‹ Correspondance de Soufflot avec les directeurs des bâtiments concernant la manufacture des Gobelins, 1756-1780Chapitre 15 sur 224 · SOUFFLOT A MAR1GNY · texte numérisé non relu

SOUFFLOT A MAR1GNY

8 février 1757.

Monsieur, je vous renvoie un placet du nommé Métayer, qui depuis quelques années travaille à la basse lisse sous M. Neilson ; c'est un sujet dont on est content, et. qui travaille avec assiduité en qualité d'externe (2).

Les derniers apprentis ont encore deux ans à faire quoique leurs quatre années de paye soient expirées ; mais lorsque vous voudrez faire une promotion nouvelle, le suppliant serait bien dans le cas de mériter la grâce qu'il vous demande', pourvu que ce ne fût pas au préjudice des fils d'ouvriers qui vous la demanderaient aussi ; car je pense, Monsieur, que ceux-ci doivent mériter la préférence, et que c'est un petit avantage sur lequel ils ont plus de droit que les étrangers, quand leurs enfants ont quelques talents et se conduisent bien.

11 est venu ce matin chez moi un homme qui depuis long-

(1) Guillaume II de Lamoignon, chancelier après d'Aguesseau, en 1750, exilé en 1763, ne donna sa démission qu'en 1768.

(2) Réponse de Marigny du 16 février 1757 : « J'ai fait inscrire Métayer sur la liste des premiers apprentis à nommer, et il aura une place immédiatement après les enfants de la manufacture.

temps est piqueur des bâtiments sous M. L'Ecuyer ; il a eu l'honneur de vous présenter, à ce qu'il m'a dit, un placet pour que son fils obtint de vous la grâce d'être apprenti peintre aux Gobelins ; il imaginait que dans cet état on était logé, nourri et enseigné : je lui ai expliqué que dans l'ordre ordinaire il n'était question 'que de deux cent cinquante livres payables en quatre années ; je ne sais pas si à ce compte il insistera.

Archives Nationales, O1 1546.

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