‹ Correspondance de Rubens et documents épistolaires concernant sa vie et ses œuvresChapitre 68 sur 104 · DIPLOME DE CHEVALIER DÉLIVRÉ A RUBENS PAR CHARLES I · texte numérisé non relu

DIPLOME DE CHEVALIER DÉLIVRÉ A RUBENS PAR CHARLES I

Charles, par la grâce de Dieu roi de la Grande-Bretagne, de France et d'Irlande, défenseur de la foi, etc. A tous ceux, Rois^ Princes, Ducs, Marquis, Comtes, Barons, Grands, Seigneurs et Nobles, qui verront ces présentes lettres. Salut. Comme notre nature n'a rien de meilleur que de vouloir, et notre, fortune rien de plus grand que de pouvoir dignement récompenser la vertu et comme nous savons que nous avons été élevé si haut en dignité par la Grâce Divine, afin que les bons sachent qu'ils possèdent, après Dieu, un rémunérateur public des mérites humains, nous avons choisi, dans le nombre des bons, Pierre-Paul Rubens, issu de la ville d'Anvers, secrétaire du sérénissime roi d'Espagne, Philippe, et membre de son conseil privé en Flandre, gentilhomme de la cour de la sérénissime Infante Isabelle-Claire-Eugénie, lequel nous est particulièremeat cher, non seulement par son affection et ses mérites envers nous et nos sujets, mais plus encore parce qu'il s'est rendu recommandable à notre cour par son insigne fidélité au Roi son maître, par la sagesse et par les connaissances pratiques qui rehaussent si éminemment la noblesse de son esprit et la gloire de sa race; comme, en outre, nous prenonâ en considération l'intégrité et l'intelligence qu'il a montrées en s'employant à la paix récemment conclue entre nous et le roi son maître. Nous avons, en souvenir des bonnes qualités dont il a fait preuve et de notre affection spéciale, ajouté à la noblesse de famille dudit Pierre-Paul Rubens, la dignité de chevalier de l'Eperon d'or, et lui avons librement conféré ce grade qu'il méritait, et fait présent de l'épée avec laquelle nous l'avons affilié à l'ordre, et afin qu'il reste à ses descendants une preuve évidente de notre faveur, nous avons, après mûre délibération, avec connaissance de cause et selon la plénitude de notre pouvoir royal, ajouté au blason dudit Pierre-Paul Rubens une augmentation d'armes prise dans notre blason royal, à savoir un canton de gueules au lion d'or, tel qu'il se trouve plus clairement dépeint en marge des présentes lettres ; voulant et confirmant que ledit Pierre-Paul Rubens et ses héritiers mâles légitimes, puissent porter et employer à perpétuité ladite augmentation d'armes en leur blason, ne doutant pas que toutes ces choses et chacune d'elles en particulier ne soient agréables au sérénissime roi d'Espagne et à la sérénissime archiduchesse d'Autriche. En foi de quoi nous avons fait dresser ces lettres patentes. Ainsi fait en notre palais de Westminster, le quinzième jour du mois de décembre, l'an mil six cent trente après la salutaire délivrance de la Vierge, de notre règne le sixième. Charles R.

x5 décembre i63o. COMMENTAIRE.

Alphonse Wauters a soulevé des doutes graves sur Tauthenticité de cet acte, (i) Les rois d'Angleterre ne prirent le titre de roi de la Grande-Bretagne qu'en 1707, après l'union des deux monarchies, l'Angleterre et l'Ecosse, jusque là* complètement distinctes ; le diplôme cite inexactement les titres de Rubens et emploie des formules inusitées dans les chancelleries anglaises. Le diplôme étant daté du i5 décembre i63o style anglais, devrait être transféré au 25 décembre de notre style. Notons que Rubens figure sur la liste des chevaliers créés par Charles I le 21 février i63o. (Voir plus haut p. 275). Il est, on ne peut plus, improbable que son diplôme ne lui aurait été délivré que dix mois plus tard.

DCXCIV

décembre i63o. DE VRIES A PEIRESC.

M^ J'ay à la fin trouvé la commodité de faire le pourtraict de Mons** le Card. Bagny, je Tallay trouver peu de temps après son arrivée pour luy proposer vostre désir à quoy il s'accorda tout aussy tost et comme quelqu'un luy parla du lieu où nous le ferions, il respondit qu'il me viendroit trouver à cause de mon jour et de façon que je n avois nulle difficulté de le luy persuader. Il ne manqua point de me venir veoir au matin assigné et je Tay tellement peint que luy et les siens en ont resté fort satisfaicts. J'ay grand désir d'avoir de vos nouvelles, et attendray sur ceste présente l'honneur de vos commandemens. Je mettray le pourtraict de M'' le Card^ de Bagny entre les mains de Monsieur du Puy pour le vous faire tenir tout aussy tost que je l'auray achevé d'habiller.

Je croy que vous avez sceu comme M"^ Rubens s'est remarié avec une fille (dit-on) de dix et sept ans. Je me recommande mille et mille fois à vos bonnes grâces et demeure à jamais

Monsieur

Votre très humble

et très affectionné serviteur

De Vris.

il) Alph. Wauters. P. P. Rubens. (L'Art 1877. T. III, p. 206.)

Bibliothèque nationale de Paris. Recueil des lettres originales adressées à Peiresc. décembre i65o. Mss. français n° 9542, tome VIII du Recueil, f® 79. La lettre ne porte point de date, mais le mariage de Rubens ayant eu lieu le 6 décembre i63o ; c'est peu de jours après qu'elle doit avoir été écrite.

Publié par M. Ch» Ruelens dans le Bulletin Rubens I, p. 188.

DCXCV

COPIE D'UNE CONSULTE DU CONSEIL D'ÉTAT 21 décembre i63o.

PROPOSANT UN TITULAIRE COMME AMBASSADEUR ORDINAIRE ET RÉSIDENT EN ANGLETERRE.

Se^r.

El Secretario Andrés de Rocas, con ôrden del Conde-Duque ha dicho en el Conssejo que V. M. manda se le propongan personas para la Embaxada ordinaria de Inglaterra, y por haver de pasar luego â Flandes D. Carlos Coloma y ser posible que no pueda partir tan presto el Embaxador que V. M. Dombrare, ha dado â entender el Conde-Duque que V, M. se sirvirâ de que tambien el Conssejo diga si entre tanto séria bien imbiar alli un Résidente, y haze memoria para esta ocupacion del Secretario Juan de Necolalde, Pedro Pablo Rubens y de Juan Baptista Wanmale, para que el Conssejo diga a V. M. lo que se le ofFrece sobre todo; y haviéndose conferido, se proponen â V. M. las personas siguientes, sin gradar por el lugar ninguna délias.

El Conde Ofiate â D. Christôbal de Venabente, don Manuel Pimentel, el Marqués de Oropesa, y tendria el Conde por lo mejor, que el que V. M. nombrare partiese luego sin que fuese necessario nombrar résidente ; mas por si acasso no pudiere partir tan presto y V. M. fuere servido de resolver que entre tanto vaya résidente, propone a Juan de Necolalde y â Juan Baptista Wanmale, y tubiera por muy apropôsito la persona de Pedro Pablo Rubens para la correspondencia por la noticia y introduccion que tiene en aquella corte, mas por ser persona de officia, que en fin es de manifatura y vénal, le pareze segun su dictâmen que tiene algo de dificultad que V. M. le mande dar titulo de ministro suyo.

El Marqués de Gelves propone para Embajador :

A D. Fernando de Toledo, serior de Igares.

D. Christôbal de Venabente, Conde de Onate y Villamediana.

21 décembre i63o. Y para Résidente :

Al Secretario Juan de Necolalde.

Pedro Pablo Rubens.

Juan Baptista Wanmale.

El Padre confesor propone para la Embajada :

Al Marqués de Oropesa.

Al Marqués de Manzera.

Conde de Oftate y Villamediana.

Y para Résidente :

Al Secretario de Juan de Necolalde.

Pedro Paulo Rubens.

Juan Baptista Wanmale.

El marques de Flores propone para la Embajada :

Al Conde de Onate y Villamediana.

A D. Manuel Pimentel.

A D. Christôbal de Venavente.

Y para Résidente :

Al secretario Juan de Necolalde y al secretario de la Embajada que oy es de D. Carlos Coloma.

El conde de Castrillo propone :

A. D. Christôbal de Venabente.

Al Marqués de Oropesa y al Marqués de Castafleda, aunque esta nombrado para la Embajada de Francia, por vèrle aqui desocupado y con poca comodidad, y parécele que en el estado présente podria tener inconveniente sacar de aquel puesto al Marqués de Miravel, y ser necessaria muchos dias su assistencia alli, en que el Marqués de Castafteda vendria a padecer lo que se vee. Parécele que se podria escusar imbiar résidente a Inglaterra dejando D. Carlos Coloma en aquella negociacion â su secretario entre tanto que se despacha el Embajadbr y que huviere de yr, porque quedarâ con todas las noticias de aquella Corte y con mayor introducion en ella, y se escusarâ con esto el acrecentar sueldo y la ayuda de costa que se havrâ de dar al que huviere de yr y graduar un ministro mas para ocupacion que parece ha de durât poco, fuera de que quedando acâ por înterin el secretario de D. Francisco Cotinton es mas iguàl que quéde alU el de D. Carlos Coloma sin acrecentar puesto ni gasto.

El Padre confesor volviô â hablar y se conforma en esta parte del Résidente con el conde de Castrillo.

El Conde de Castrillo, al seftalar esta conssulta dijo : que si por estar nombrado para Francia el Marqués de Castafteda no se huviere de hazar novedad, propone en su lugar al Conde de Umanes.

V. M. mandarâ lo que mas fuere servido. En Madrid a 21 de Diziembre 2 1 décembre i63o. de i63o. — Hay cinco rûbricas.

(Decreto.) El Marqués de Castafieda tiene Embaxada igual a la de Ingalaterra, y procediô muy bien en Génoba, y se le hizo sinrazon en sacarle de aquella Embaxada como se le sac6 solo por satisfazer â la Repûblica, y asi pareze que miéntras el de Mirabel estuviese en Francia harâ bien esta Embaxada, y aunque no se ha de publicar que se le da en el intérim, vos, el secretario Rocas, sin leerlo en el Consejo, le direis a él esto en secreto, pefo que fio que me servira tambien allî y que se harâ tanto lugar con aquel "Rey y sus ministros cabidos, que me merezerâ muchas mercedes allî, y sacarle â otros mayores puestos : y para résidente nombro â Juan de Nicolalde y D. Luys Felippe parta précisa é indispensablemente en estas fiestas, y estrano mucho que haviéndome ese consejo mismo consultado por tan neceâatio el criar espaftoles para cabezas militares, y calificâdome para esto â D, Manuel Pimentel, y yo por este respecto héchole merced del castillo de Amberes, y mandâdole que vaya â Flandes el mismo consejo, oy totalmente le tuerze el camino consultândolo para Embaxàdor ordinario de Ingalaterra, y asi sera bien que el consejo me diga si ha sabido alguna cosa por donde D. Manuel no convenga que siga lo militar.

Archives de Simancas. Estado : Leg. 25i9 f. IT2. Publié par G. Cruzada Villaamil, op. cit. p. 267.

TRADUCTION

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