V. M. ordonnera ce qui lui plaira le mieux
Madrid le .... mai i63i.
Il y une signature.
Décret royal. Qu'il soit fait suivant cette décision et que Necolalde passe en Angleterre et qu'on lui accorde ce qu'il désire.
Il y a une signature.
COMMENTAIRE
Par le présent document, nous apprenons qu'après son retour de Londres Rubens continua à entretenir une correspondance politique avec le gouvernement espagnol à laquelle on attachait de l'intérêt à Madrid. Le Conseil d'État insiste encore pour que Necololalde parte pour Londres ; il ne parle plus de faire partir Rubens, quoique le roi eût enjoint à l'Infante, par sa lettre du 6 avril i63i, de le faire partir incontinent et quoique dans l'entourage du roi on ne doutât pas que le peintre se rendrait à Londres en même temps que Necolalde. Un mois plus tard, on croyait encore à la Cour de Bruxelles qu'il ferait le voyage. Le 23 juin i63i, Gerbier écrivit à Dorchester : a Je croy que Monsieur Rubens fera le voyage d'Engleterre et qu'il vera en ce quy est de la science particulière que les uns ont faict et que les aultres sont encore à commencer. La première œuvre que je feray sera de le mettre au souvenir de Poeteus et Ann et de mettre le tiltre. » (Londres, Public Record Office. Foreign State Papers Flanders Sy.)
DCCV
2ojuini63i. BALTHASAR MORETUS A MATTHIEU MAIRHOFER.
MATTHI^ MAIRHOFER MONACHII.
R^' in Christo Pater.
Libium vestrum contra Atheos rectè accepi, uni cum frontispicio in aes inciso : quod haud satis probo, cum to irâpepyov tantum spatii occupet
ut T^ gfyyip vix locus Fclinquatur. Tituli ipsius verba, grandiusculis excusa 2ojuini63i. litteris, ac decorè disposita, eminere haud minus quàm imagiuncula debent ; et proinde refingi frontispicium, et denuo incidi, ut décorum observetur. Caeterùm opus ipsum laudo, et utile ac gratum fore haud dififido....
Antverpiae, in ofificinâ Plantinianâ 20 Junii i63i.
Archives du Musée Plantin-Moretus. Copie de lettres latines i628-i633, p. 2o3,
TRADUCTION
BALTHASAR MORETUS A MATTHIEU MAIRHOFER A MUNICH,
Révérend Père.
J'ai reçu votre livre contre les Athées en même temps que le frontispice gravé sur cuivre. Celui-ci n'est pas entièrement à mon goût parce que les accessoires occupent tant d'espace que le principal y trouve à peine de la place. Les lettres du titre, assez grandes et bien disposées, doivent ressortir autant que les ornements ; la planche doit donc être gravée de nouveau pour que cette règle soit observée. Pour le reste le livre me plaît bien et je suis sûr qu'il sera utile et bien reçu....
Anvers, dans l'Officine Plantinienne, le 20 juin i63i.
COMMENTAIRE
L'auteur auquel cette lettre est adressée est le père Jésuite Mathias Mayrhofer ou Meirhofer, professeur de théologie à Ingolstadt et recteur à Dillingen. Il écrivit plusieurs livres de théologie ; parmi ceux qui sont mentionés, nous n'en trouvons point qui corresponde à celui dont parle Moretus et qui était dirigé contre les Athées. Il n'est pas certain non plus qu'il fût imprimé. En tout cas, il ne sortit point des presses plantiniennes. Nous donnons la présente lettre parce qu'elle sert d'éclaircissement à celle du 18 juillet suivant, qui traite du même sujet et où le nom de Rubens est mentionné.
DCCVI 2ojuini63i. RUBENS A FABRICE VALGUARNERA.
Molto Ilh signor mio oss"^.
Mi maraviglio che V. S. non mi habbia dato risposta toccante il soggietto e misure del quadro chio sono obligato di fargli de mia mano propria. lo mi ritrovo una adoracione delli magi di sette a otto piedi d altezza di forma quasi quadrata che non è finita di tuto punto e potria servire sopra Taltare di qualque capella privata et ancora per adornar la cheminea di un salon grande. Perciô desidero saper di V. S. se ella agradirebbe un tal soggietto pregandola mi faccia sapere la sua inclinacione liberamente con sicurta e chio son disposto per servirla conforme ad ogni suo gusto e secondo lobligo chio tengo a V. S. alla quale mi raccomando.
Anversa il 20 di Junio i63i.
De V. S. molto Illustre servitore afifectionatissimo
PlETRO PaUOLO RuBENS.
Scrivo questa a caso non sapendo s'ella si trova a Napoli o a Palermo o in altra parte pur spero ch ella havra buon ricapito sapendo che ghentilhuomini pari suoi sono conosciuti da per tutto.
Lettre publiée dans le Bulletin Rubens^ Tome III, p. 214, par A. Bertolotti, qui l'avait trouvée dans TArchivio di Stato de Rome.