‹ Correspondance de Rubens et documents épistolaires concernant sa vie et ses œuvresChapitre 79 sur 104 · TENDANT A OBTENIR LE TITRE DE CHEVALIER · texte numérisé non relu

TENDANT A OBTENIR LE TITRE DE CHEVALIER

Sire^

Paul Rubens, secrétaire de Votre Majesté en son conseil privé aux Pays- Bas, représente qu'il Ta servie, avec toute fidélité et satisfaction, dans les affaires qui sont connues à elle et à ses ministres. Désirant continuer à le faire avec plus de lustre et d'autorité dans les occasions qui pourront s'offrir, il supplie Votre Majesté de l'honorer du titre de chevalier.

La sérénissime infante recommande cette requête à Votre Majesté avec beaucoup d'instance, en faisant valoir les services du suppliant. Votre Majesté le connaît ; elle a pu apprécier son mérite ; elle sait combien il est éminent dans sa profession. Par ce motif et en considération aussi des services qu'il a rendus en des affaires importantes et de ce qu'il est déjà revêtu de la charge de secrétaire de Votre Majesté, l'octroi de la grâce qu'il sollicite ne pourra tirer à conséquence pour d'autres artistes. L'empereur Charles-Quint fit Titien chevalier de Saint-Jacques. Il paraît donc au Conseil que Votre Majesté pourrait accorder au suppliant le titre de chevalier qu'il demande.

Madrid, i6 juillet i63i.

Apostille du Roi : Que cela se fasse.

COMMENTAIRE

Le roi accueillit favorablement la demande de Rubens. Il lui accorda le titre de chevalier. Le diplôme fut délivré le 20 août i63i, nous le publions à cette date

DCCIX

18 juillet i63i. BALTHASAR MORETUS A MATHIEU MAIRHOFER.

R^' in Christo Pater.

Gaudeo nuperâ meâ responsione R. V. satisfactum ac mihi nundum de frontispicij imagine : nam praeter tituli quem requiro splendorem, majorem Sapientiae majestatem desidero : quae in veste muliebri, non virgineâ, apparet. Ego Palladem armatam velim, sed Christianam et divinam, cum scuto fidei : atque ita mecum censet aevi nostri Appelles Rubenius. At vero de totâ imagine deliberabo, an emendari et innovari haec possit ; an novam omnino incidi oporteat, pro Typographiae Plantinianae decoro : idque meis, non R. V. impensis, quae mihi satisfecerit, si operis excusi quam plurima isthic exemplaria divendi curet. Vale R"^® in Christo Pater.

Antverpiae, in officinâ Plantinianâ, i8 Julij i63i.

Archives du Musée Plantin-Moretus. Copie des lettres latines 1628- 1633, p. 207.

TRADUCTION

BALTHASAR MORETUS A MATHIEU MAIRHOFER.

Révérend Pire.

J'apprends avec plaisir que ma réponse à votre dernière lettre vous a donné satisfaction ; quant à moi, je ne suis pas encore content de la gravure du frontispice. En effet, outre que je n y trouve pas l'éclat voulu, je voudrais voir la figure de la Sagesse entourée de plus de majesté qu'il ne s'en trouve dans la draperie qui est d'une femme mais non d'une vierge. Je voudrais une Minerve armée, mais une Minerve chrétienne et divine, portant Te bouclier de la foi. C'est là aussi l'avis de Rubens, l'Apelles de notre siècle. Mais j'examinerai toute la planche et verrai si, à cet égard, elle peut être corrigée ou changée, ou bien s'il faut en faire graver une toute nouvelle par respect pour la typographie plantinienne et cela à mes dépens, non aux vôtres. Vous

me donnerez satisfaction en prenant soin de faire vendre le plus grand nombre iSjuiiWM i63i. possible d'exemplaires de Touvrage imprimé.

Je vous salue, Révérend Père en Christ.

Anvers, dans TOfficine plantinienne, le i8 juillet i63i.

COMMENTAIRE, Voir la lettre du 20 juin i63i.

DCCX GERBIER AU SECRÉTAIRE LORD DORCHESTER. 25 juillet i63i.

(EXTRAIT) Monsieur.

Monsieur Rubens n'est pas encore asseuré de son voyage d'Engleterre, ma dict que le tableau de Snyders qu'il a faict paindre pour V. Ex. est achevé, il faudroist que V. E. m'envoyast la mesure des tableaux quelle désire et sur cela je pouray punctuellement respondre et faire sçavoir le pris, et en tout je seray, Monsieur

de V. Ex.

le très humble et très obéissant serviteur B. Gerbip:r.

Bruxelles ce % de Juillet i63i.

Londres. Public Record Office, Foreign State Papers. Flandres Sj. Traduction anglaise dans Noël Sainsbury, op. cit. p. i58.

DCCXI

3ojumeti63i. DON FRANCISCO MONCADA, MARQUIS D'AYTONA

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