‹ Correspondance de Soufflot avec les directeurs des bâtiments concernant la manufacture des Gobelins, 1756-1780Chapitre 210 sur 224 · SûUFFLOT A DE MoNTUCLA · texte numérisé non relu

SûUFFLOT A DE MoNTUCLA

Paris, le 3 février 1776.

En conséquence, Monsieur, de la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire cesjours-ci, j'ai conféré avec M. Belle sur les logements vacants aux Gobelins et sur les moyens de remplir les vues de M. le Comte ; nous pensons que l'on pourrait donner le logement actuel de Mlle Lanier (2) au

(1) Duruy appartenait à une vieille dynastie de tapissiers flamands que la tradition fait venir des Flandres dès les premières années du xvm' siècle. En septembre 1752, Charles Duruy, tapissier, travaillant dans la maison depuis 33 ans, employé pour faire le paysage chez M. Audran, avait demandé et obtenu une indemnité annuelle de logement de 36 livres. En 1778, Duruy, également de l'atelier d'Audran, touche une gratification de 30 livres par an, également pour indemnité de logement (A. N. O1 2048).

La famille Duruy est restée aux Gobelins sans interruption. Charles Duruy, le père du ministre de l'Instruction Publique, a été chef d'atelier de 1823 à 1850; Victor Duruy naquit et fut élevé dans la manufacture, et le dernier représentant delà famille aux Gobelins a été nommé souschef en 1893. (Guiffrey, Les Gobelins, op. cit.).

(2) Cf. une note de Soufflot à Marigny, du 10 juillet 1772, pour le sieur Lanier des Gobelins : « Le suppliant est bien dans le cas tant par

nommé Paris de l'atelier de M. Aeilson, et à elle celui de la veuve Rousseau qui est plus sain et plus agréable ; et comme les trois ouvriers se trouveront toujours logés, on trouvera également économie de \ 50 livres qui se paient par an pour les nommés Roby et Martin dont l'un succédera à Henry et l'autre à Rançon (1), et tous seront contents. Je vous prie de vous ressouvenir delà petite et raisonnable imposition sur les orfèvres qui gagnent maîtrise gratuitement, et qui soulagera nos ouvriers, si M. le Comte veut bien la décider (2). Je joins ici un certificat d'orfèvre pour la maîtrise.

Archives Nationales, O1 2048.

Page 1