‹ Correspondance de Soufflot avec les directeurs des bâtiments concernant la manufacture des Gobelins, 1756-1780Chapitre 201 sur 224 · Soufflot a d'Angiviller · texte numérisé non relu

Soufflot a d'Angiviller

Paris, ce 4 mai 1775.

Monsieur, j'ai reçu après midi une lettre de M. le lieutenant de police par laquelle il me marquait quelque inquiétude sur

(1) Note en tête de la main de Montucla : « Le jeune homme s'en é ant rendu indigne par sa conduite, tant pis pour lui. »

les ouvriers des Gobelins pour demain. J'ai tout de suite envoyé des ordres aux Gobelins et à la Savonnerie pour qu on ait soin de les retenir au travail toute la journée, et cela se fera selon les réponses que j'ai eues ; j'ai été ensuite trouver M. le lieutenant de police et lui ai fait part des précautions que j'avais prises ; je l'ai prié aussi, Monsieur, de faire veiller par quelques-uns de ses préposés aux travaux de l'Etoile où nous avonsprès de 200 ouvriers, quoique j'eusse déjà prévenu le matin le sieur Gileron (1) de s'occuper demain de ce soin. J'ai l'honneur, Monsieur, de vous faire part de ces différentes précautions par lesquelles je pense être entré dans vos vues en faisant pour le mieux dans les circonstances actuelles (2).

Archives Nationales, O1 2047.

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