MORISOT A RUBENS
Je vous envoie sous une forme plus correcte mon poème, illustré par votre nom, pourque vous sachiez que je suis devenu un grand précepteur par affection pour vous et que j'ai exécuté les ordres que cet amour m'a dictés. Si vous avez quelque chose d'autre à m'ordonner vous me trouverez toujours prêt à obéir. Puissent mes vers être dignes de vos peintures. Mais les arts affaiblis par le grand âge ne trouvent plus d'hommes qui en les cultivant méritent l'éternité. Seule la peinture illustre Rubens dont le pinceau produit des merveilles; elle se glorifie des dons de votre esprit et de la renommée de votre pinceau qui reproduit tout.
Paris, le i3 septembre 1628.