, il chercherait

un prétexte pour rompre son traité avec la France : au cas contraire, il niai 1629.

s'entendrait avec la France pour le rétablissement du palatin dans ses Etats, (i)

DLXXXVII LE ROI CHARLES I A JOHN MENNES. 30 mai 1629.

Charles K.

Whereas the Marquis de Ville hath bene employed hether unto us by our Cosen the Duke of Lorrayne about affayres of speciall importance & being novv to returne back to the Duke his master & to passe through Flanders, O'' Will & Pleasure is in regard of the danger to which the seas are subject that you waft him over to Dunkerke where or at the fort of Mardyke you are to see him safely landed with his company and baggage according as you shall judge most convenient for your ship w^*' having performed you are then to attend the coming out of that port of such a person as the bearer hereof shall bring unto you and him to conduct into this o^ kingdome w**" such servants & baggage as shall belong unto him with ail convenient speede. And for so doing this shalbe yo^ warrant. Given und^ our signet at o"^ mano"^ of Greenwich the 20*'' day of May in the fifth yeare of our raigne.

To o^ trusty & welbeloved

John Mince Esquire Captayne

of o"" ship the Adventure.

Communiqué par XoÊL Sainsbury.

TRADUCTION

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