‹ Correspondance de Soufflot avec les directeurs des bâtiments concernant la manufacture des Gobelins, 1756-1780Chapitre 14 sur 224 · Marigny a Soufflot · texte numérisé non relu

Marigny a Soufflot

A Versailles, le 21 novembre 1756 (4).

Après avoir examiné, Monsieur, avec attention les recherches que vous avez faites sur le droit de MM. les chanceliers de France et sur celui de MM. les gardes des sceaux, touchant la

(1) Henri-François d'Aguesseau, chancelier de France en 1717, exilé en janvier 1718, rappelé en juin 1720, exilé à nouveau en 1722, encore rappelé par le cardinal Fleury, occupa le poste de chancelliêr jusqu'en 1750. — Marc-René d'Argenson, nommé garde des Sceauxen 1718 en remplacement du chancelier d'Aguesseau exilé, rendit les Sceaux en 1720. M. d'Arménonville de 1722 à 1727, puis M. Chauvelin jusqu'en 1737, remplirent aussi, comme gardes des Sceaux, les fonctions du chancelier d'Aguesseau exilé.

(2) Jules-Robert de Cotte, intendant et ordonnateur général des bâtiments, triennal, mort le 8 septembre 1767, avait été directeur de la manufacture comme contrôleur de Paris de 1735 à 1747, après son père Robert de Cotte qui l'avait été lui-même de 1709 à 1735.

(3) Germain-Louis de Chauvelin ne mourut qu'en 1762. — L'usage des Chancelleries, généralement de six à huit pièces, avait été interrompu de 1731 à 1756.

(4) Lettre publiée par Fenaille, op. cit., vol. II, p. 141.

tenture des Gobelins que M. le chancelier actuel demande, je pense et je suis persuadé que ce n'est point un droit inhérent à la place, mais bien une grâce personnelle que le Roi a bien voulu faire à ses prédécesseurs, lorsque Sa Majesté leur a accordé une tenture des Gobelins. Dans cet état je représenterai au Roi la demande de M. de Lamoignon (I), et après que j'aurai pris les ordres du Roi à cet égard, je vous enverrai les miens.

Archives Nationales, O1 2044.

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