‹ Correspondance de Rubens et documents épistolaires concernant sa vie et ses œuvresChapitre 37 sur 104 · DEL COXDE DUQUE EX MADRID A 28 DE OCTUBRE DE · texte numérisé non relu

DEL COXDE DUQUE EX MADRID A 28 DE OCTUBRE DE

Senor.

Con el Conde Duque de san lucar se juntaron en su aposento, el Conde de Onate, el Marques de Gelbes, Don Juan de Villela y el Marques de Leganes, y vieron las cartas inclusas, una de la Seftora Infante Dofia Isabel y las demas de Pedro Pablo Rubens, que todas tratan de la venida de Don Francisco Cotinton a Espana y de la yda de Don Carlos Coloma a Inglaterra y sobre los puntos contenidos en ellas se yoto como signe.

El Conde Duque de San lucar con quien se conforme la Junta, que le parece que a Don Francisco Cotinton se le prevenga casa, como ya V. M. lo tiene resuelto y que se le aderezen un par de aposentos y que en esto no se pierda tiempo, pues se puede créer que haura llegado ya o llegara presto à lisboa.

Que se de orden para que puedan entrar los navios que trae y las mercadurias que vinieren en ellos sin molestarles pagando los derechos à vuestra magestad acostumbrados.

Que se envien al marques de Aytona 6 a Jaques Bruneau copia de las cartas de Pedro Pablo Rubens con orden que de lo que contienen den quenta al Emperador y al duque de Baviera para que tengan entendido lo que

contienen y la brevedad con que aqui se espéra a Cotinton reforzando la 28 octobre 1629.

orden para que envien perzona a esta corte que se halle présente al tratado

supuesto que el fin principal del Rey de Inglaterra es que se restituya al

Palatine sus estados y que es bien y conveniente asentar una paz gênerai

6 hacer una guerra comun asegurando al duque de Baviera que vuestra

magestad no ha dado ni da crédite a lo que en estos avisos se dice del

acerca de las plâticas que trae con Francia y la mucha confianza que se

tiene de su persona y que el haber vuestra magestad mandado que se le den

estas noticias no es por mas de decirle que asi como aqui no se da crédite

a estas cosas no lo de el duque a lo que le dicen de aca.

Que tambien es conveniente dar noticia destas cartas al embajador de Alemania diciéndole lo mismo y que ha mandado vuestra magestad que se communique a Baviera.

Que se escriba à S. A. que parta don Carlos en sabiendo que lo ha hecho Cotington y que a Don Carlos se le advierta de à entender el buen ânimo con que vuestra magestad esta de asentar una paz firme con aquel Rey sin ofrecer de parte de vuestra magestad cosa ninguna en las materias del Palatino y que en esta parte hoiga lo que le digeren y sin desconfialles como de suyo les ponga dificultades de parte del Emperador, y del duque de Baviera y que caso que Francisco Cotinton no traiga poderes amplios procurre que se le envien para quanto puede ocurrir en el negocio tratado y no tratado.

Que sera bien proveer a Don Carlos de hasta 8000 ducados para los gastos de la embaxada y que por el consejo de estado se le senale sueldo y alguna ayuda de costa.

Que a Rubens le responda el conde duque dândole gracias del cuidado conque aviza de quanto se ofrece y aprobândole el acierto con que ha procedido.

Vuestra magestad mandara lo que mas fuere servido. En Madrid à 28 de Octubre 1629.

Va con solo mi seftal por mas brevedad.

Archivo gênerai de Simancas. Secretaria de Estado. Leg. 2519.

28 octobre 1629. TRADUCTION.

RAPPORT AU ROI SUR LA JUNTE DU 28 OCTOBRE 1629 TENUE DANS LA MAISON DU COMTE-DUC A MADRID.

Sire.

Avec le Comte-duc de San Lucar se sont assemblés dans sa maison le Comte de Onate, le marquis de Gelbes, don Juan de Villela et le marquis de Léganès. Ils ont pris connaissance des lettres ci-jointes, Tune de la Sérénissime Infante Dona Isabelle et les autres de Pierre-Paul Rubens, qui toutes traitent de Tarrivée en Espagne de Sir Francis Cottington et du départ de don Carlos Coloma pour l'Angleterre et sur les points qu'elles contiennent les décisions suivantes ont été prises :

Le Comte-duc de San Lucar, à l'opinion duquel se rallie la junte, est d'avis qu'il faut préparer un logis à Sir Francis Cottington, comme déjà Votre Majesté l'a décidé, et y garnir une couple de chambres le plus tôt possible, puisque l'on peut croire qu'il est déjà arrivé ou arrivera bientôt à Lisbonne.

Que l'on donne ordre que ses navires puissent entrer ainsi que les marchandises, dont ils sont chargés, sans être importunés, à condition qu'ils paient à Votre Majesté les droits ordinaires.

Que l'on envoie au marquis d'Aytona ou à Jacques Bruneau copie des lettres de Pierre-Paul Rubens avec ordre de rendre compte de leur contenn à l'empereur et au duc de Bavière, pour qu'ils en connaissent le contenu et sachent que Cottington est attendu à bref délai et pour qu'ils insistent sur l'ordre d'envoyer à cette Cour quelqu'un qui soit présent aux négociations, puisque le but principal du roi d'Angleterre est que l'on restitue au comte palatin ses états et qu'il est bon et désirable qu'une paix générale soit conclue ou de faire une guerre commune en assurant au duc de Bavière que Votre Majesté n'a jamais ajouté foi et n'ajoute pas encore foi à ce qui est dit dans ces lettres des pourparlers qu'il entretient avec la France et l'assurant aussi de la grande confiance qu'il inspire et en lui disant que, si Votre Majesté a ordonné qu'on lui transmette ces avis, c'est uniquement pour lui prouver qu'on n'ajoute pas foi à ces choses ni à ce que de là-bas on rapporte ici du duc.

Qu'il convient cependant de donner avis de ces lettres à l'ambassadeur d'Allemagne en lui disant la même chose et en lui faisant savoir que par ordre de Votre Majesté les lettres ont été communiquées au duc de Bavière.

Que l'on écrive à Son Altesse (l'Infante Isabelle) que don Carlos doit

partir dès que Ton saura que Cottington fait de même et que Ton prévienne 28 octobre 1629.

don Carlos qu'il fasse comprendre les bonnes dispositions dans lesquelles Votre

Majesté se trouve pour établir une paix solide avec le roi d'Angleterre, qu'il

se garde d'offrir de la part de Votre Majesté quoique ce soit au sujet du

Comte Palatin et que dans ce point il fasse ce qu'on lui dira et que sans

hésiter il fasse valoir comme siennes les difficultés soulevées par l'empereur et

par le duc de Bavière et que, dans le cas où Francis Cottington ne serait pas

pourvu de pouvoirs suffisants, il tâche de lui en faire envoyer pour tous les

points qui pourront se rencontrer dans cette affaire, qu'elle aboutisse ou non.

Qu'il sera bien de mettre à la disposition de don Carlos une somme pouvant s'élever à 8000 ducats pour couvrir les frais de l'ambassade et que le Conseil d'Etat lui assigne des honoraires et un subside pour supporter les frais.

Quant à Rubens, que le Comte-duc lui réponde en le remerciant du soin avec lequel il Ta avisé de tout ce qui s'est passé et en approuvant la prudence avec laquelle il a agi.

Votre Majesté ordonnera ce qui lui plaira.

Madrid, le 28 octobre 1629.

Signé par moi seul pour gagner du temps.

Conformément à la résolution de la junte, Philippe IV ordonna le jour même au Comte-duc de remercier Rubens au nom de Sa Majesté. La lettre suivante, adressée à Olivarez, en fait foi.

DCXXXIX

DON JUAN DE VILLELA AU COMTE-DUC DE SAN LUCAR. 30 octobre 1629.

S. M. ha resuelto, en consulta de 28 de Otubre, que V. Ex.* responda a las cartas que ha escrito a V. Ex.* Pedro Pablo Rubens desde los 24 de Agosto hasta los 21 de Septiembre en las materias de Inglaterra, dândole V. Ex* gracias de parte de S. M. de su celo y del cuydado y atencion con que avisa y advierte de todo quanto se le ofreze en la materia, y encargândole lo continue hasta llegar alli Don Carlos Coloma. Dios guarde, etc.

Archivo gênerai de Simancas. Secretaria de Estado. Legajo 2236, fol. 208 ?°. Publié par G. Cruzada Villaamil, op. cit. p. 262.

3o octobre 1629. TRADUCTION.

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